Breilly

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Breilly
L'église Saint-Sulpice.
L'église Saint-Sulpice.
Blason de Breilly
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Ailly-sur-Somme
Intercommunalité Communauté de communes à l'Ouest d'Amiens
Maire
Mandat
Étienne Pecquet
2014-2020
Code postal 80470
Code commune 80137
Démographie
Gentilé Breillois/Breilloise
Population
municipale
478 hab. (2014)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 56′ 02″ nord, 2° 10′ 45″ est
Altitude Min. 12 m – Max. 101 m
Superficie 5,7 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.breilly.fr/


Breilly est une commune française, située dans le canton de Picquigny, le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Breilly est située à environ 10 kilomètres à l'Ouest de la ville d'Amiens, dans la vallée de la Somme, le long de la route départementale RD 1235 (ancienne route nationale 235).

Communes limitrophes de Breilly
La Chaussée-Tirancourt
Picquigny Breilly Ailly-sur-Somme
Picquigny et Ailly-sur-Somme

Natures des sols[modifier | modifier le code]

La vallée est constituée de tourbe qui était autrefois exploitée pour le chauffage particulier. Le plateau est constitué de calcaire.

Relief[modifier | modifier le code]

Le bourg est situé dans la vallée (12 mètres d'alt.), alors que la plus grande partie du territoire de la commune s'étend sur le plateau de la rive gauche de la Somme (jusqu'à 101 mètres d'alt.).

Transports[modifier | modifier le code]

Breilly est traversée d'est en ouest par la route départementale RD 1235 (ancienne route nationale 235), reliant Amiens et Abbeville. La route de Fourdrinoy (RD 212) part de Breilly et rejoint Fourdrinoy.
La commune est traversée d'est en ouest par la voie ferrée reliant Amiens à Boulogne, mais le train ne s'y arrête pas... La gare la plus proche est à Ailly-sur-Somme (2km).
Le canal de la Somme (qui ne fait qu'un avec la Somme en cet endroit) traverse la commune d'est en ouest.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Voici diverses dénominations connues pour la commune[1] : Braili (1120), Braily (1279), Brely (1579), Bresly (1612), Brilly (1638), Bresly (1648), Brailly (1648), Breilly (1692), Brailli (1733).
  • Voici un extrait d'une coupure de presse du Journal de Picquigny de 1900[2] :

« Braili en 1120 et Braily en 1301 [...]. Il est constant que la nature du sol sur lequel se fondait un établissement a souvent servi de racine pour la composition de son nom. De même que Bray-sur-Somme et Bray-lès-Mareuil, Breilly se trouve dans la vallée de la Somme. Le nom de Breilly pourrait partiellement exprimer sa situation dans le fond d’une vallée et être synonyme des noms de lieux Bray, Brie, Broye placés comme notre village, dans des bas fonds aquatiques, dans la boue, d’autant plus que le mot celtique Bray qui semble former la racine de Breilly signifie boue, terre humide, marécage. Le document le plus ancien qui fasse mention de Breilly est une charte d’Enguerrand, évêque d’Amiens, de l’an 1120. »

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Voici un article du Journal de Picquigny du 22 juillet 1900 :

L’origine de cette localité doit être de beaucoup antérieure au XIIe siècle. Son nom l’atteste, ainsi que les instruments de silex et de bronze que l’on a trouvés sur son territoire.

Voici la référence des sources:
- "les trappistes du Gard, près de Picquigny, diocèse d'Amiens", Abbé J. Hardy, 1840, pages 32-36.
- "Histoire des Trappistes du Val-Sainte-Marie diocèse de Besançon", Waile, 1843, pages 260-279.

