Brickfilm

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 Exemple d'animation constituée d'une série d'image
Exemple d'animation constituée d'une série d'image

Brickfilm est l'association de deux termes anglais "Brick" et "Film". Ce dernier désigne un film d'animation dont la réalisation nécessite l'emploi de briques en plastiques principalement issu de la gamme Lego. Sa réalisation s'opère en grande partie à partir d'un appareil de prise de vue tels qu'appareil photo, webcam, caméra... Chacune de ces prises de vues est alors assemblée les unes aux autres suivant la technique du stop-motion (animation en volume) pour former une séquence cohérente reposant sur le même principe des séquences filmés sur une pellicule. Les images défilants alors à une vitesse minimum pour créer l'illusion du mouvement.

Le Brickfilm est le résultat du mariage de deux passions, le cinéma et les LEGOs.

Le brickfilm sur le net[modifier | modifier le code]

La brique de plastique : matière première du brickfilm[modifier | modifier le code]

L'animation d'un Brickfilm requiert bien souvent l'utilisation de mini figurines de plastiques articulés comme personnages principaux dans la composition d'un film d'animation. Les briques maintenant produite par la société présentant de nos jours une grande diversité de forme et de couleur ont pour utilisation principale de constituer le décors du court-métrage. Cette grande diversité de briques a explosé depuis l'année 1999 d'une part sous l'impultion des nouvelles gammes sous licence de la société LEGO et d'autre part par l'accroissement de la demande de la communauté des AFOL (Adult Fan Of Lego) réclamant des pièces beaucoup plus travaillées et détaillées que la simple brique de base commercialisé dans chaque set.

L'accessibilité à tous : de l'amateur au professionnel[modifier | modifier le code]

L'accessibilité à des appareil de prise de vue numérique bon marché ainsi que le développement de plate forme de partage de vidéo sur internet comme Dailymotion ou YouTube a permis au réalisateur de ce type de court métrage de présenter publiquement ces créations au reste de la communauté. La plupart de ses réalisateurs sont en général des amateurs avec peu de moyen technique et financier dont la seule motivation est de présenter leurs vidéo et non de les commercialiser à des fin mercantille. Il est intéressant de noter qu'en plus de l'explosion du nombre de court métrage sur la net, on remarque ces dernières années une amélioration de la qualité visuelle avec l'utilisation de technique de réalisation (lumière, piste de montage, etc.) issus des écoles de cinématographie spécialisées dans l'animation en volume. À ceci, l'élaboration de scénario de plus en plus complexe pouvant parfois atteindre des durées égale au long métrage produit par le cinéma industriel.

Le professionnalisme grandissant de certain brickfilmeurs ont fait que certain brickfilm malgré qu'ils soient toujours réalisé par passion dans le cadre de leurs hobby peuvent dans certaine occasion tirer un bénéfice financier lié au nombre de visonnage sur ces plateformes de partage. Certain de ces brickfilms étant mondialement connu par la communauté de brickfilmeur, leur visionnage se compte désormais de l'ordre du million de vue.

La promotion indirecte d'une marque[modifier | modifier le code]

Malgré ceci, la société danoise The LEGO Group ne semble pas s'être dressée contre ces derniers au sujet de l'utilisation illégale de leur image de marque sans leur accords préalable. Au contraire, celle ci encourage officiellement la création de brickfilm depuis la sortie de la franchise LEGO "Studios MovieMaker Steven Spielberg" au début des années 2000. Ces sets étaient alors équipés d'une webcam de bonne facture et joint à cela, un logiciel de montage a installer sur son PC. Plus récemment, la société à développé une application sur tablette d'un logiciel de montage simple d'utilisation car avant tout adressé à un public jeune.

Elle tend même a aller plus loin en organisant la promotion de certains brickfilmeurs d'origine anglophone soit par la publication d'article dans des ouvrages édité par la société même ou autre avec le premier DVD du film Monty Python : Sacré Graal ! contenant un supplément sous la forme d'un Brickfilm de "Camelot Song".

