Brieg Guerveno

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Brieg Guerveno
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Brieg Guerveno en 2013.
Informations générales
Nom de naissance Brendan Brieg Guerveno
Naissance (36 ans)
Saint-Brieuc, Côtes-d'Armor
Activité principale Guitariste, auteur-compositeur-interprète
Genre musical Rock progressif, Rock breton
Instruments Guitare électrique / Chant
Années actives Depuis 2006
Labels Paker prod, Coop Breizh
Influences Post-metal, Post-rock, Chanson bretonne
Site officiel briegguerveno.com
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Logo de Brieg Guerveno.

Brieg Guerveno est un auteur-compositeur-interprète et guitariste français de rock progressif, né à Saint-Brieuc en 1982. Originaire de Bretagne et brittophone, il a comme particularité d'associer la langue bretonne à la musique rock, metal et progressive.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts musicaux et professionnels[modifier | modifier le code]

À l'écoute du rock, Brieg Guerveno apprend à jouer de la guitare électrique en autodidacte. Vivant à Saint-Brieuc, le contact proche avec la musique traditionnelle suscite son intérêt, au point qu'il se passionne pour le chant et la musique bretonne, rejoignant le bagad Pañvrid (Cotes-d'Armor) pour y suivre des cours de caisse-claire dès l'âge de 8 ans[1].
Brieg Guerveno se produit dans des groupes de métal dès l'âge de 14 ans, dans des projets où les musiciens sont plus âgés que lui comme pour le groupe Éclipses[2]. En 1997, il fonde le groupe de black metal Operarcanes[3], avec notamment Xavier Soulabail et Joachim Blanchet, deux amis musiciens qui l'accompagnent en trio à partir de 2012. Durant cette aventure, qui dure jusqu'en 2003, il écrit des chansons de révolte et poétiques en s'appuyant sur des légendes (Mari-Vorgan), le tout en breton, étant issu d'une famille bretonnante[4].

Lorsqu'il monte son projet sous son nom en solo, Brieg Guerveno continue de s'exprimer en breton, une langue qu'il a apprise lors de sa scolarité à l'école et au collège Diwan, puis seul à partir de 17 ans[5]. Il plonge alors dans le folk rock et compose en 2006 une première maquette intitulée SedeR ("serein") en compagnie de trois musiciens Rennais[6]. Diffusé sur Myspace, cet EP est salué par Alan Stivell et Dom Duff, qui eux-mêmes associent la langue bretonne au rock[7],[8]. En remportant le prix de la création en langue bretonne au tremplin An Taol-Lañs[9], Brieg Guerveno gagne le droit d'aller représenter la Bretagne au concours de musiques actuelles en langue celtique du Pan Celtic Festival (en) 2007 à Donegal en Irlande où il terminera 3e. Pendant cinq ans le groupe se produit essentiellement en Bretagne : dans les salles et café-concert de Rennes, à Brest 2008, la Gallésie en fête, les Filets bleus, le chant de marin de Paimpol[10]... En 2011, Brieg Guerveno produit son premier album Nozioù / Deioù (« des nuits, des jours »), qui se retrouve être une compilation de ses chansons écrites pendant ces premières années[4].

Du trio au quatuor[modifier | modifier le code]

Le trio au Festival de Cornouaille 2014

Début 2012, le chanteur décide de se consacrer entièrement à son projet musical et souhaite prendre une direction plus rock. Il choisit le format trio et s'entoure de ses amis Xavier Soulabail et Joachim Blanchet. Ils enregistrent un EP, Bleunioù an distruj (« les fleurs de la destruction »)[11], élu « meilleur disque en breton de l'année 2012 » lors des Prizioù 2013 décerné par la Région Bretagne et France 3[12]. La tournée qui s'ensuit se prolonge au-delà de la Bretagne, notamment dans des festivals en France, au pays basque ou à Londres fin 2013[13].

En avril 2014 sort l'album Ar Bed Kloz (« le monde clos »), tourné vers le rock largement inspiré par les musiques progressives des années 1970[14], en faisant place à des arrangements de cordes, d'instruments traditionnels et de chœurs. Plusieurs artistes bretons participent aux morceaux : Yann Le Corre (accordéoniste de Karma, Confidences sonores, N'diaz), Yoann An Nedeleg (ueillann pipe de Gwennyn, Carré Manchot), Étienne Tabourier (violoniste), Bahia el Bacha (violoncelliste)[15]. En mars 2014, le groupe travaille en résidence avec Jean Pierre Riou, chanteur de Red Cardell, pour préparer la tournée[16]. Le disque est salué par la critique spécialisée et le trio effectue plus d'une cinquantaine de dates qui les mèneront à Londres jusqu'au Japon (fête de la Bretagne à Osaka)[17]. En 2015 l'album est récompensé par le prix musical Produit en Bretagne[18] et le groupe se produit en ouverture du festival Interceltique de Lorient[19] ainsi qu'au festival des Vieilles Charrues[20] et au festival Yaouank[21].