Trente Glorieuses[modifier | modifier le code]

Le 3 juin 1951 eut lieu l'inauguration du monument à la mémoire de la 13e division d'infanterie, en présence de Max Lejeune, secrétaire d' État aux Forces Armées, député de la Somme et maire d'Abbeville. La construction de ce monument fut financée par une souscription publique qui concerna les communes de Ailly-sur-Somme, Argœuves, Bougainville, Bovelles, Breilly, Briquemesnil, Cavillon, Clairy-Saulchoix, Dreuil-lès-Amiens, Ferrières, Fluy, Fourdrinoy, Guignemicourt, La Chaussée-Tirancourt, Oissy, Picquigny, Pissy, Quevauvillers, Revelle, Saint-Pierre-à-Gouy, Saint-Vaast-en-Chaussée, Saisseval, Saveuse, Seux et Vignacourt. L'implantation du monument fut fixée après discussion sur le territoire de la commune de Breilly, en bordure de la route Amiens-Abbeville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1800 1803 Jean-Baptiste de Gouy    
1803 1820 François Pecquet (père)   Agriculteur[4]
1820 1830 François Pecquet (fils)   Agriculteur
1830 1834 Alexis Bocquet   Agriculteur
1834 1853 Augustin Lescot   Agriculteur[4]
1853 1871 Jean-Baptiste Pecquet   Agriculteur
14 mai 1871 11 décembre 1890 Léonce Fougeron républicain conservateur Agriculteur[4]
18 janvier 1891 12 juillet 1897 Jean-Baptiste Rappe   Agriculteur[4]
29 août 1897 1925 Gabriel Pecquet   Agriculteur
17 mai 1925 1929 Eugène Finet   Courtier
19 mai 1929 1945 Gabriel Pecquet   Agriculteur
1945 1953 Charles Sailly   Agriculteur
1953 1958 Louis Fourdrinoy   Agriculteur[4]
1958 1959 Vulfran Carton   Agriculteur
1959 1971 Charles Sailly   Agriculteur
mars 1971 1986 Bernard Galliot   Expert Comptable[5]
1986 mars 1989 Claudine Galliot    
mars 1989 juin 1995 Alain Claudepierre   Dessinateur
juin 1995 mars 2008 Danielle Leroy   France Telecom
mars 2008 en cours
(au 6 mai 2014)
Étienne Pecquet   Retraité de l'armée
Réélu pour le mandat 2014-2020[6]

Longévité[modifier | modifier le code]

  • Le maire qui est resté le plus longtemps en place est de loin Gabriel Pecquet, avec 44 années aux affaires.
  • Arrivent ensuite Léonce Fougeron et Augustin Lescot avec 19 années.

Les "dynasties"[modifier | modifier le code]

  • Les Pecquet ont été maires pendant 94 années, sur 5 générations.
  • Les Galliot ont été maires pendant 18 années. Mme Galliot a remplacé son mari décédé en cours de mandat.
  • Après le décès de Léonce Fougeron, c'est son bras droit (régisseur de son exploitation agricole) qui est élu maire.

La mairie[modifier | modifier le code]

La mairie se situe au 38 route Nationale (voir les informations officielles de la commune sur le site du conseil général).

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 478 habitants, en augmentation de 0,84 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
320 369 455 449 486 465 472 517 503
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
518 527 510 490 472 479 469 431 416
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
431 428 414 377 395 399 376 364 418
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
389 403 419 434 434 462 472 464 478
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Années 1827-1899: coupure de presse de 1900[2]. On compte 230 âmes en 1698 (Pagès), 62 feux en 1763 (Expilly) et 329 habitants en 1783 (P.Daire)[2].

Détails concernant la collecte de 2007:
- 49,6 % d'hommes et 50,4 % de femmes
- Le taux de célibataire est de 28,5 %
- Les couples mariés représentent 57,1 % de la population
- les divorcés représentent 4,2 % de la population
- le taux de veufs est de 10,2 %

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Breilly Blason D'azur à la colline d'or mouvant du flanc senestre, au moulin à vent d'argent, maçonné de sable, ouvert essoré et ailé de gueules, brochant à senestre, accompagné d'un canard d'argent couché au milieu de brins d'herbe de sinople.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Breilly
De gueules à l'écusson d'or.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Sulpice[modifier | modifier le code]

- Le 7 octobre 1751 eut lieu la bénédiction d'une nouvelle cloche de l'église paroissiale, en présence de Ferdinand d'Albert, duc de Chaulnes, de la duchesse, née Bonnier de la Mosson, et de René Boistel, lieutenant général de la baronnie de Picquigny[11].

