Bruno Bachimont

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Bruno Bachimont
Description de l'image BrunoBachimont.jpg.
Naissance (54 ans)
Soisy sous Montmorency (France)
Nationalité Française
Institutions Université de technologie de Compiègne
Diplôme Ingénieur civil des mines de Nancy, Doctorat en informatique de l'université Pierre et Marie Curie, Doctorat en épistémologie de l'Ecole Polytechnique.
Renommé pour ingénierie documentaire, ingénierie des connaissances, philosophie du numérique


Bruno Bachimont est directeur à la recherche de l’Université de technologie de Compiègne où il enseigne la logique, l’informatique documentaire et la philosophie numérique. Il a collaboré à l’Institut national de l’audiovisuel comme directeur de la recherche puis comme conseiller scientifique de 1997 à 2012.

Formation et parcours[modifier | modifier le code]

Bruno Bachimont commence ses études en classes préparatoires au lycée privé Saint Geneviève à Versailles (1980-1982) et les poursuit à l’École nationale supérieure des mines de Nancy (1985). Son stage en laboratoire à l’Inserm l’entraîne dans le monde de la recherche. Il cumule alors DEA en intelligence artifcielle de l'université Paris 6, à la fois docteur en informatique de l’Université Paris 6 (1990) et docteur en épistémologie de l’École polytechnique (1996), tout en restant opérationnel : ingénieur à l’AP-HP, puis à l’Institut national de l’audiovisuel pendant dix ans (jusqu'en 2012). En parallèle, il s'est investit dans le monde de l'enseignement et de la recherche académiques comme professeur associé à l’Université de technologie de Compiègne de 1996 à 2001, date à laquelle il fut recruté comme enseignant-chercheur contractuel à temps partiel dans cette université. Depuis 2012, il est enseignant-chercheur à plein temps à l'UTC.

En 2006, il est nommé Directeur à la recherche de l’Université de technologie de Compiègne, fonction qu'il occupe depuis lors. Il est également co-responsable d'un mineur de formation intitulé « Technologies culturelles numériques »[1].

Activités de recherche[modifier | modifier le code]

Ses recherches portent sur trois sujets : une philosophie de la technique et du numérique[2], une approche du document et de la mémoire [3] (ingénierie documentaire, préservation numérique) et enfin l'ingénierie des connaissances, en particulier les ontologies formelles[4].

La théorie du support[modifier | modifier le code]

À travers une recherche philosophique, épistémologique, des sciences cognitives, des sciences de la documentation et des sciences de l’information et de la communication, sa théorie de la connaissance[5],[6],[7] met en avant l’idée que « toute connaissance ne peut procéder que d’une inscription sur un support matériel », comme le montre l'exemple de la tradition orale. [8].

Avec le support numérique se pose la question de la technique et de la technologie, impliquant la notion de raison computationnelle[9],[10]. Cette dernière caractérise le mode de penser des inscriptions numériques[11] à savoir ses conséquences cognitives. En effet, le support numérique a l’avantage d’être universel et homogène. Néanmoins, il a l’inconvénient d’engendrer la confusion et la désorientation de la pensée. De manière antinomique, le support numérique offre un flux de connaissances illimité et en même temps inexploitable s’il n’est pas contrôlé. Bruno Bachimont trouve ainsi une réponse technologique dans l’ingénierie des connaissances (gestion des connaissances[12], assistance à la décision etc.).

L’ingénierie des connaissances[modifier | modifier le code]

Son approche scientifique se fonde sur l’ingénierie ontologique[13],[14] et l’ingénierie documentaire. La première vise à mettre en place des méthodes pour concevoir, partager et utiliser des ontologies[15]. Une fois que les concepts d’un domaine sont modélisés et formalisés sur le plan linguistique, il reste le problème de la précision, de la traçabilité et l’intelligibilité de leur représentation linguistique et formelle via une machine. Pour manipuler des inscriptions numériques en fonction de leur signification, Bruno Bachimont propose, par exemple, d’articuler les ontologies à des répertoires d’usages et d’exemples documentaires[4],[16].

