Bruno Bachimont

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Bruno Bachimont
Description de l'image BrunoBachimont.jpg.
Naissance (55 ans)
Soisy sous Montmorency (France)
Nationalité Française
Institutions

Sorbonne université

Université de technologie de Compiègne
Diplôme Ingénieur civil des mines de Nancy (1985), Doctorat en informatique de l'université Pierre et Marie Curie 1990), Doctorat en épistémologie de l'École polytechnique (1996), Habilitation à diriger les recherches de l'université de technologie de Compiègne (2004).
Renommé pour philosophie de la technique et du numérique, ingénierie des connaissances, document et mémoire.

Bruno Bachimont est directeur de la recherche et de la valorisation de la faculté des sciences et d'ingénierie de Sorbonne université. Il était auparavant, jusqu'en janvier 2017, professeur à l’Université de technologie de Compiègne où il enseigne la logique, l’informatique documentaire et la philosophie numérique. Il a été directeur de la recherche de l'UTC de 2006 à 2017. Il a collaboré à l’Institut national de l’audiovisuel comme directeur de la recherche puis comme conseiller scientifique de 1997 à 2012.

Formation et parcours[modifier | modifier le code]

Bruno Bachimont commence ses études en classes préparatoires au lycée privé Saint Geneviève à Versailles (1980-1982) et les poursuit à l’École nationale supérieure des mines de Nancy (1985). Son stage en laboratoire à l’Inserm l’entraîne dans le monde de la recherche. Il obtient alors DEA en intelligence artifcielle de l'université Paris 6, pour enchaîner un doctorat en informatique de l’Université Paris 6 (1990) et un doctorat en épistémologie de l’École polytechnique (1996). Il s'attache à adosser ces recherches scientifiques à une activité opérationnelle : ingénieur à l’AP-HP (1990 - 1996), puis à l’Institut national de l’audiovisuel (de 1997 à 2012). En parallèle, il s'est investit dans le monde de l'enseignement et de la recherche académiques comme professeur associé à l’Université de technologie de Compiègne de 1996 à 2001, date à laquelle il fut recruté comme enseignant-chercheur contractuel à temps partiel dans cette université. Depuis 2012, il est enseignant-chercheur à plein temps à l'UTC.

En 2006, il est nommé Directeur à la recherche de l’Université de technologie de Compiègne, fonction qu'il occupe jusqu'en 2017. Il est également co-responsable d'un mineur de formation intitulé « Technologies culturelles numériques »[1].

Activités de recherche[modifier | modifier le code]

Ses recherches portent sur trois sujets : une philosophie de la technique et du numérique[2], une approche du document et de la mémoire [3] (ingénierie documentaire, préservation numérique) et enfin l'ingénierie des connaissances, en particulier les ontologies formelles[4].

La théorie du support[modifier | modifier le code]

La théorie du support proposée par Bruno Bachimont est publiée dans son ouvrage Le sens de la technique[5]. Elle repose sur l'hypothèse que toute connaissance procède d'une inscription matérielle dont elle est l'interprétation. En particulier, les propriétés matérielles de l'inscription conditionnent et configurent les modalités de son interprétation : ce que l’on comprend, la connaissance que l’on obtient, dépendent de la perception et de la manipulation que l’on peut avoir du support.

La théorie du support ne dit pas seulement que la matérialité de l’inscription a une influence sur l’interprétation qu’on en fait : elle généralise et absolutise ce constat en considérant qu’à un type de propriétés physiques du support, conditionnant perception et manipulation, correspond un type d’interprétation et de connaissance, voire de rationalité ou de pensée. On doit donc pouvoir déterminer des types de support renvoyant à des types de rationalité. Ces catégories se laissent observer et repérer quand on assiste à un changement de type de support, car on peut alors étudier les modifications corrélées dans la manière de penser et le type de connaissances élaborées.

L’exemple traditionnel est le changement introduit par la technique de l’écriture, où l’on passe d’une culture orale à une culture écrite. Depuis les travaux de Jack Goody[6] (en particulier son ouvrage sur la raison graphique, terme d'ailleurs forgé par ses traducteurs, lui-même évoquant la domestication de la pensée sauvage - domestication of the savage mind) , on parle d’une raison graphique propre à cette technique d’inscription. Bruno Bachimont propose, pour qualifier la culture émergeant de la mobilisation des technologies numériques, de raison computationnelle, autrement dit ce que fait le  numérique à la pensée.

La théorie du support proposée par Bruno Bachimont relève d’une tradition intellectuelle déjà ancienne, où l’on peut mentionner Bernard Stiegler (La technique et le temps, Galilée, 3 tomes 1994[7] – 1996[8]  - 2001[9], réédition à venir chez Fayard[10]), Pierre Lévy (Les technologies intellectuelles[11] ), Jack Goody, et la médiologie  de Régis Debray[12], entre autres. La contribution de Bruno Bachimont se concentre, dans ce contexte, sur la notion de raison computationnelle, et la construction du théorie philosophique de la technique et du numérique dans le cadre général de la théorie du support.