Le 5 novembre 2016, il sort son troisième album Valgori (« rêverie »), plus sombre et plus rock que les précédents[22]. Le guitariste Éric Cervera rejoint le groupe qui devient quatuor[23]. Bernez Tangi a écrit le texte d'Hirnez ("mélancolie")[5]. Il reçoit le deuxième prix du meilleur disque en langue bretonne de l'année 2016 aux Prizioù[24]. Lors de la première date de la tournée, Brieg Guerveno invite le groupe Klone à partager l'affiche avec lui, qui l'invite à son tour sur plusieurs dates acoustiques[25],[26]. Il se rend en Italie fin 2016 (tremplin international Suns Europe)[27] et l'été 2017 il est programmé au festival de Bobital[28].

Début 2018, il participe au chant et à la guitare à l'album Avel Azul du « Nolwenn Korbell's band », le nouveau groupe de la chanteuse bretonne dirigé par Frank Darcel[29].

Style musical[modifier | modifier le code]

Dans son premier groupe, Brieg Guerveno se sentait mal à l'aise à écrire et chanter en anglais[30]. En écrivant et chantant des textes en breton, sa langue de cœur, Brieg Guerveno s'inscrit dans la longue tradition de la chanson bretonne[31]. Il a notamment adapté à la manière de Mötorhead la chanson Emgann Kergidu de Bernez Tangi, chanteur de Storlok, premier groupe de rock en breton[32]. Certaines de ses compositions sombres ou mélancoliques se rapprochent de la gwerz, un style de chant breton populaire et poétique. Les paroles explorent la part sombre des sentiments humains avec des thématiques fortes comme les obsessions, les angoisses, les tragédies, la mélancolie[33].

Sa musique a évolué à la fois à travers le rock, metal, folk et progressif[34]. Il a été influencé par les groupes metal des années 1990 lorsqu'il démarre la musique (Porcupine Tree, Katatonia, Ulver, Opeth, Arcturus, Enslaved, Emperor)[35]. Parallèlement au black metal, il a été séduit par la scène doom britannique (Anathema, My Dying Bride, Paradise Lost)[36] et par le rock progressif (Zappa, Wilson, Pink Floyd, King Crimson, Jethro Tull, Magma, Alan Stivell)[37]. L’atmosphère des morceaux est souvent sombre et psychédélique, en lien avec les textes[38].

« Brieg Guerveno chante d'une voix de tête, tantôt gémissante, tantôt rageuse, toujours poignante pour restituer la mélancolie qui l'habite. Il démontre, une fois de plus, que le breton, avec ses accents tonique et son rythme, se révèle plus adapté que le français pour le rock. La musique oscille entre montées sonores extatiques et passages apaisants, volutes mélodiques et vastes respirations. »

— Arnaud Choutet, écrivain musical[39]

Musiciens[modifier | modifier le code]

Membres actuels[modifier | modifier le code]

  • Brieg Guerveno : guitare (depuis 2006)
  • Xavier Soulabail : basse (depuis 2012)
  • Joachim Blanchet : batterie, claviers (depuis 2012)
  • Éric Cervera : guitare (depuis 2016)

Anciens membres[modifier | modifier le code]

  • Didier Peron : batterie (2006-2011)
  • Didier Piquemal : guitare (2007-2011)
  • Tanguy Poirier : basse (2007-2011)
  • Alain Bret : basse (2006)

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

EP[modifier | modifier le code]

Participation[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

 Clips[modifier | modifier le code]

Année Titre Réalisation Vidéo
2014 Traoñ an hent Yannick Derennes Lien
2016 Fallaenn Youenn Chapalain Lien

Captations[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Tan Dir ha Kan, de Mikael Baudu, 2017, Gwengolo Filmoù/France 3 Breizh, 52 min. [voir en ligne]