La reconnaissance d'une passion[modifier | modifier le code]

Différents médias locaux ou nationaux tendent a s'intéresser et a promouvoir sous forme d'article de presse ce nouveau hobby. Nombres de ces d'articles évoquent la passion qui anime ces créateurs qui tentent de reconstituer l'atmosphère particulier d'un film d'action ou dramatique avec l'étude de la lumière d'ambiance ou du cadrage. Les interviews qui sont réalisées mettent l'accent sur la patience de ces brickfilmeurs pour donner vie et âme image après image à leurs mini-figurines.

L'accroissement du cercle des brickfilmeurs[modifier | modifier le code]

Par l'histoire du développement de la marque LEGO sur le marché européen au début des années 1950, une partie importante de ces passionnés sont d'origines anglophones ou germanophones. Cependant, il existe également une véritable communauté de brickfilmeurs francophone réunis dans bien souvent des cas autours d'un forum ou site sur le net où ces derniers peuvent recevoir des conseils ou aides sous forme de tutoriel pour l'élaboration de leur projet et par la suite présenter leurs court-métrage à cette communauté grandissante[1].

Des conventions - expositions sont organisés chaque années en France et en Europe. Celles ci ayant pour but de réunir collectionneur, créateur d'œuvre original - en anglais M.O.Ceur ( My Own Création) - et brickfilmeur afin de partager et faire connaître leur passion pour ces briques de plastique à un public de curieux. C'est à l'occasion de ces manifestations organisés par des associations AFOL, que les brickfilmeurs les plus populaires présentent leurs nouvelles créations lors de séance d'exhibition. Leurs popularités parmi le milieu AFOL ont permis depuis quelques années l'organisation d'un festival francophone chaque années en France et au Québec mettant en compétition dans différentes catégories les brickfimeurs les plus talentueux.

Etape à la réalisation d'un brickfilm[modifier | modifier le code]

Puisque le brickfilm correspond à un court ou long métrage d'animation, tout comme pour le cinéma "classique", le domaine du brickfilm réuni un vaste panel de genre et de style d'animation allant du simple test de quelques secondes au long métrage dramatique en passant par une série d'épisode d'une poignée de minutes à caractère comique. Chacun de ces brickfilms demande une série d'étape décisive dans l'élaboration du projet tel qu'une réflexion autour d'un scénario ou du choix de la bande son, du décors, etc.

La Pré - Production[modifier | modifier le code]

Comme pour toutes créations, celle ci débute à partir d'une idée. Elle est en général couchée sur le papier en suivant la nomenclature d'un scénario afin de faciliter par la suite la mise en scène des idées principales du court - métrage. En complément du scénario, les brickfilmeurs les plus expérimentés étudient la mise en scène et la cadrage en préparant un storyboard. Avant les premières prises d'images, le brickflmeur commence la création du décors en réunissant les pièces LEGO essentielles avec pour objectif de faire paraître un certain réalisme et d'évoquer une ambiance particulière pour le spectateur. Dernier élément nécessaire à la préparation d'un brickfilm : l'appareil de prise de vue. Ce dernier peut être multiple : webcam, appareil photo numérique compact, reflex, caméra, etc. Le choix ne dépendant que de l'accessibilité de l'appareil en fonction du coût d'achat et de la maîtrise des fonctionnalités disponible sur l'appareil.

La Production[modifier | modifier le code]

Le brickfilm est essentiellement constitué d'une série d'image fixe défilant à une vitesse minimale, ceci afin d'assurer la fluidité de la séquence filmé. Une vitesse de défilement de douze images par seconde est bien souvent choisie par les brickfilmeurs pour rendre le visionnage de l'action agréable à l'œil et sans paraître saccadé. On comprend donc que pour réaliser une séquence d'une minute, il est nécessaire prendre une série 720 photographies. Etape incontournable dans la réalisation d'un bricklfilm, la production est l'étape la plus longue et la plus fastidieuse dans la création d'un projet cinématographique. La durée et la qualité de la séance de prise d'image ne dépendra uniquement de la préparation effectuée lors de l'étape précédente. Un soin particulier sera apporté sur l'éclairage des scènes afin d'éviter le problème récurrent du phénomène de "light flicker" (un saut de la luminosité entre chaque photo visible lors du visionnage de la séquence filmée).