Cette approche est partagée ou reprise par d'autres chercheurs[13],[14],[15],[16] et a inspiré dans travaux en ingénierie documentaire[17],[18] ou en ingénierie des connaissances[19].

L’ingénierie des connaissances[modifier | modifier le code]

Les contributions de Bruno Bachimont à l’ingénierie des connaissances correspondent à ses travaux les plus anciens et sont rassemblés dans son ouvrage Ingénierie des connaissances et des contenus : le numérique entre ontologie et document[20]. Il y propose notamment une méthode permettant de structurer les concepts d’une ontologie. Cette méthode repose sur la sémantique différentielle[21] et thématise le passage du mot dans son usage linguistique au terme dans son acception conceptuelle et normée, pour finalement le formaliser dans les langages du Web sémantique (RDF, OWL, etc.). Il s'agit d'articuler trois étapes[4], une première de caractérisation linguistique, une seconde de normalisation sémantique, et enfin une troisième de formalisation logique.

La première étape de caractérisation linguistique repose sur les outils d'analyse textuelle et d'extraction terminologique[22], qui permettent, à partir des usages effectiifs de la langue et des discours attestés, de structurer des contextes linguistiques où sont repérés des mots candidats pour être des termes et les modalités du leur emploi. La normalisation sémantique dépend du contexte de la modélisation ontologique, car il s'agit de fixer et de normer la signification qui doit faire foi et constituer la norme pour le terme. Le mot observé en contexte devient un terme dont la signification est un signifié normé, c'est-à-dire un concept[23]. Alors que la caractérisation linguistique est descriptive, la normalisation sémantique est normative et prescriptive. Enfin, la formalisation logique s'appuie sur les outils et méthodes usuels de l'ingénierie ontologique, en particulier ceux proposés par le W3C. L'apport de la méthode proposée par Bruno Bachimont est donc d'une part la normalisation sémantique puisqu'elle s'appuie sur l'extraction terminologique, faite par ailleurs, et la formalisation logique, déjà bien outillée, et d'autre part l'articulation de ces trois étapes.

Cette approche a été mobilisée dans le contexte de l'annotation et indexation multimédia et audiovisuelle[24] et l'ingénierie documentaire pour la pédagogie[25],[26]. Elle a été outillée par la conception d'un éditeur d'ontologie permettant de mettre en oeuvre l'étape de la normalisation sémantique, l'éditeur DOE (Differential ontology editor)[27].

Mémoire, document, archive[modifier | modifier le code]

La gestion des documents et la conservation des archives sont un cadre privilégié pour mettre en œuvre et élaborer une théorie du support. Bruno Bachimont a profité de son expérience au sein de l’institut national de l’audiovisuel pour approfondir son approche et l’élargir aux questions de la mémoire et du patrimoine.

La théorie proposée, notamment dans Technique et Politique de la mémoire[28], consiste à avoir une conception dynamique de la mémoire, où la mémoire est un processus, un exercice, une pratique dont la mise en œuvre permet de constituer les objets de mémoire comme tels, c’est-à-dire comme souvenirs. La mémoire est un travail, ce travail constitue des objets, les souvenirs. Par exemple, le travail archéologique constitue les vestiges, le processus archivistique constitue les archives, etc. Cette conception s’oppose à celle, plus statique, selon laquelle la mémoire consiste en objets ou traces conservés, dont la présence et la réactivation dans un processus de ressouvenir permettent la mémoire. Dans cette perspective, on conserve pour permettre l’exercice futur de la mémoire, on se souvient car on a des souvenirs[29].

Les objets numériques restent utilisables que si on les utilise fréquemment, car leur conservation exige de les faire évoluer pour pallier l’obsolescence technologique (les formats de codage et d’enregistrement essentiellement) et la corruption des supports (car toutes les traces se corrompent). Ces objets s’inscrivent donc d’emblée dans la conception dynamique de la mémoire : c’est l’exercice de leur consultation qui permet leur conservation et transmission.

De fait, ces deux conceptions de la mémoire sont toutes deux nécessaires, et les expériences de « mémoire heureuse » montrent à chaque fois une manière de les faire coopérer : une tradition de l’exercice de la mémoire couplée avec une transmission des objets de mémoire.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Thèses[modifier | modifier le code]

  • Arts et Sciences du numérique : ingénierie des connaissances et critique de la raison computationnelle, Université de Technologie de Compiègne, 12 janvier 2004 Mémoire d'Habilitation à diriger les Recherches.
  • Herméneutique matérielle et Artéfacture : des machines qui pensent aux machines qui donnent à penser ; Critique du formalisme en intelligence artificielle, Thèse de doctorat de l'École Polytechnique, 24 mai 1996.
  • Cohérence et Convergence dans un Tableau Noir : Organisation, Formalisation et Sémantique de l'Architecture de Contrôle ABACAB, Thèse de doctorat de l'Université Paris 6, 3 décembre 1990.

