Aller au contenu

War-Sav – Gauche indépendantiste bretonne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Breizhistance)
War-Sav – Gauche indépendantiste bretonne
Image illustrative de l’article War-Sav – Gauche indépendantiste bretonne
Logotype officiel.
Présentation
Porte-paroles Gael Roblin
Éric Bainvel
Fondation 1983 : Emgann
2009 : Breizhistance – Parti socialiste de Bretagne
2020 : War-Sav – Gauche indépendantiste bretonne
Journal "Bretagne-Info" (Actuel)
Combat breton (Inactif)
Positionnement Extrême gauche
Idéologie Nationalisme breton
Anticapitalisme
Socialisme démocratique
Républicanisme breton[1]
Couleurs Rouge et noir
Site web bretagne-info.bzh

War-Sav – Gauche indépendantiste bretonne, anciennement Emgann, puis Breizhistance – Parti socialiste de Bretagne, est un mouvement nationaliste breton d'extrême gauche créé en 1983.

Emgann est fondé en 1983. Michel Herjean participe à la création[2].

Il se définit alors comme « socialiste autogestionnaire et indépendantiste breton ». Il est perçu par tous les observateurs comme un mouvement d'extrême gauche[3]. Il est anticapitaliste et participe régulièrement à des mobilisations contre le Front national, mais aussi à la marche des fiertés LGBT de Rennes[réf. nécessaire]. Il a été créé par d'anciens prisonniers indépendantistes bretons FLB/ARB amnistiés en 1981, par d'anciens membres du Strollad pobl vreizh[4] et des militants des KAD Kuzulioù an Distaoliadeg-Comités Amnistie Bretagne) après la mutation du mouvement breton provoquée par l'arrivée de la gauche française au pouvoir en 1981.

En , après l'attentat du McDonald de Quévert, près de Dinan, qui provoque la mort d'une jeune employée, plusieurs militants de l'Emgann, considéré par les enquêteurs comme la vitrine légale de l'Armée révolutionnaire bretonne (ARB), sont mis en examen[3]. En , les trois principaux accusés sont acquittés[5]. Un militant écope d'une condamnation à trois ans de prison pour « association de malfaiteurs »[3].

Emgann devient Breizhistance, Parti socialiste de Bretagne[6].

Tentatives de création d'un nouveau mouvement

[modifier | modifier le code]

Emgann-MGI décide également de mettre en retrait le nom du parti pour les élections municipales et cantonales de 2008 et ses militants font partie de listes de gauche sous le sigle Breizhistance[7].

Création de Breizhistance

[modifier | modifier le code]

Lors d'un congrès à Fougères en octobre 2009, les militants les plus actifs et des jeunes nouvellement arrivés tentent de lancer une nouvelle organisation politique, Breizhistance, avec l'objectif d'intégrer Emgann dans la nouvelle structure. Malgré un vote majoritaire, une minorité nostalgique de l'époque 80-90 refuse le processus et décide de maintenir Emgann en vie et dissocié de Breizhistance[réf. nécessaire].

Le mouvement fait une liste commune avec le Nouveau Parti Anticapitaliste en 2015[8].

Quelques mois avant ce congrès Gaël Roblin, figure historique du mouvement, faisait part de sa volonté de créer une nouvelle structure à l'occasion des élections régionales de 2010 en proposant une alliance avec d'autres nationaliste bretons allant du Parti breton au maire autonomiste Christian Troadec[9]. Avant finalement, à la suite de désaccords, de soutenir et présenter des candidats sur la liste d'Europe Écologie Les Verts[réf. nécessaire].

Emgann maintenu

[modifier | modifier le code]

La seule activité publique d'Emgann depuis la création de Breizhistance est en 2012 une commémoration patriotique en Irlande[10]. Emgann est principalement animé par Reun Le Diguerher, mort en [11], membre de l'association Kelc'h An Dael pour la remise en place du Parlement de Bretagne[12].

Création de War-Sav

[modifier | modifier le code]

War-Sav est lancé en 2021[13].

