Brillant (colorimétrie)

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Le brillant est une caractéristique d'apparence visuelle, que la colorimétrie mesure par la différence entre la réflexion diffuse et la réflexion spéculaire d'une surface.

Le brillant sensoriel s'évalue, sans mesure, en examinant si on peut voir en reflet sur la surface, une image comme la croisée d'une fenêtre, et à quel point celle-ci est nette et contrastée. On peut ainsi comparer des échantillons.

Les mesures du brillant objectif s'effectuent en éclairant la surface avec une source ponctuelle, et en mesurant la luminance à des angles fixés par une convention.

Une surface peut présenter des brillants différents selon l'orientation de la mesure. C'est le cas par exemple des tissus de satin. Ces variations, et d'autres, plus directement rattachées à la distinction difficile entre réflexion spéculaire et réflexion diffuse, font que les évaluations de brillant ne donnent une cote utilisable que pour des surfaces de même nature. On compare un papier avec un papier, une peinture automobile avec une peinture automobile.

Difficultés de la caractérisation[modifier | modifier le code]

Les praticiens de l'éclairage ont en général une bonne notion de la brillance des objets, et en tirent les conséquences nécessaires pour leur art. Mais il est très difficile de donner des caractéristiques numériques qui permettraient de comparer deux surfaces sur catalogue.

Définir le brillant comme la différence entre la réflexion diffuse et la réflexion spéculaire implique que l'on sache faire la différence entre les deux.

Dans l'examen visuel du matériau avec une croisée de fenêtre, cette différence suppose que ce que l'on voit est l'image nette de la fenêtre, produite par la réflexion spéculaire, à laquelle se superpose un voile uniforme produit par la réflexion diffuse. Cependant, la plupart du temps, ce que l'on voit est l'image floue et voilée de la croisée.

Dans la plupart des matériaux, il n'y a pas à proprement parler de réflexion spéculaire. À un certain angle, qui n'est pas forcément égal à l'angle d'incidence de la lumière, la réflexion atteint un maximum.

La comparaison du brillant de deux états de surface requiert ainsi une assez grande quantité de données, supérieure à celles nécessaire pour caractériser une source primaire, et constitue au début du XXIe siècle, un domaine de recherche d'autant plus important que la production de surfaces (comme les peintures) devient indépendante de la production des objets qu'elles couvrent (comme les automobiles).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Éclairage », dans Commission électrotechnique internationale, CEI 60050 Vocabulaire électrotechnique international (lire en ligne), p. 845-04-73 « Brillant »
  • Jean Petit, Jacques Roire et Henri Valot, Encyclopédie de la peinture : formuler, fabriquer, appliquer, t. 1, Puteaux, EREC, , p. 402
  • Robert Sève, Science de la couleur : Aspects physiques et perceptifs, Marseille, Chalagam, , p. 255-295.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]