Livres[modifier | modifier le code]

  • Le contrôle dans les systèmes à base de connaissances. Contribution à l'épistémologie de l'intelligence artificielle, Hermès, 1994, Seconde édition revue et augmentée.
  • Ingénierie des connaissances et des contenus : le numérique entre ontologies et documents. Paris: Hermès, 2007.
  • Le sens de la technique : Le numérique et le calcul, Encre Marine, 2010.
  • Patrimoine et numérique : Technique et politique de la mémoire. Bry sur marne: Ina-Editions, 2017

Chapitres de livre[modifier | modifier le code]

  • "L'intelligence artificielle comme écriture dynamique : de la raison graphique à la raison computationnelle" In J. Petitot & P. Fabbri (Eds.), Au nom du sens (p. 290-319), Grasset, 1999.
  • Formal Signs and Numerical Computation: Between Intuitionism and Formalism. Critique of Computational Reason. In H. Schramm, L. Schwarte, & J. Lazardzig (Eds.), THEATRUM SCIENTIARUM: Instruments in Art and Science, on the Architectonics of Cultural Boundaries in the 17th Century (pp. 362-382). Berlin: Walter de Gruyter Verlag, 2008.
  • Le numérique comme support de connaissance : entre matérialisation et interprétation. In G. Gueudet & L. Trouche (Eds.), Ressources vives, le travail documentaire des professeurs en mathématiques (pp. 75-90). Rennes: Presses Universitaires de Rennes et Institut National de Recherche Pédagogique, 2010.
  • Préservation culturelle numérique. In E. Gayou (Ed.), Musique et Technologie (pp. 11-32). Paris: Institut National de l'Audiovisuel, 2013.
  • Le nominalisme et la culture:  questions posées par les enjeux du numérique. In B. Stiegler (Ed.), Digital Studies, organologie des savoirs et technologies de la connaissance (pp. 63-78). Paris: FYP Editions, 2014.
  • Numérique et manipulation : la constitution technique des connaissances. In G. Chazal (Ed.), Le numérique en débat : des nombres, des machines et des hommes (pp. 11-28). Dijon: Editions universitaires de Dijon, 2017

Articles[modifier | modifier le code]

  • « Indexation et Archivage de Contenus Multimedias », Techniques de l'ingénieur. Documents numériques gestion de contenu, vol. HC2 (n°H7500), 10 novembre 2007, Indexation et Archivage de contenus multimédias.
  • "Indexation audiovisuelle : une problématique en pleine évolution", L'objet, 6(2), 171-191, 2000.
  • T. Dechilly, G. Auffret, V. Brunie, & B. Bachimont, Représentation et structuration des connaissances pour les bibliothèques audiovisuelles. Document numérique, 1999.
  • Archivage audiovisuel et numérique : les enjeux de la longue durée. In C. Leblond (Ed.), Archivage et stockage pérennes (pp. 195 - 222). Paris: Hermès, 2009.
  • La présence de l'archive : réinventer et justifier. Intellectica, 53-54, 281-309, 2010.
  • Le numérique comme milieu : enjeux épistémologiques et phénoménologiques. Principes pour une science des données. Interfaces numériques, 4(3), 385-402, 2015.
  • Document et technique : le temps de la préservation. Les cahiers d'INCCA-F, Volume 1 : Documentation technique, techniques de documentation, 28-43, 2016.
  • Traces, calcul et interrprétation: de la mesure à la donnée. Azimuth : Philosophical Coordinates in Modern and Contemporary Ages, IV(7), 13-36, 2016.
  • L'archive et la massification des données : une nouvelle raison numérique. La Gazette des archives, 2017-1(245), 18-33, 2017.

