Brice Fleutiaux

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Brice Fleutiaux
Vladimir Putin with Brice Fleutiaux-1.jpg
Brice Fleutiaux et Vladimir Poutine le 12 juin 2000.
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Brice Fleutiaux est un journaliste et reporter photographe indépendant français, né le à Toulouse et mort le à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

En septembre 1989, Brice Fleutiaux part au Cambodge pour couvrir le retrait unilatéral des troupes vietnamiennes du pays au cours du conflit cambodgien[1].

Entre 1990 et 1992, il est basé à Bangkok, d’où il collabore avec l'agence de presse Reuters[1].

Pendant quatre années, il s’installe en Roumanie, et participe à la création d’un journal[1].

Il effectue de nombreux reportages photo sur les conflits armés du monde entier au Cambodge, en Inde, Bangladesh, Viêt Nam, ex-Yougoslavie, Sri Lanka, Guinée Conakry et en ex-Yougoslavie[2], qui sont diffusés par les agences Cosmos, Vu et Sipa Press[1].

Otage en Tchétchénie[modifier | modifier le code]

En 1999, Brice Fleutiaux souhaite témoigner des événements dans cette région reculée où les milices séparatistes tchétchènes sont en guerre contre l’armée russe[3].

Le 28 septembre 1999 il décolle de Toulouse pour la Turquie sous le couvert d’une randonnée dans les montagnes géorgiennes. Il veut entrer clandestinement en territoire tchétchène[4].

Il est enlevé le à Grozny en Géorgie, juste avant d’avoir atteint son but, par une bande tchétchène.

Il est libéré le après huit mois de détention dans les caves et sous les bombes[3], en échange d'un chef de guerre tchétchène et de garanties de sécurité pour d'autres combattants[5]. Il est reçu longuement par le président Poutine au Kremlin et rentre en France le lendemain [6].

Il raconte dans un livre, Otage en Tchétchénie, sa condition d'otage, et le combat mené en France par sa famille et les journalistes de Reporters sans frontières pour obtenir sa libération[3].

À la suite de ces événements Brice Fleutiaux est « victime d’une dépression nerveuse, tourmenté par des problèmes personnels amplifiés par les épreuves qu’il a traversées »,[2] et finit par se donner la mort le à Paris à 33 ans[3].

Postérité[modifier | modifier le code]

Perpignan, qui accueille chaque année le festival international de photojournalisme Visa pour l’Image, a donné son nom à une allée de la ville[7].

Publication[modifier | modifier le code]

  • Otage en Tchétchénie, Robert Laffont, Paris, 2001, (ISBN 2221093631)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Extrait de biographie photographique », sur Site officiel de Brice Fleutiaux,
  2. a et b « Décès de Brice Fleutiaux, otage-témoin en Tchétchénie », sur Le Monde,
  3. a b c et d Clarisse Vernhes, « Tchétchénie - Brice Fleutiaux s'est donné la mort », sur Radio France Internationale,
  4. Brice Fleutiaux otage et reporter, Manuelle Calmat, Affaires sensibles, France Culture, .
  5. « Le photographe Brice Fleutiaux, - ex-otage en Tchétchénie, - s’est donné la mort », sur L’Orient-Le Jour,
  6. Damien Roustel, « Brice Fleutiaux raconte son calvaire », sur L’Humanité,
  7. « Plan de l’Allée Brice Fleutiaux (Perpignan) », sur Gralon (consulté le 15 décembre 2021)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Podcast[modifier | modifier le code]

Vidéogramme[modifier | modifier le code]