Bruno Carette

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Bruno Carette
Description de l'image Defaut.svg.
Naissance
Alger (Algérie)
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 33 ans)
Paris (France)
Profession Acteur
Humoriste
Films notables La Cité de la Peur
Milou en mai

Bruno Carette, né le à Alger et mort le à Paris, est un comédien et humoriste français.

Il a fait partie du groupe comique Les Nuls sur la chaîne de télévision Canal+.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et débuts[modifier | modifier le code]

Bruno Carette nait à Saint-Eugène, près d’Alger. Dans les années 1960, il quitte l’Algérie avec sa famille pour gagner la France, en même temps que toute une génération de pieds-noirs. Il exerce divers petits métiers pour vivre, parmi lesquels animateur au Club Med et démarcheur en assurances. Il intègre même le Big Bazar de Michel Fugain, grâce à son oncle le chanteur Georges Blanès.

Carrière audiovisuelle[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, Bruno Carette fait la connaissance de Chantal Lauby, speakerine à Radio France Côte d’Azur. Ensemble, ils animent, sur la chaine de télévision FR3 Marseille, les émissions Azur Rock, Un petit clip vaut mieux qu’une grande claque, ainsi qu’une émission comique à sketches, Bzzz !. L’originalité de leur ton leur permet d’être vite remarqués par Alain de Greef et Albert Mathieu, les directeurs des programmes de la chaîne Canal+.

Ils vont ensuite faire deux rencontres capitales : Alain Chabat et Dominique Farrugia (Bruno le surnommait Prince de la nuit ou La petite reine du Caucasse dans le JTN). Le quatuor devient alors un groupe d’humoristes : les Nuls.

En 1987, Carette, Chabat et Lauby (Farrugia, scénariste, n'apparait pas encore à l'écran) débutent à Canal + avec la série parodique Objectif Nul, narrant la vie à bord d’un vaisseau spatial, le Libérator. Bruno Carette y interprète Zeitoun, le cuisinier pied-noir. Déjà, le quatuor y impose son humour absurde, où les références télévisuelles et cinématographiques pullulent. Inspirée de Star Trek, la série rencontre un grand succès et remporte en 1987 le 7 d'Or pour la meilleure émission humoristique.

Durant la saison 1987-1988, les Nuls animent, lors de l'émission Nulle part ailleurs, le JTN (le Journal Télévisé Nul). Il s’agit d’une parodie des journaux télévisés français, où les Nuls tournent en dérision l’actualité avec des pastiches, des détournements ou des fausses publicités. Les Nuls y confirment leur sens de la parodie, assez proche de l’esprit des Monty Python, et deviennent les piliers de l’humour à Canal +. Leurs qualités d’écriture, mais aussi d’interprétation, en font le groupe comique français le plus populaire de la fin des années 1980, avec Les Inconnus.

En 1988, il tourne dans son premier film, Sans peur et sans reproche, comédie médiévale proche du café-théâtre de par son humour et sa distribution, avec Gérard Jugnot, Martin Lamotte et Michel Blanc, entre autres. Il interprète une galerie de personnages délirants, notamment le pétomane Misou-Mizou avec des tubes du Top 50.

Avec ses trois acolytes, il participe, dès 1988, à TVN 595, chaîne de télévision fictive, puis à La nuit la plus nuls, en 1989. Enfin, ils animent, dès août 1989, A.B.C.D. Nuls. Cette même année, il décroche son premier et unique grand rôle au cinéma, dans Milou en mai, de Louis Malle, où il incarne un routier obsédé et anticommuniste. Il révèle alors une nouvelle facette de son talent. Sa prestation est accueillie très favorablement par la critique.

Mort[modifier | modifier le code]

En 1989, Bruno Carette tombe malade. Alain Chabat affirme tout d'abord dans un épisode d’A.B.C.D. Nuls : « Nous devons des explications à notre public, Bruno est malade et il ne viendra pas de la semaine ». Puis il déclare dans la presse que son collègue a « contracté un virus en Égypte ». Après deux mois de maladie, l’acteur meurt des suites d’une leucoencéphalopathie multifocale progressive, infection opportuniste causée par le SIDA[1], dans la nuit du vendredi 7 au samedi , à la Pitié-Salpêtrière (Paris 13e). Il devait épouser sa compagne en été 1990. Elle était du voyage en Afrique où il attrapa sa maladie.

Un hommage lui est rendu de la part de ses collègues des Nuls dans le film La Cité de la peur en 1994 : on le voit à la télévision dans le rôle du fameux Misou-Mizou montant les marches du festival de Cannes (séquence enregistrée lors d'un Nulle part ailleurs en direct du festival quelques années auparavant). On peut aussi voir d'autres hommages quand A. Chabat cite le nom de Grimaldi (en référence au rôle que joue Carette dans Milou en mai). Gilles Verlant, ami des Nuls, concocte un livre consacré aux 10 ans des Nuls[2] qui comprend un chapitre hommage à Bruno Carette, mais qui élude le SIDA dans la cause de sa mort, et une cassette VHS, toujours à propos de l'acteur, Bruno Carette avec Les Nuls, sortie en 1997 dans le Canal + magazine.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Publicité[modifier | modifier le code]

  • 1988 : Bruno fait la voix de six spots radio de trente secondes pour les autoradios Philips.

Télévision[modifier | modifier le code]

  • 1988
    • Sébastien c'est fou ! (TF1)
    • Matin Bonheur (A2)
    • Palace (Canal +)
    • Mon Zénith à moi (Canal +)
    • Champs-Élysées (A2) Le JTN s'exporte le temps d'un soir : le public de Michel Drucker est très surpris.
    • Les Grosses Têtes (RTL)
  • 1989
    • Sacrée Soirée (avec Elsa) L’ABCD Nuls s'exporte sur TF1.
    • La Nuit de la Lune (Canal +)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Antoines de Caunes : contre le sida, le virus du rire », Lucas Bretonnier, Le Parisien.fr, 5 décembre 2013.
  2. Gilles Verlant, L'histoire de Les Nuls, Canal +, 1995.