La Post -Production[modifier | modifier le code]

Une fois les images capturées, elles sont envoyées, stockées sur ordinateur pour y être assemblées via des logiciels d'animation en volume tel que Monkeyjam[2], stop motion pro[3], dragon stop motion, istopmotion, etc. Ces séquences peuvent être amélioré en post - production à l'aide de certain logiciel tels que :

Bande Son et doublage[modifier | modifier le code]

La réussite d'un brickfilm dépend avant tout des émotions qu'elle sera capable d'évoquer aux spectateurs. Une mise en scène soignée demande une ambiance étudiée de la lumière mais également de la bande sonore. En parallèle à ces trois précédentes étapes, le créateur du projet doit sélectionner une piste sonore adéquate couplée à un doublage vocal si le brickfilm comporte des dialogues. Pour la première, malgré un choix quasi infini, le brickfilmeur sera contraint de respecter scrupuleusement la législation en vigueur sur le droit d'auteur pour éviter de possible poursuite. Pour la partie doublage, le brickfilmeur pourra compter sur l'aide de la communauté des brickfilmeurs ou bien faire appel à des sites spécialisés dans doublage tel que "Doublage Libre[4]"

Historique dans le domaine du brickfilm[modifier | modifier le code]

Les années 1980 : Les premiers brickfilms et leurs influences[modifier | modifier le code]

Paradoxalement, malgré le fait que ce genre d'animation n'existe que depuis peu, il est difficile d'affirmer quel est le brickfilm le plus ancien. En effet, le premier brickfilm officiellement reconnu à ce jour ne dépend uniquement que de la définition exacte du terme brickfilm. Ce questionnement faisant encore l'objet d'un débat au sein de la communauté[1] : un court métrage ne doit il comporter uniquement des briques LEGO ? Ce court - métrage peut il comporter des séquences filmées en continues ? Le premier brickfilm est il réellement reconnu au moment où le projet démarre ou lorsque le brickfilm est fini d'être assemblé puis monté. Suivant ces questionnements, trois brickfilms se disputent la place :

  • Lindsay Fleavy étudiant en art à Perth en Australie entreprend en 1985 le travail préparatoire d'un story-boards de son nouveau projet : "The Magic Portal[5]". Ce brickfilm de seize minutes relate les péripéties de trois astronaute découvrant un portail magique au sein même de leur vaisseau. 1989, il termine le montage et la création de la bande sonore de sa nouvelle création réalisé sur des pellicules 16 mm.
  • Dave Lennie réalise en 1985, une animation utilisant des pièces LEGO qu'il appelle LegoMation (contraction de LEGO et Animation). Intitulé "The Original Movie", ce brickfilm de 52 secondes est d'avantage considéré comme test que du brickfilm à proprement parler, par l'absence total d'un scénario. Cependant, ce dernier reste la plus ancienne trace d’animation de LEGO à ce jour.
  • La société LEGO demande à l’entreprise hongroise Vianco Studio de réaliser en 1987 une série de sept films en stop-motion utilisant leurs produits LEGO. Ces sept épisodes de cinq minutes chacun traitent de sept sports (Haltérophilie, Football, Ski, Hockey, Gymnastique, Skateboard et Course de F1) sous un angle comique. Publiés sur cassette VHS, ils seront distribués à plusieurs reprises durant la prochaine décennie.

Parmi ces trois prétendant, seul Lindsay Fleavy participa à quelques festivals locaux durant les années qui suivirent. Tandis qu'il se fait embaucher par les plus grands cinéastes comme spécialiste dans le milieu de l'animation et des effets spéciaux (Matrix; Le Seigneur des Anneaux), ce dernier dut attendre l'avènement d'Internet pour parvenir à faire connaître ses créations au plus grand nombre. Posant les bases de ce type d'animation, son court-métrage commença à inspirer nombre d’amateurs, menant ainsi au succès des brickfilms de nos jours.

Les années 1990 : La prise de conscience du potentiel des briques[modifier | modifier le code]

Durant cette décennie, le matériel nécessaire à la production de ce type d'animation n'est pas encore à la porté de tous, les réalisateurs sont encore pour la plupart des étudiants dans le domaine du cinéma ou alors des studios d'animations à petit budget. Il s'agit avant tout de jeune cinéphile appartenant à la culture geek profondément marqué par les exploits cinématographiques de la saga "La Guerre des étoiles" souhaitant rendre hommage aux films qui ont inspirer leurs vocations et les ont poussé a travailler dans le monde du cinéma.

