Brette

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Brette
Brette
Brette
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Intercommunalité Communauté de communes du Diois
Maire
Mandat
Hervé Reynaud
2020-2026
Code postal 26340
Code commune 26062
Démographie
Gentilé Brettois, Brettoises
Population
municipale
38 hab. (2018 en augmentation de 5,56 % par rapport à 2013)
Densité 2,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 35′ 19″ nord, 5° 18′ 41″ est
Altitude Min. 514 m
Max. 1 605 m
Superficie 15,50 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Diois
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Brette

Brette est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Cette commune de la Drôme provençale est située à environ 60 kilomètres au sud-est de Valence et à mi-chemin entre les sous-préfectures de Die et de Nyons. Brette est situé à 4 km de Saint-Nazaire-le-Désert.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Brette : ruisseau qui a sa source au domaine de Marasine (commune de Volvent), traverse celle de Brette, et se jette sur celle de Pradelles dans la Roanne, après 10,5 kilomètres de parcours. En 1891, il a une largeur moyenne de 10 m, une pente de 368 m, un débit ordinaire de 1,20 m3, extraordinaire de 75 m3[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Brette est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (94,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (97,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (53 %), forêts (41,3 %), zones agricoles hétérogènes (5,3 %), prairies (0,4 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune, composée de deux hameaux, s'accroche au versant ouest de la Servelle 1 616 m, le point culminant.

  • Le hameau du Monestier est le premier groupe de maisons traversé par la route de Saint-Nazaire-le-Désert. S'y trouvent la mairie, l'église, le cimetière et la salle communale.
  • La route passe près de la ferme des Villards.
  • Le hameau des Reynauds.
  • Il y a aussi une ferme au lieu-dit les Ravaux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[1] :

  • 1168 : Breta (cartulaire des Templiers), (Ernest Nègre l'a mentionné[9]).
  • 1347 : mention du lieu-dit Brette Vieille : Castrum de Breta (Valbonnais, II, 550).
  • 1509 : mention du ruisseau : Ripparia Bretta (archives de la Drôme, E 2525).
  • 1665 : mention du lieu-dit Brette Vieille : Brette (archives de la Drôme, B 195).
  • XVIIIe siècle : mention du ruisseau : La Ribière (carte de Cassini).
  • 1891 : Brette, commune du canton de La Motte-Chalancon dont le chef-lieu est au hameau du Monestier.
  • 1891 : Brette Vieille, village ruiné de la commune de Brette. Ancien chef-lieu de la paroisse et seigneurie de Brette.

Étymologie[modifier | modifier le code]

L'origine de ce toponyme reste obscur. Certains toponymistes comme Ernest Nègre évoquent parfois le domaine d'un nommé Britto ou Brittus, mais cela ne convient pas à la forme ancienne Bretta[réf. nécessaire].

Notons que dans le département, plusieurs lieux portent ce nom : une ferme (et quartier) de la commune de Chabrillan, un hameau de la commune de Miscon, une ferme (et quartier) de la commune de Piégros-la-Clastre. Nous pouvons peut-être ajouter le toponyme Bret : un mont de la commune de Die, un ravin de la commune de La Roche-Saint-Secret, un quartier de la commune de Romeyer[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Sur une hauteur au nord du hameau des Reynauds se trouve l'emplacement d'une construction dite Brette Vieille dont il ne reste que très peu de traces[réf. nécessaire].

  • Brette Vieille était l'ancien chef-lieu de la paroisse et de la seigneurie de Brette[1].

La seigneurie[1] :

  • Fief des évêques de Die.
  • Possession des Artaud d'Aix jusqu'à la fin du XIVe siècle.
  • Passe aux Poitiers-Valentinois.
  • Passe aux Saussac.
  • Passe aux Leydet.
  • Vers 1519 : passe (par mariage) aux Eurre.
  • 1675 : passe (par mariage) aux Vesc, derniers seigneurs.

Le prieuré (Le Monestier)[10] : avant la Révolution : prieuré de bénédictins, dépendant de l'abbaye de Cruas et dont le titulaire était décimateur dans la paroisse de Brette.

  • XIVe siècle : Prioratus de Breta (pouillé de Die).
  • 1449 : Prioratus de Bretta (pouillé hist.).
  • 1661 : Le Monestier de Nostre-Dame de Brette (archives de la Drôme, B 201).
  • 1891 : Le Monestier, village, chef-lieu de la commune de Brette.
Plaque commémorative du partage du cimetière

1636 : catholiques et protestants s'entendent pour le partage du cimetière avec deux portes d'entrée, côté église pour les catholiques, côté nord-ouest pour les protestants (cf. la plaque fixée sur le mur du cimetière).

Avant 1790, Brette était une communauté de l'élection de Montélimar, subdélégation de Crest et du bailliage de Die, formant une paroisse du diocèse de Die, dont l'église, dédiée à Notre-Dame, et les dîmes appartenaient au prieur du lieu (voir Le Monestier)[1] :

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, Brette forma conjointement avec Pradelles et Gleyzolles une municipalité du canton de Saint-Nazaire-le-Désert, mais la réorganisation de l'an VIII en a fait une commune distincte du canton de la Motte-Chalancon[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Gérard Blache    
2014 En cours
(au 31 octobre 2014)
Hervé Reynaud[11] SE Agriculteur

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2018, la commune comptait 38 habitants[Note 2], en augmentation de 5,56 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
237216222239194228253239254
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
210188201195198192174172160
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1501531461079779787563
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
554531322732313339
2018 - - - - - - - -
38--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Randonnées (possibilité de se faire accompagner par un guide de moyenne montagne)[réf. nécessaire].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : pâturages (caprins, ovins), lavande / Produit local : fromage Picodon[16].

L'économie est essentiellement agricole : lait et fromage de chèvre (comme le picodon), la culture de la lavande, les noix, l'élevage de brebis sur le plateau de la Servelle, la cueillette du tilleul, etc.[réf. nécessaire].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Environnement sauvage et aride[16].
  • La Servelle qui offre un beau point de vue sur toute la région : au nord le Vercors, au sud le mont Ventoux, à l'ouest les Trois Becs et à l'est les Écrins.
  • Point de vue sur la vallée de la Roanne depuis le Pas de l'Échaillon.
  • Site du village perché de Monestier[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Grotte de la « Beaume Sourde »[réf. nécessaire].
  • Le scialet appelé « Trou de la Servelle », qui débouche, selon la légende, dans une fontaine à Saillans (à 25 km)[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

En août 1995, le funambule Henry's a traversé la vallée de la Brette, entre le Monestier et le col du Parquet, sur un câble en acier[réf. nécessaire].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Brette possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.


Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 50 (3 articles).
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume 1, page 620, (id).
  10. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 222.
  11. Brette sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 31 octobre 2014).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. a b c d et e Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Brette.