Breuilaufa

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Breuilaufa
L'église et l'ancienne commanderie.
L'église et l'ancienne commanderie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Bellac
Canton Bellac
Intercommunalité Communauté de communes Élan Limousin Avenir Nature
Maire
Mandat
Franck Maître
2014-2020
Code postal 87300
Code commune 87022
Démographie
Gentilé Breuilaufais
Population
municipale
140 hab. (2014)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 02′ 36″ nord, 1° 06′ 20″ est
Altitude Min. 236 m – Max. 315 m
Superficie 4,6 km2
Localisation

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Breuilaufa

Breuilaufa (Lo Bruèlh au Fag en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Breuilaufais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Breuilaufa en Haute-Vienne.

C'est une très petite commune du nord de la Haute-Vienne. Elle compte environ 154 habitants. On peut y voir une église gothique comportant quelques éléments romans (chapiteaux du chœur), principalement connue pour sa statue en cuivre doré en partie émaillé de la Vierge à l'Enfant (de nouveau exposée dans l'église depuis la rénovation de celle-ci en 2012), ainsi qu'une commanderie des hospitaliers partiellement restaurée.

Communes limitrophes de Breuilaufa
Berneuil
Blond Breuilaufa
Vaulry Chamboret

Histoire[modifier | modifier le code]

D'après certaines traditions, le nom Breuilaufa viendrait du breuil aux fées, soit la forêt aux fées : on raconte que deux paysans ont vu un soir des fées dans la forêt de la commune. Il est beaucoup plus probable qu'il s'agissait en fait du bois des hêtres, brolium fagi.

Ce nom viendrait du celte brogilo, petit bois, du latin brogilus, de l’occitan brolh,  bruelh ainsi que de l’occitan fau et du latin fagum, le hêtre. Littéralement ’’petit bois de hêtres’’[2].

Le village doit son existence à l'installation d'une commanderie des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem[3] qui construisirent probablement à la fin du XIIe ou au XIIIe siècle une église et une demeure pour le commandeur, dont le manoir de la fin du Moyen Âge, existant encore à côté de l'église, est l'évolution. Cette commanderie qui faisait partie de la langue d'Auvergne devint plus tard un membre de la commanderie du Palais (Limoges)[4].

Dans le courant du XIIIe siècle, l'église fut décorée d'un ensemble d'objets en orfèvrerie de cuivre, émaillé ou non, fabriqués à Limoges. Beaucoup étaient encore conservés au XVIIe siècle (pyxide, reliquaires, croix, chandeliers, etc.). Il ne reste aujourd'hui que l'extraordinaire Vierge à L'Enfant en bois recouvert de cuivre doré (MH), peut-être à l'origine une vierge eucharistique, qui fut longtemps conservée en tant que statue de dévotion.

La commune, très petite, a vu son école communale fermée il y a quelques années, au profit de celles des communes voisines de Cieux, Chamboret et Vaulry.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Breuilaufa (Haute-Vienne).svg

Les armoiries de Breuilaufa se blasonnent ainsi :

D'or aux trois hêtres terrassés de sinople, au chef de gueules chargé d'une croix d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  2008 Serge Léger    
2008 en cours Franck Maître [6]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 140 habitants, en diminution de -5,41 % par rapport à 2009 (Haute-Vienne : 0,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
207 201 216 208 203 225 210 240 253
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
224 189 188 190 220 263 269 255 257
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
266 218 210 195 193 177 184 163 140
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
114 105 100 75 88 117 127 148 140
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006 [10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jean-Baptiste[11],[12] : l'édifice date du XIIIe siècle. Des chapiteaux datant peut-être du XIIe siècle sont réemployés dans le chœur, seule partie voûtée. La voûte de la nef s'est en effet écroulé avec une partie du clocher au XVIIe siècle et n'a jamais été reconstruite. Cet accident explique les remaniements du clocher mur et de la façade occidentale.
  • Vierge à l'Enfant en cuivre doré, XIIIe siècle (présentée dans l'église).
  • Deux des dolmens de la Betoulle[13].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

- J. F. Boyer, V. Notin, « L’église hospitalière de Breuilhaufa et « l’image de Notre-Dame en bosse de bronze doré fort biau » », Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, t. 130, 2002, p. 55-90.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 10 mars 2011)
  2. http://www.nieuletalentoursenlimousin.fr/le-musee/notre-territoire/toponymie/nouvel-article-186.html
  3. Jean-Marc Roger, « La réforme de l'Hôpital par Jean XXII : Le démembrement des prieurés de Saint-Gilles et de France (21 juillet 1317) », dans Helen Nicholson, On the Margins of Crusading : The Military Orders, the Papacy and the christian world, Ashgate, , 4e éd., 224 p. (ISBN 978-1-4094-3217-3, présentation en ligne), p. 109 (note 51)
    En 1310, le frère Aimery Marchès ou Marchais était commandeur des maisons de l'Hôpital de Bourganeuf et de Breuilaufa : « religioso viro, fratre Aymerico March. preceptore domorum Hospitalis Sancti Johannis Jherosolimitani de Burgo novo et Brolhio Ffagi ».
  4. Marie-Claire Pontier, « Inventaire analytique des archives départementales de la Haute-Vienne: 39 H - Fonds des Commanderies de l’ordre de Malte (1195-1791) », sur www.archives.haute-vienne.fr,‎ (consulté le 21 mars 2016)
    Au moins depuis 1447 où on trouve frère Louis Mancarius, commandeur du Palais, de Breuilaufa et de Puybonnieux (39 H 27).
  5. (fr) « Les maires de la commune » (consulté le 10 mars 2011)
  6. (fr)[PDF]Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. (fr) « Église à Breuilaufa », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 10 mars 2011)
  12. (fr) « Vierge à l'enfant », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 10 mars 2011)
  13. (fr) « Dolmens n° 3 et 4 de la Betoulle », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 10 mars 2011)