En 1990, sont fondés les Studios HARPO[6]. Ils réalisent leur premier brickfilm "Krieg der Steine" ( connu sous le titre de "Brick Wars", ou "La Guerre de la Brique"), très librement inspirée de "Star Wars", sorti en cinéma treize ans plus tôt. Sa particularité est que ce brickfilm allemand ne comporte pas vraiment de stop-motion. Il s'agit surtout d'un assemblage de séquences filmées, les véhicules étant mus par un fil de nylon et les personnages par une plaque attachée à leur pieds.

Dans même année, Kevin Burfitt réalise "StarLego[7]", un brickfilm reconstituant la célèbre scène de l'attaque du Tantive IV dans Star Wars.Il devient alors le tout premier d'une longue liste de brickfilm adaptant en version LEGO une scène de la saga "Star Wars". Le brickfilm ayant été créée avant la sortie des sets LEGO Star Wars, le réalisateur a su se débrouiller en adaptant en LEGO les différents personnages et lieux, parfois non sans humour.

Il faut ensuite attendre cinq ans pour avoir à nouveau la trace d’un brickfilm. Matti von Lauri Beramsigh, âgé à l’époque de 16 ans, sort en 1995 "Natural Born Legomen[8]". Se voulant un hommage au film de Oliver Stone : "Natural Born Killers" sorti l’année précédente, ce brickfilm est entièrement filmé et monté sur VHS-C.

Fort de cette première expérience, huit ans après "Krieg der Steine", Harpo Studios réalise en 1998 "Ein Koenig Reich" (L'Empire d’un Roi) un brickfilm humoristique long de 12 minutes, racontant l’histoire d’un homme qui veut devenir roi. Le succès à l'époque de ce court - métrage d'animation disponible gratuitement par téléchargement, les a amené à créer d’autres brickfilms après les années 2000. Tout comme Dave Lennie qui s’associe avec Andy Boyer pour former WDLN.tv [9]et réaliser "Oh Well", un LegoMation de 12 minutes. Ensemble entre 1990 et les années 2000, ils réaliseront d'autres LegoMation de durée variable allant pour certain jusqu'à une demi heure.

Malgré le fait qu'il devient possible de réaliser de nos jours des films amateurs avec des effets spéciaux égalant ceux de l'industrie cinématographique, aujourd'hui encore une des limites empêchant la réalisation de certain projet reste l'absence de moyen logistique. En effet, les scènes de bataille avec ces milliers de figurants, les décors exotiques grandioses, la gestion de acteurs sont des problèmes qui peuvent être résolue par l'utilisation de milliers de briques autres mini - figurines. Rapidement, les réalisateurs amateurs ont pris conscience du potentiel de ces briques pour assouvir leurs projets artistiques expliquant en partie l'intérêt des réalisateurs amateurs pour ce genre d'animation au début des années 1990.

Les années 2000 : L'avènement d'Internet et l'âge d'or dans le domaine du brickfilm[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Maxime BACONNAIS, Bruno LEFEVRE, Robin BLAISOT, Titouan PONSOT, « Accueil • Brick à Brack », sur brick-a-brack.com (consulté le 1 août 2015)
  2. « GiantScreamingRobotMonkeys :: MonkeyJam », sur www.giantscreamingrobotmonkeys.com (consulté le 1 août 2015)
  3. Administrator, « Home », sur www.stopmotionpro.com (consulté le 1 août 2015)
  4. « Le doublage libre », sur www.doublagelibre.com (consulté le 1 août 2015)
  5. « The Magic Portal », sur rakrent.com (consulté le 1 août 2015)
  6. (en) « Studio Harpo », sur Brickfilm,‎ 1990 (consulté le 31 juillet 2015)
  7. (en) « StarLego »
  8. {{Ouvrage}} : paramètre titre manquant (lire en ligne)
  9. « LegoMation », sur wdln.tv (consulté le 1 août 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]