Brigitte de Prémont

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Brigitte de Prémont
Fonctions
Députée française

(2 ans et 14 jours)
Élection 28 mars 1993
Circonscription 3e du Pas-de-Calais
Législature Xe (Cinquième République)
Groupe politique RPR
Prédécesseur Philippe Vasseur
Successeur Philippe Vasseur
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Neuilly-sur-Seine (Seine)
Date de décès (à 88 ans)
Lieu de décès Bellebrune (Pas-de-Calais)
Nationalité Drapeau de la France France
Parti politique UDR, RPR, UMP

Brigitte de Prémont, née de Vassart d'Andernay le à Neuilly-sur-Seine (Seine) et morte le à Bellebrune (Pas-de-Calais)[1], est une femme politique française.

Ayant succédé à Philippe Vasseur lors de sa démission, elle est députée de 1995 à 1997 de la troisième circonscription du Pas-de-Calais et maire de Bellebrune de à .

Biographie[modifier | modifier le code]

De l'adhésion à l'UDR à la suppléance en 1993[modifier | modifier le code]

En 1971, Brigitte Van Cappel de Prémont, dite Brigitte de Prémont, est élue maire de Bellebrune, commune rurale du Pas-de-Calais ; elle n'appartient alors à aucun parti politique, mais est une femme de droite.

Brigitte de Prémont prend sa carte de l'Union des démocrates pour la République (UDR) en 1972. Elle a activement participé à la victoire de Solange Lehembre en 1973 dans le canton de Desvres

En 1976, l'UDR devient le RPR ; Brigitte de Prémont décide alors d'y adhérer.

À l'issue des différentes élections municipales, Brigitte de Prémont est toujours reconduite à son poste de maire.

En 1992, elle décide de se présenter aux élections cantonales dans le canton de Desvres et parvient à arracher le canton au Parti socialiste, alors que leur candidat est Michel Sergent, maire de Desvres, activement présent sur ces terres. Cette victoire l'emmène en à prendre du galon.

Brigitte de Prémont devient présidente du syndicat intercommunal à vocation multiple du canton de Desvres.

De la suppléance en 1993 à la perte du canton de Desvres en 1998[modifier | modifier le code]

À l'approche des élections législatives en 1993, Philippe Vasseur, qui sera ministre de l'Agriculture, la choisit comme suppléante.

Devenu ministre en 1995, Brigitte de Prémont lui succède au parlement jusqu'à la dissolution de 1997 ; le siège sera alors récupéré par l'ancien ministre.

Alors qu'elle n'est plus députée, Brigitte de Prémont perd les élections cantonales en 1998 et le conseiller qu'elle avait battu en 1992, Michel Sergent, récupère les clefs du canton.

La reconquête du terrain déçue[modifier | modifier le code]

Alors qu'elle ne détient plus que sa mairie de Bellebrune, Brigitte de Prémont voit son ascension politique stoppée.

Néanmoins, une élection cantonale partielle a lieu en 2001 à la suite de la démission de Michel Sergent, son tombeur sur le canton, devenu sénateur. Brigitte de Prémont se porte candidate avec l'étiquette UMP. Elle parvient à provoquer l'alternance du canton en étant élue.

Les élections cantonales vont lui être fatales. Face à la vague rose au niveau national, Brigitte de Prémont perd le canton de Desvres. Néanmoins, sa résistance a été assez forte, elle obtient près de 49 % des suffrages et sait compenser le poids de la très socialiste ville de Desvres par d'excellents scores dans les petites communes rurales du canton. Le canton connaît une nouvelle bascule à gauche et Brigitte de Prémont voit ses espoirs de reprise en main du territoire déçus.

L'exclusion puis suspension de l'UMP[modifier | modifier le code]

En 2008, des élections municipales sont prévues. Brigitte de Prémont se présente sur sa commune et est réélue maire.

Néanmoins, c'est à cause d'une autre commune que Brigitte de Prémont va se voir exclue de l'UMP. Alors qu'elle milite depuis plus de 30 ans pour les différents grands partis de droite, Brigitte de Prémont se charge des municipales à Boulogne-sur-Mer. Dans cette ville, Richard Honvault, centriste, membre de l'UMP, se déclare candidat depuis 2007 avec une liste rassemblant des personnes de tous les horizons politiques, entouré de la quasi-totalité des militants UMP de la commune de Boulogne sur Mer (cf. livre de Richard Honvault Mon engagement pour Boulogne, un centriste au pays de la droite marionnette). Cependant, la direction de l'UMP, en la personne de Philippe Rapeneau, lui préfère Annick Valla. Richard Honvault, avec le soutien de Brigitte de Prémont, décide de maintenir sa liste, dissidente de l’UMP. Face à ces dissensions à droite, l'UMP décide d'exclure de ses rangs Brigitte de Prémont pour son implication dans les affaires de la ville. Il est à noter que cette exclusion a touché aussi toute la liste dissidente de l'UMP.

Après 30 ans de militantisme, Brigitte de Prémont, surnommée « Madame », est exclue de l'UMP.

La liste de Richard Honvault obtient deux fois plus de voix que la liste ayant le soutien officiel de l’UMP d’Annick Valla et trois sièges contre un siège pour Valla. L’exclusion de l’UMP se transforme alors en suspension pour trois ans.

L'expérience des élections régionales[modifier | modifier le code]

En 2010, Brigitte de Prémont refait surface sur la vie politique régionale en devenant numéro 2 de la « liste des Ch'tis » menée par François Dubout sur la section du Pas-de-Calais. Cette liste recueillant 3,02 % des suffrages exprimés, Brigitte de Prémont n'est pas élue conseillère régionale.

Néanmoins, Brigitte de Prémont sera parvenue à faire obtenir à sa liste plus de 10 % sur le canton de Desvres, avec une première place dans sa commune de Bellebrune.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Joël Rochoy (CLP) et avec L. L, « Décès de Brigitte de Prémont, grande figure politique du canton de Desvres », sur La Voix du Nord, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]