Brigade de répression du banditisme

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La Brigade de répression du banditisme (BRB) désigne généralement l'une des brigades centrales de la direction régionale de la police judiciaire de la préfecture de police (DRPJ Paris) appartenant à la Police nationale française située 3 rue de Lutèce. D'autres BRB existent au sein de la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ) : la Brigade nationale de répression du banditisme et des trafics (BNRBT) de l'Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), des DRPJ, DIPJ, voire antennes PJ non parisiennes (ex : BRB Marseille, Lyon, Versailles, etc.).

Elle est compétente à Paris et dans les départements limitrophes (Seine-Saint-Denis, Val de Marne, Hauts de Seine) qui relèvent des tribunaux de grande instance de Paris, Bobigny, Créteil et Nanterre. Les trois premiers sont du ressort de la cour d’appel de Paris alors que le quatrième relève de celui de la cour d’appel de Versailles. Sa mission consiste à lutter contre la criminalité et la délinquance de voie publique organisées vols à main armée et autres vols aggravés, vols à la fausse qualité (faux policiers, faux employés du gaz...), vols simples commis par des malfaiteurs internationaux spécialisés.

Historique[modifier | modifier le code]

Rattachée en 1894 au service de Sûreté de la préfecture de police de Paris et nommée originellement brigade de « voie publique », sa vocation première était de lutter contre une délinquance qui se déroule dans un milieu commun mais pourtant très hostile : la rue.

C'est en effet un lieu dans lequel s'applique une liberté fondamentale, celle d'aller et venir, ce qui limite fortement les pouvoirs coercitifs que la force publique peut y être amenée à exercer. Pourtant de très nombreux malfaiteurs y commettent leurs méfaits, des voleurs à la tire jusqu'aux braqueurs les plus déterminés.

C'est l'arrêté du 27 janvier 1975 qui lui donne le nom de brigade de répression du banditisme qu'elle porte actuellement.

Organisation[modifier | modifier le code]

Ces policiers sont répartis entre des unités administratives et de documentation et trois sections opérationnelles. Ces dernières sont dirigées par un commissaire de police ou un commandant de police. La première section comprend  :

- le groupe de répression des vols par effraction ; - le groupe de répression des vols de fret ; - le groupe de répression de la délinquance itinérante ;

La deuxième section: - le groupe de répression des vols à main armée qui traite les vols à main armée contre les banques avec prises d’otage et coups de feu, les attaques de fourgons blindés et les gros cambriolages ; - le groupe des enquêtes générales qui traite les vols à main armée contre les joailleries, les vols à main armée contre les bureaux de change et les agressions à domicile ; - le groupe des enquêtes et délégations qui exécute les instructions de parquet, assure les liaisons avec Interpol et Europol, sert de soutien technique et renforce ponctuellement les autres équipes. La troisième section : - le groupe de répression des vols d’objet d’art qui traite les vols d’objets d’art commis au préjudice des musées ou des particuliers; - le groupe de répression du trafic des véhicules volés qui s’efforce de démanteler les filières spécialisées ; - le groupe de répression des infractions sur les jeux qui s’occupe des jeux clandestins et des cercles de jeu ; - le groupe de répression des pickpockets internationaux qui traite, entre autres, les vols commis dans les palaces.

Voir aussi[modifier | modifier le code]