- L'église a été reconstruite en 1834. La toiture ainsi que les façades ont été rénovées récemment[12]. Deux photos sont disponibles sur « clochers.org ».

- L'église contient notamment un buste reliquaire de saint Sulpice en bois polychrome du XVIIIe siècle, classé au Patrimoine de France[13], attribué à Jean-Baptiste Carpentier.

- une description de l'église Saint-Sulpice dans un guide de 1848[14], dans une notice historique sur les villages, églises et châteaux sur le parcours du chemin de fer d'Amiens à Abbeville.

- À voir également, une étude sur les églises de la Somme au XIXe siècle.

Le cimetière[modifier | modifier le code]

Il est situé à côté de l'église Saint-Sulpice. Une étude sur les cimetières ruraux dans la Somme au XIXe siècle fait une référence amusante à un arrêté municipal de Breilly datant de 1805, stipulant que « nul ne pourra faire sécher du linge sur la clôture du cimetière ».

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Il est situé en face de l'entrée de l'église Saint-Sulpice.

Monument à la mémoire de la 13e division d'infanterie[modifier | modifier le code]

Ce monument, sous forme de simple stèle fut inauguré le 3 juin 1951. La stèle est située sur la route départementale entre Breilly et Picquigny, face aux étangs de Breilly. Le monument rend hommage aux morts de la 13e Division d'Infanterie, qui a combattu sur le front de la Somme en mai et juin 1940, avec cette dédicace :

« À la 13e division qui lutta héroïquement en ces lieux du 26 mai au . »

Le château de Breilly et la ferme[modifier | modifier le code]

Le château et la ferme attenante datent du milieu du XIXe siècle. Le château de style Louis XIII est en ruine après un incendie le [15].

Calvaire[modifier | modifier le code]

Il est situé au croisement de la route départementale et la route de Fourdrinoy.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Les sites aujourd'hui disparus :

Le moulin de Breilly[modifier | modifier le code]

Un moulin existait sur les hauteurs du village. Construit en 1890, il a été détruit en 1948-1949. Des membres de la famille Gaudouin étaient les derniers meuniers de Breilly[16].

La chapelle Saint-Louis[modifier | modifier le code]

Une chapelle a été nommée dans un recueil de 1865[17] mais son lieu d'implantation a été « oublié ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. "Mémoires" (page 165-166 ; Société des antiquaires de Picardie - Édition La Société, 1867).
  2. a, b et c coupure de presse, « Journal de Picquigny » du 22.07.1900, Archives Départementales de la Somme
  3. 3 photos aériennes (Ministère de la culture)
  4. a, b, c, d et e Décédé en cours de mandat
  5. Décédé accidentellement en cours de mandat
  6. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 11 avril 2014, p. 20.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Amiens, Arch. Dles, E supplt 999, fol 18
  12. « La fondation du patrimoine »
  13. « Buste-reliquaire de St-Sulpice à Breilly », sur le site de Patrimoine de France (consulté le 23 février 2011)
  14. Alfred Caron et Antoine Goze, Nouveau guide de l'étranger dans Amiens, 1848
  15. Philippe Seydoux, Gentilhommières en Picardie, Amiénois et Santerre, Édition de la Morande, 2003.
  16. Société des antiquaires de Picardie, Bulletin trimestriel, 1965 - page 115
  17. La Picardie. Publ. sous les auspices des académies et sociétés savantes des départements de la Somme, de l'Aisne [&c.]., Volume 11, 1865

Ouvrages[modifier | modifier le code]