La seconde présente des modèles de documents et une meilleure exploitation via une caractérisation des connaissances qui leur sont associées. Il est alors question de la notion de document, de ses modalités de création, de transmission et de consultation mais aussi de l’intégration des aspects documentaires et conceptuels dans un « contexte de manipulation des contenus »[17],[18],[19].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Thèses[modifier | modifier le code]

  • Arts et Sciences du numérique : ingénierie des connaissances et critique de la raison computationnelle, Université de Technologie de Compiègne, 12 janvier 2004 Mémoire d'Habilitation à diriger les Recherches.
  • Herméneutique matérielle et Artéfacture : des machines qui pensent aux machines qui donnent à penser ; Critique du formalisme en intelligence artificielle, École Polytechnique, 24 mai 1996.
  • Cohérence et Convergence dans un Tableau Noir : Organisation, Formalisation et Sémantique de l'Architecture de Contrôle ABACAB, Université Paris 6, 3 décembre 1990.

Livres et chapitres de livre[modifier | modifier le code]

  • Le contrôle dans les systèmes à base de connaissances. Contribution à l'épistémologie de l'intelligence artificielle, Hermès, 1994, Seconde édition revue et augmentée.
  • Le sens de la technique : Le numérique et le calcul, Encre Marine, 2010.
  • "L'intelligence artificielle comme écriture dynamique : de la raison graphique à la raison computationnelle" In J. Petitot & P. Fabbri (Eds.), Au nom du sens (p. 290-319), Grasset, 1999.

Articles[modifier | modifier le code]

  • « Indexation et Archivage de Contenus Multimedias », Techniques de l'ingénieur. Documents numériques gestion de contenu, vol. HC2 (n°H7500), 10 novembre 2007, Indexation et Archivage de contenus multimédias.
  • "Indexation audiovisuelle : une problématique en pleine évolution", L'objet, 6(2), 171-191, 2000.
  • T. Dechilly, G. Auffret, V. Brunie, & B. Bachimont, Représentation et structuration des connaissances pour les bibliothèques audiovisuelles. Document numérique, 1999.

Préface[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. CV en ligne
  2. [1], Bruno Bachimont, Signes formels et computation numérique : entre intuition et formalisme, Critique de la raison computationnelle, 2004
  3. [2], Bruno Bachimont, De l'hypertexte à l'hypotexte : les parcours de la mémoire documentaire. Technologies, Idéologies, Pratiques, 1999
  4. a et b [3], Bruno Bachimont, Engagement sémantique et engagement ontologique : conception et réalisation d'ontologies en Ingénierie des connaissances.Ingénierie des connaissances, évolutions récentes et nouveaux défis, 2000
  5. [4], Stéphane Crozat Théorie de l'ingénierie des documents numériques, 17 septembre 2014
  6. [5], Marc Jahjah, Usages et pratiques : quelles différences ? (V.2) : vers l’analyse des pratiques numériques, 28 mars 2014
  7. [6], Stéphane Crozat, Scenari - La chaîne éditoriale libre: Structurer et publier textes, images et son, 7 juillet 2011
  8. Scenari-platform.org, Huserll, Bernard Stiegler, Bruno Bachimont La théorie du support et de la connaissance inscrite
  9. [7], Yannick Prié, Vers une phénoménologie des inscriptions numériques. Dynamique de l’activité et des structures informationnelles dans les systèmes d’interprétation, 30 décembre 2011
  10. [8], Jean Davallon, L’économie des écritures sur le web / Volume 1 : traces d'usage dans un corpus de sites de tourisme, Lavoisier, 7 juin 2012
  11. [9], Julien Laflaquière, Conception de système à base de traces numériques pour les environnements informatiques documentaires, 9 avril 2010
  12. [10], Jean Charlet, L’ingénierie des connaissances, entre science de l’information et science de gestion, recherche d’information, 12 novembre 2004
  13. [11], Raphaël Troncy, Formalisation des connaissances documentaires et des connaissances conceptuelles à l’aide d’ontologies: application à la description de documents audiovisuels, 9 février 2006
  14. Didier Bourigault et Nathalie Aussenac-Gilles, Construction ontologique à partir de textes, dixième confèrence Traitement Automatique des Langues, 14 juin 2003
  15. [12], Nathalie Hernandez, Ontologies de domaine pour la modélisation du contexte en recherche d'information, 2006
  16. [13], Raphaël Troncy, Antoine Isaac, DOE : une mise en œuvre d’une méthode de structuration différentielle pour les ontologies, 25 décembre 2013
  17. Approche scientifique, UTC
  18. [14], Erik Gebers, Chaînes éditoriales et standardisation, UTC
  19. [15], Stéphane Crozat, Manuel Majada et Sylvain Spinelli, SCENARIsup : Un projet pour la gestion des contenus pédagogiques numériques dans l’enseignement supérieur, 10 mars 2004
  20. « Préface », sur Parcours Numériques, (consulté le 10 avril 2017)