Participations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Choutet 2015, p. 282
  2. Louis Gildas, « Brieg Guerveno. La musique comme guide », Le Télégramme,‎ , dernière page (lire en ligne).
  3. « Operarcanes », sur operarcanes.free.fr
  4. a et b « Interview Breizh Power », sur Hard Force,
  5. a et b Jean-Noël Potin, « Brieg Guerveno : le breton à la sauce métal », Le Poher,‎
  6. « Brieg Guerveno. Artiste rock », sur lagrosseradio.com (consulté le 6 juin 2017).
  7. « Concert. Prestation remarquée de Brieg Guerveno », Le Télégramme,‎ (lire en ligne).
  8. Jean-Pierre Schricke, « Brieg Guerveno : Valgori », Highlands, no 83,‎ , p. 35 (lire en ligne).
  9. « Tremplin musical : huit concurrents en lice », Le Télégramme,‎ (lire en ligne).
  10. « Brieg Guerveno "Ar bed kloz" », sur www.produitenbretagne.bzh (consulté le 5 juin 2017)
  11. Ronan Gorgiard, « Talents en scène : nos trois coups de cœur », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  12. « Prizioù : les meilleures créations en breton », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  13. « BRIEG GUERVENO (France) : biographie, chroniques, avis », sur www.musicwaves.fr (consulté le 4 juin 2017)
  14. « Brieg Guerveno, le rock'n' folk singer en langue bretonne », Ouest-France,‎
  15. Frank Darcel, « Élan païen », ArMen, no 200,‎ mai-juin 2014 (lire en ligne).
  16. Jean-Pierre Riou, « Breton progressive sounds », sur soleils-blancs.over-blog.com,
  17. Hervé Devallan, « Brieg Guerveno : « Le but c’est d’aller jouer à l’étranger, d’être un putain de groupe rock métal breton ! » », sur Bretagne actuelle,
  18. « Béarn. Brieg Guerveno, samedi, à Pau : du rock métal breton », sur Sud Ouest, (consulté le 3 juin 2017)
  19. « Interceltique de Lorient 2015. Les artistes bretons ouvrent le Fil », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  20. « Brieg Guerveno à Kergré, avant les Vieilles Charrues », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  21. Alexandre Stephant, « Au festival Yaouank, dansez jeunesse ! », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  22. « Brieg Guerveno : Valgori (Dooweet) », Rock Hard, no 176,‎ (lire en ligne)
  23. Frank Darcel, « Brieg Guerveno, l'expérience du rock progressif », ArMen, no 215,‎ novembre-décembre 2016 (lire en ligne)
  24. Ronan Hirrien, « Les lauréats des Prizioù 2017 », sur France 3,
  25. « Klone et Brieg Guerveno à l'antenne », sur french-metal.com,
  26. Alexandre Covalciuc, « Klone en concert filmé à Paris », sur radiometal.com, (consulté le 11 juin 2017).
  27. (en) « Briec Guerveno (Breizh) », sur sunseurope.com, .
  28. « Armor à Sons. Retour sur le festival de Bobital en images et en vidéos », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne)
  29. « Brieg Guerveno. Barzh ha rocker », Le Telegramme,‎ (lire en ligne)
  30. « Brieg Guerveno, quand le metal made in Breizh se fait incandescent - Unidivers », Unidivers,‎ (lire en ligne)
  31. « Avec Brieg Guerveno, le rock en breton s'exporte », Le Poher,‎ (lire en ligne)
  32. a et b (br) Yowan Denis, « Bali Breizh - 3 a viz Meurzh 2013 - An treuzdougen - France 3 Bretagne », sur Bali Breizh France 3 Bretagne, (consulté le 3 juin 2017)
  33. « Metal. Un 3e album pour Brieg Guerveno », Le Telegramme,‎ (lire en ligne)
  34. « [Interview] Brieg Guerveno », sur Music Waves, (consulté le 4 juin 2017)
  35. Le rock breton avec Brieg Guerveno, assumag.ch, 22 mai 2017
  36. Olivier Ducruix, « GIMME 5 – Brieg Guerveno », Guitar Part,‎ (lire en ligne)
  37. « Brieg Guerveno. Un souffle de prog rock », Le Telegramme,‎ (lire en ligne)
  38. Christophe Ganne, « Musique. Brieg Guervenno, le rock psyché en breton », sur Le Trégor, (consulté le 4 juin 2017)
  39. Choutet 2015, p. 283
  40. Produit en Bretagne, « Brieg Guerveno - An emzistrujer », sur youtube.com, (consulté le 5 juin 2017)
  41. « Le live de Brieg Guerveno aux Vieilles Charrues sur France 3 Bretagne », sur delairdanslbiniou.com,
  42. (br) « Bali Breizh - Sul 28 a viz Mezheven », sur France 3 Breizh, (consulté le 6 juin 2017).
  43. « Arvest Kafe », sur tebeo.bzh, (consulté le 5 juin 2017)
  44. France 3 Breizh, « Brieg Guerveno - VALGORI », Bali Breizh, sur facebook.com, .
  45. « Ascenseur Pour Le Live », sur tebeo.bzh, (consulté le 5 juin 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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