Brenda Milner

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Brenda Milner
Portrait de Brenda Milner

Brenda Milner.

Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata (99 ans)
à ManchesterVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité Canada
Royaume-UniVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Université McGill et Newnham CollegeVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession Neuroscientifique (en), psychologue et professeur d'université (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Université McGillVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Membre de la Royal Society (en), prix Kavli en neurosciences (d) (), compagnon de l’ordre du Canada (d), officier de l'ordre national du Québec (d) (), grand officier de l'ordre national du Québec (d) (), prix Wilder-Penfield (), prix Balzan (), prix Gairdner (), NAS Award in the Neurosciences (en) (), Pearl Meister Greengard Prize (en) (), Karl Spencer Lashley Award (en) (), William James Fellow Award (en) (), temple de la renommée médicale canadienne (), Prix de Plasticité neuronale (d) (), Dan David Prize (en) () et prix APA pour une contribution scientifique remarquable à la psychologie (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de Royal Society, Académie nationale des sciences, Académie américaine des arts et des sciences et Société royale du CanadaVoir et modifier les données sur Wikidata

Brenda Milner est une professeure canadienne de neuropsychologie née le à Manchester, Angleterre. Elle est considérée comme l'une des pionnières de la neuropsychologie cognitive, en particulier pour ses travaux avec le patient HM sur le rôle du lobe temporal du cerveau dans les mécanismes de la mémoire épisodique. En 2013, elle détient plus de 20 titres honorifiques et poursuit ses recherches, même si elle est nonagénaire[1]. Elle est surnommée « La grande dame de la mémoire »[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Brenda Milner est née à Manchester en 1918. Son père était critique musical et pianiste, alors que sa mère était une cantatrice. Son père s'occupe lui-même de la première éducation de sa fille[3]. Elle commence l'école à huit ans, après la mort de son père[4].

Milner intègre le collège pour les femmes de Newnham à Cambridge en 1936. Elle se fait recruter par la Royal Air Force pour travailler dans un laboratoire de recherche sur les radars. Elle s'installe avec son mari rencontré dans la Royal Air Force en 1944.

Elle a obtenu son Ph.D. sous la supervision du professeur de psychologie Dr Donald Hebb à l'Université McGill en 1952.

Elle s'est jointe au Dr Wilder Penfield à l'Institut et hôpital neurologiques de Montréal en 1950 et a publié des articles marquants avec Penfield et William Scoville en 1957 et en 1958.

Brenda Milner est reconnue pour plusieurs aspects de la mémoire. Le premier aspect est son observation chez des patients dont les opérations ont causé des troubles de la mémoire très importants. Vers le milieu des années 1950, elle se rend aux États-Unis pour rencontrer HM (de son vrai nom Henry Molaison). Elle a suivi ce patient pendant 30 ans.

Elle utilise le test du dessin dans le miroir avec HM, test utilisé pour étudier l'apprentissage moteur[5]. Avec ces recherches, Milner démontre qu'il existe différents types de mémoires dans le cerveau, notamment la mémoire procédurale et la mémoire épisodique. Elle a aussi démontré que la mémoire à court terme pouvait être conservée chez quelqu'un qui présente un syndrome amnésique.

Dans les années 1980, elle réalise une série d'études pour mettre en évidence la dissociation entre l'hémisphère gauche et hémisphère droit.

En 2009, elle est professeure de psychologie (chaire Dorothy J. Killam) à l'Institut et hôpital neurologiques de Montréal et au Département de neurologie et neurochirurgie de l'Université McGill.

Fondation[modifier | modifier le code]

Brenda Milner a créé une Fondation qui appuie les chercheurs post-doctoraux à l'Institut de neurologie de Montréal.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Dr. Brenda Milner », Canadians for Health Research, (consulté le 14 mai 2013).
  2. « Brenda Milner, Madame mémoire », Les années lumière, ICI Radio-Canada Première (consulté le 28 mars 2017).
  3. Lisa-Marie Gervais, « L'entrevue - Le privilège de survivre », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  4. « Brenda Milner, neuropsychologue (1918-) | Femmes savantes, femmes de science », sur femmessavantes.pressbooks.com (consulté le 28 mars 2017).
  5. « La neuropsychologue Brenda Milner et les secrets de la mémoire », 150 ans de science au Canada, ICI Radio-Canada Première (consulté le 28 mars 2017).

Liens externes[modifier | modifier le code]