Bruno Chauvierre

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Bruno Chauvierre
Bruno Chauvierre à Wattignies, en 1982.
Bruno Chauvierre à Wattignies, en 1982.
Fonctions
Député du Nord
Groupe politique FN-RN (1986)
NI (1986-1988)
Biographie
Nom de naissance Bruno Chauvierre
Date de naissance (74 ans)
Lieu de naissance Uzay-le-Venon
Nationalité Français
Parti politique RPR (jusqu'en 1985)
FN (1986)
CNIP (1988)
RPR (après 1988)
Profession Maître de conférences

Bruno Chauvierre, est un enseignant universitaire et un homme politique français né le à Uzay-le-Venon (Cher). Il a été député pendant deux ans dans le département du Nord.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Après des études de psychologie à la faculté des lettres et sciences humaines de Lille et une thèse en psychologie intitulée Débilité et théorie de l’intelligence dirigée par René Zazzo, il fait une carrière universitaire à l’université Lille-III, devenant maître de conférences.

Militantisme et carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1976, il adhère au parti social-démocrate (France) et figure sans succès sur la liste menée par Norbert Segard aux élections municipales de Lille de 1977. En 1977, il adhère au RPR et échoue à se faire élire en 1978 contre Pierre Mauroy aux élections législatives, puis se présente sans succès aux élections cantonales de Lille sud-ouest en 1979. Il est nommé secrétaire départemental du RPR et chargé de mission Nord-pas-de Calais en juin 1980.

En 1983, il échoue à nouveau aux élections contre Pierre Mauroy, avec un score de 47,2 %, à l'issue d'une campagne mouvementée, pendant laquelle sa maison de Wattignies est détruite par un incendie criminel et son jeune fils menacé[1] . Il est battu avec un score de 47,2 %, qui reste le meilleur résultat de la droite aux élections municipales de Lille sous la Cinquième République. En 1985, il démissionne du RPR et est élu conseiller général dans le canton de Lille-Sud-Ouest avec 52,91 %.

Aux élections législatives de mars 1986, dans le Nord, il est tête de la liste « Front national-Rassemblement National » et obtient 11,35 % des voix et trois élus. Il siège dans le groupe parlementaire FN, mais il en démissionne le [2], après le refus du groupe parlementaire de voter l'investiture au gouvernement de Jacques Chirac. Il siège alors avec les non-inscrits, est apparenté au groupe RPR.

Proche de Charles Pasqua, certains y voient une tentative, avortée, de priver le FN d'un groupe parlementaire[3]

Lors des élections législatives de juin 1988, il est investi par le CNI mais il obtient moins de 8 % des suffrages exprimés. Après ce revers, il rejoint le RPR, mais se présente en dissidence aux élections législatives de 1997 à Paris (3,68 % des voix)

Mandats politiques[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Les Cahiers de Rémy de Gourmont en collaboration avec Renaud Rosset (1963)
  • Débilité et Théorie de l'intelligence (1974)
  • Réflexions sur les "désordres intellectuels" (1977)
  • Les Déficits intellectuels chez l'enfant (1979)
  • Avec Christian Baeckeroot, Pierre Ceyrac et Jean Durieux (préf. Jean-Marie Le Pen), À droite pour la France, pour le Nord, Paris, Albatros, , 140 p. (SUDOC 001148796).
  • Étude du fonctionnement cognitif dans la lecture et la compréhension de textes (1991)
  • Les socialistes perdent le Nord (1983). Lille, 92 pages, préface de Maurice Schumann.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Base Traitement et exploitation des résultats électoraux du monde.fr
  • « Le Front national vingt ans après — IV. La mémoire des repentis », Le Monde, 9 février 1992
  • « La préparation des élections régionales — Nord : le retour de M. Chauvierre », Le Monde, 18 février 1992
  • Boris Roman, Le Majorat de Pierre Mauroy (1973-1995), mémoire de maîtrise en histoire, sous la direction de Robert Vandenbussche, université de Lille-III-Charles-de-Gaulle, 1999
  • Michel Winock (dir.), Histoire de l'extrême droite en France, éd. du Seuil, coll. « Points », 1994

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ces batailles électorales sanglantes : Lille 1983, l’affrontement Mauroy-Chauvierre », DailyNord, 29 juillet 2013.
  2. « Front national (FN) », france-politique.fr.
  3. "Libération" [1] «Il claque la porte le premier»

Liens externes[modifier | modifier le code]