Bruno Chauvierre

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Bruno Chauvierre
Bruno Chauvierre à Wattignies, en 1982.
Bruno Chauvierre à Wattignies, en 1982.
Fonctions
Député du Nord
Groupe politique FN-RN (1986)
NI (1986-1988)
Biographie
Nom de naissance Bruno Chauvierre
Date de naissance (74 ans)
Lieu de naissance Uzay-le-Venon
Nationalité Français
Parti politique RPR (jusqu'en 1985)
FN (1986)
CNIP (1988)
RPR (après 1988)
Profession Maître de conférences

Bruno Chauvierre, est un homme politique français né le à Uzay-le-Venon (Cher).

Il a dirigé l'UER des techniques de réadaptation de l'université Lille-II.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études de psychologie à la faculté des lettres et sciences humaines de Lille, il est nommé assistant en psychologie de l’enfant en 1968 dans cette même faculté, tout en étant rattaché au laboratoire de l’hôpital Henri Rousselle du professeur René Zazzo sous la direction duquel il soutiendra en 1974 à l’université Paris X Nanterre, une thèse intitulée Débilité et théorie de l’intelligence (mention TB). Il poursuit sa carrière à l’université Lille-III, jusqu’en 2002, successivement comme maître-assistant et maître de conférences.

En 1969, il est élu directeur de l’unité d’enseignement et de recherche des techniques de réadaptation - alors rattachée à l’université littéraire de Lille III – par un conseil d’UER composé d’enseignants et d’étudiants, conformément à la loi d’orientation de l’enseignement supérieur. En 1972 lui est confiée la direction du service de la formation continue et de l’éducation permanente. Il représente le syndicat national de l'enseignement supérieur au bureau directeur de son université. A partir de 1975, il sera nommé dans différentes instances nationales (conseil national des universités et conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche).

En 1976, il adhère au parti social-démocrate (France) et figure sous cette étiquette aux côtés de son ami Maurice Schumann dans une liste menée par le ministre Norbert Segard aux élections municipales de 1977 qui échouera face à Pierre Mauroy.

En 1977, il adhère au RPR et en 1978 met Pierre Mauroy en ballottage (44%) aux élections législatives, puis se présente sans succès aux élections cantonales de Lille sud-ouest en 1979. Il est nommé secrétaire départemental du RPR et chargé de mission Nord-pas-de Calais par Jacques Chirac en juin 1980.

En 1983, il affronte de nouveau Pierre Mauroy aux élections municipales de Lille. Sa campagne est dirigée par Jean-Pierre Raffarin et Maurice Schumann. Il subit l’extrême violence d’une campagne pendant laquelle sa maison est incendiée et obtient pourtant un score de 47,2 %, meilleur résultat de la droite sous la V ème République.

En 1985, il démissionne du RPR, est élu conseiller général dans le canton de Lille-Sud-Ouest avec 52,91% des voix contre Gérard Thieffry, vice-président du Conseil général. Au premier tour il a devancé tous les partis politiques.

En mars 1986, après la décision de François Mitterrand d'introduire la proportionnelle dans les élections législatives, Bruno Chauvierre mène dans le Nord une liste de rassemblement national unissant aussi bien des membres du Front national que des sympathisants du CNI. Cette liste obtiendra aux élections législatives de mars 1986 11,35 % des voix et trois élus. Une fois élu député, Bruno Chauvierre siège à l'Assemblée dans le groupe FN, mais il en démissionne deux mois plus tard, le [1], après le refus du groupe parlementaire de voter l'investiture au gouvernement de Jacques Chirac. Il siège alors avec les non-inscrits, est apparenté au groupe RPR et apporte son parrainage à la candidature de Jacques Chirac aux élections présidentielles de 1988. Rejoint le 9 juillet par Yvon Briant[1], député apparenté FN et membre du CNI, il entend apporter « un appui constructif à l'apparition d'une véritable politique libérale pour la France ».

En juin 1988, investi par le CNI, Bruno Chauvierre tente de retrouver son siège de député dans la circonscription de Pierre Mauroy, mais il obtient moins de 8 % des suffrages exprimés. Après ce revers, il rejoint le RPR, mais se présente en dissidence aux élections législatives de 1997 à Paris.

En liaison avec l’ANPE, il fonde le groupe d’accompagnement vers l’emploi et reclasse avec succès plusieurs milliers de demandeurs d’emploi de la région parisienne. Après la liquidation judiciaire de cette association, il sera mis hors de cause le 24 mars 2015 (Cour d’Appel de Paris. Tribunal de Grande Instance de Paris. Jugement du 24/03/2015. Douzième chambre. No parquet : 05110092087 – question prioritaire de constitutionnalité no G 1490039 par Maître Jean-Yves Le Borgne).


Mandats politiques[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Les Cahiers de Rémy de Gourmont en collaboration avec Renaud Rosset (1963)
  • Débilité et Théorie de l'intelligence (1974)
  • Réflexions sur les "désordres intellectuels" (1977)
  • Les Déficits intellectuels chez l'enfant (1979)
  • Avec Christian Baeckeroot, Pierre Ceyrac et Jean Durieux (préf. Jean-Marie Le Pen), À droite pour la France, pour le Nord, Paris, Albatros, , 140 p. (SUDOC 001148796).
  • Étude du fonctionnement cognitif dans la lecture et la compréhension de textes (1991)
  • Les socialistes perdent le Nord (1983). Lille, 92 pages, préface de Maurice Schumann.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Base Traitement et exploitation des résultats électoraux du monde.fr
  • « Le Front national vingt ans après — IV. La mémoire des repentis », Le Monde, 9 février 1992
  • « La préparation des élections régionales — Nord : le retour de M. Chauvierre », Le Monde, 18 février 1992
  • Boris Roman, Le Majorat de Pierre Mauroy (1973-1995), mémoire de maîtrise en histoire, sous la direction de Robert Vandenbussche, université de Lille-III-Charles-de-Gaulle, 1999
  • Michel Winock (dir.), Histoire de l'extrême droite en France, éd. du Seuil, coll. « Points », 1994

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Front national (FN) », france-politique.fr.

Liens externes[modifier | modifier le code]