Résultats électoraux

[modifier | modifier le code]
  • 1989 : aux élections municipales une liste conduite par Herve ar Beg, militant d'Emgann, atteint les 9,8 % à Guingamp.
  • Mars 2004 : aux cantonales, en plein procès « attentats en Bretagne 1993-2004 », Emgann présente deux candidats dans les Côtes-d'Armor : Gaël Roblin alors en cours de jugement à Paris, obtient 2,90 % des suffrages à Plouagat ; Fulup Kadored atteint 5,04 % à Bourbriac. À Pont-Croix, Elisabeth Kerloc'h obtient 2,18 %. À Nort-sur-Erdre, (Loire-Atlantique), Morvan Coarer devance la candidate du PCF avec 2,59 % des voix.
  • 2008 : aux élections cantonales, Emgann présente cinq candidats sous l'étiquette Breizhistance en alliance avec la LCR dans certains cantons et obtient les scores suivants :
    • Saint-Julien-de-Vouvantes (pays nantais) : 6,36 % ;
    • Vertou Vignoble (pays nantais) : 2,56 % ;
    • Antrain (pays de Fougères) : 5,74 % ;
    • Belle-Isle-en-Terre (Trégor) : 9,11 % ;
    • Quimper 1 : 2,7 %.

Thèmes et implantation

[modifier | modifier le code]
Ancien logo de l'Emgann.

Le mouvement s'est essoufflé après les affaires de terrorisme ayant abouti à l'emprisonnement de son porte-parole de la fin des années 1990, Gaël Roblin. L'activité du mouvement s'est principalement concentrée autour du soutien aux prisonniers politiques bretons entre 2000 et 2005[14].

Liens possibles avec l'Armée révolutionnaire bretonne

[modifier | modifier le code]

Plusieurs membres de cette organisation ont été interpellés lors de l'affaire de Plévin ; certains ont été condamnés[réf. nécessaire]. D'autres[réf. nécessaire] ont été interpellés dans le cadre de l'enquête et de l'instruction sur l'affaire de Quévert. Aucun d'eux n'a été condamné dans ce dernier dossier: En , les quatre militants poursuivis sont acquittés pour ce fait. Le parquet fait appel de trois de ces quatre acquittements[15], mais l'appel est jugé irrecevable en [16]. Le parquet s'est pourvu en cassation contre cet arrêt, la Cour de cassation lui a donné tort. Les militants poursuivis sont donc définitivement blanchis[17].

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. (en) « Quelle organisation pour la Gauche Indépendantiste ? », sur calameo.com (consulté le ).
  2. « Lannion. Nécrologie : Michel Herjean avait combattu sur tous les fronts pour la Bretagne », sur actu.fr, (consulté le )
  3. 1 2 3 Antoine Copra, La face sombre de l’affaire des médecins cubains de Guingamp, lepoint.fr, 21 février 2024
  4. Michel Nicolas, Bretagne, un destin européen ou La Bretagne et le fédéralisme en Europe, Presses universitaires de Rennes, , 310 p. (ISBN 9782868476388, présentation en ligne), p. 104
  5. L'attentat du McDo de Quévert rejugé à Paris, ouest-france.fr, 15 novembre 2008
  6. « Emgann devient « Parti socialiste de Bretagne » », Ouest-France, (lire en ligne Accès libre)
  7. « Nouveau sigle pour Emgann : Breizhistance ! », sur Maville.com,
  8. « NPA et Breizhistance. Une liste commune », sur Le Télégramme, (consulté le )
  9. Nicolas Legendre et Gaël Roblin, « Gaël Roblin : pour Emgann, les régionales sont "une excellente opportunité" »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur Le mensuel du golfe du Morbihan, (consulté le ).
  10. « http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=23297 »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?)
  11. « Décès de Reun Le Diguerher, militant et figure du mouvement indépendantiste breton », sur leflochingtonpost,
  12. « Ils créent un "parlement de Bretagne" », sur France 3 Bretagne, (consulté le )
  13. « Collage géant, foot queer… À Quimper, War-sav ! revient pour lutter contre les violences », sur brest.maville.com (consulté le )
  14. Eric Conan, « Les autonomistes soufflent sur la Breizh », LExpress.fr, (lire en ligne, consulté le )
  15. Yan Gauchard, « Attentats de Quévert et de Pornic : trois hommes rejugés en appel », Presse-OCéan, (lire en ligne).
  16. Ouvert le lundi , le procès en appel tourne court, la cour d'assises spéciale ayant « jugé irrecevable l'appel du ministère public, le parquet général ayant cinq jours pour se pourvoir en cassation » Ouest-France, , p. 1, 4 et 6.
  17. « Les trois militants bretons définitivement acquittés », Le Télégramme, (lire en ligne).
  • Journal du mouvement de libération nationale du peuple breton pour le socialisme. Du numéro 0 de 1983 au numéro 63 de 1991

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]