Préface[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. CV en ligne
  2. [1], Bruno Bachimont, Signes formels et computation numérique : entre intuition et formalisme, Critique de la raison computationnelle, 2004
  3. [2], Bruno Bachimont, De l'hypertexte à l'hypotexte : les parcours de la mémoire documentaire. Technologies, Idéologies, Pratiques, 1999
  4. a et b [3], Bruno Bachimont, Engagement sémantique et engagement ontologique : conception et réalisation d'ontologies en Ingénierie des connaissances.Ingénierie des connaissances, évolutions récentes et nouveaux défis, 2000
  5. Bruno Bachimont, Le sens de la technique : le numérique et le calcul, Paris, Les belles lettres, (ISBN 978-2350880358)
  6. Goody, Jack, (1919- ...).,, Bensa, Alban, (1948- ...)., et impr. Corbière et Jugain), La raison graphique la domestication de la pensée sauvage, Les Éd. de Minuit, dl 1978 (ISBN 9782707302403, OCLC 502406285, lire en ligne)
  7. Stiegler, Bernard., La technique et le temps. 1, La Faute d'Epiméthée, Galilée, (ISBN 9782718604404, OCLC 31691270, lire en ligne)
  8. Stiegler, Bernard., La technique et le temps. 2, La désorientation, Galilée, (ISBN 9782718604688, OCLC 35117543, lire en ligne)
  9. Stiegler, Bernard., La technique et le temps, Galilée/Cité des sciences et de l'industrie, ©1994-<c2001> (ISBN 9782718605630, OCLC 30945299, lire en ligne)
  10. Bernard Stiegler, La technique et le temps, Paris, Fayard, (ISBN 978-2213700878)
  11. Lévy, Pierre, (1956- ...).,, Les technologies de l'intelligence l'avenir de la pensée à l'ère informatique, Seuil, (ISBN 9782020130912, OCLC 489700444, lire en ligne)
  12. Debray, Régis., Introduction à la médiologie, Presses universitaires de France, (ISBN 9782130501053, OCLC 46671059, lire en ligne)
  13. [4], Stéphane Crozat Théorie de l'ingénierie des documents numériques, 17 septembre 2014
  14. [5], Marc Jahjah, Usages et pratiques : quelles différences ? (V.2) : vers l’analyse des pratiques numériques, 28 mars 2014
  15. Scenari-platform.org, Huserll, Bernard Stiegler, Bruno Bachimont La théorie du support et de la connaissance inscrite
  16. [6], Yannick Prié, Vers une phénoménologie des inscriptions numériques. Dynamique de l’activité et des structures informationnelles dans les systèmes d’interprétation, 30 décembre 2011
  17. « https://books.google.fr/booksid=0tX0510AXCYC&pg=PA110&dq=bruno+bachimont+ing%C3%A9nierie+des+connaissances&hl=fr&sa=X&ei=LLkfVdelB8n-UOqHgYgO&ved=0CC8Q6AEwAw#v=onepage&q=bruno%20bachimont%20ing%C3%A9nierie%20des%20connaissances&f=false »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Stéphane Crozat, Scenari - La chaîne éditoriale libre: Structurer et publier textes, images et son, 7 juillet 2011
  18. [7], Julien Laflaquière, Conception de système à base de traces numériques pour les environnements informatiques documentaires, 9 avril 2010
  19. [8], Jean Charlet, L’ingénierie des connaissances, entre science de l’information et science de gestion, recherche d’information, 12 novembre 2004
  20. Bachimont, Bruno., Ingénierie des connaissances et des contenus : le numérique entre ontologies et documents, Hermès Science, (ISBN 9782746213692, OCLC 288973758, lire en ligne)
  21. Rastier, François, 1945- ..., Sémantique interprétative, Presses universitaires de France, impr. 2009 (ISBN 9782130574958, OCLC 470955364, lire en ligne)
  22. Didier Bourigault et Nathalie Aussenac-Gilles, Construction ontologique à partir de textes, dixième conférence Traitement Automatique des Langues, 14 juin 2003
  23. Rastier, François. et Abeillé, Anne., Sémantique pour l'analyse : de la linguistique à l'informatique, Masson, (ISBN 9782225845376, OCLC 31480271, lire en ligne)
  24. [9], Raphaël Troncy, Formalisation des connaissances documentaires et des connaissances conceptuelles à l’aide d’ontologies: application à la description de documents audiovisuels, 9 février 2006
  25. [10], Erik Gebers, Chaînes éditoriales et standardisation, UTC
  26. [11], Stéphane Crozat, Manuel Majada et Sylvain Spinelli, SCENARIsup : Un projet pour la gestion des contenus pédagogiques numériques dans l’enseignement supérieur, 10 mars 2004
  27. [12], Raphaël Troncy, Antoine Isaac, DOE : une mise en œuvre d’une méthode de structuration différentielle pour les ontologies, 25 décembre 2013
  28. Bachimont, Bruno., Patrimoine et numérique : technique et politique de la mémoire, INA, dl 2017, cop. 2017 (ISBN 9782869381902, OCLC 969729833, lire en ligne)
  29. Bruno Bachimont, « La présence de l'archive : réinventer et justifier. », Intellectica, vol. 53-54,‎ , p. 281-309 (ISSN 0769-4113, hdl:10670/1.a7kqnq)
  30. « Préface », sur Parcours Numériques, (consulté le 10 avril 2017)