Breaking the Habit

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Breaking the Habit
Single de Linkin Park
extrait de l'album Meteora
Sortie 14 juin 2004
Enregistré 2002
Durée 3 min 14
Genre Rock alternatif
Format CD
Auteur Mike Shinoda
Producteur Don Gilmore
Label Warner Bros.

Singles de Linkin Park

Pistes de Meteora

Breaking the Habit est le sixième et dernier single tiré de l'album Meteora, du groupe de rock alternatif Linkin Park.

Clip vidéo[modifier | modifier le code]

Le clip est entièrement réalisé en images de synthèse par le DJ Joe Hahn. Les dessins du clip sons de style manga.

Interprétation de la chanson[modifier | modifier le code]

La chanson traite probablement de problèmes de drogues ou de suicides, en effet, les vers du premier couplet : "Memories consumes/Like opening the wound" ou encor "You all assume/ I'm safe here in my room/ Unless I try to start again", peuvent se traduire par "Les souvenirs me consument/ Comme ouvrent des plaies" "Vous pensez/Que je suis en sécurité dans ma chambre/A moins que je n'essaie de recommencer"

Ce texte nous place donc dans la peau d'un personnage qui nous dit dès le début qu'il est torturé, en effet, les deux premiers vers évoquent des souvenirs douloureux, ses proches l'ont enfermé dans sa chambre dans l'espoir qu'il ne "recommencera pas".

Le clip, quant à lui, est réalisé de façon plutôt étrange, les dessins sont flous, volontairement grossiers et enlaidis, avec des plans rapides et parfois violents, comme si le groupe avait cherché à instaurer un sentiment de malaise dès le début. Son scenario nous emmène, à travers de la fumée, dans différents endroits de cette ville pour nous rendre témoins de plusieurs drames individuels.

Nous sommes donc plongés dans une ville futuriste remplie de building, d'engrenages et de pompes, après un rapide tour en ville, on nous emmène vers une maison sécurisée par la police, comme si un meurtre y avait été commis. Dans les plans suivants, un homme est vraisemblablement mort, tombé sur le toit d'une voiture. De la fumée sort de son nez.

Puis, nous nous infiltrons dans le bureau d'un grand PDG, le visage cerné. Ce dernier ouvre une valise pleine de seringues. La fumée nous montre alors le visage d'un homme pouvant représenter Chester Bennington.

Nous replongeons dans les tuyaux de la ville qui nous emmènent sur le plan d'une jeune femme, seule, se parlant à elle elle-même tandis que commence le refrain: "I don't want to be the one/The battle always choose/'cause inside I realize/That I'm the one confused"

Ce refrain nous apprend que la jeune femme est seule pour affronter ses propres problèmes.

La jeune femme écrit quelque chose: "I'm not..." Le reste de la phrase n'est pas révélé. Cette dernière, ne portant presque rien sur elle, se prend la tête comme si elle avait mal, le plan suivant nous révèle que le sol de son appartement est jonché de morceaux de verre et de boites de cachets. Cette dernière est vraisemblablement terrorisée tandis que le reste de sa phrase se révèle: "I'm nothing", phrase quelle raye de ses doigts ensanglantés.

Le clip nous transporte dans un autre endroit de la ville, toujours au travers de cette même fumée tandis que commence le deuxième refrain: "I don't know what's worth fighting for/Or why I have to scream/I don't know why I instigate/ And say what I don't mean/I don't know how I got this way/I know it's not alright/So I'm breaking the habit/I'm breaking the habit/tonight"

La deuxième partie de ce refrain nous montre directement la souffrance de ce personnage, il doute et nous dit qu'il a fait des choses qu'il regrette.

Nous sommes maintenant dans une chambre et le clip nous suggère une certaine violence, un homme y rentre et ouvre une valise qui se trouvait sur la table tandis que des images vives, rouges et indescriptibles viennent perturber la scène. Puis, nous repartons aussitôt dans l'entrée d'un appartement ou d'un bureau, une femme s’appuie dessus, comme si elle pleurait tandis qu'un homme entre, mais celle-ci folle de rage le renvoie aussitôt en lui lançant des tomates.

Nous repartons cette fois à la scène du début avec le mort sur sa voiture, la fumée repart dans son nez, les morceaux de verre brisés se recollent et commence alors le deuxième couplet: "Clutching my cure/I tightly lock the door/I try to catch my breath again/I hurt much more than anytime before/I have no options left again"

Le personnage nous parle de cure, probablement de désintoxication, il a du mal à supporter la sensation de manque alors il s'enferme dans sa chambre pour ne pas sombrer dans la tentation, en quelque sorte, il s’enferme sur lui-même, mais la sentation de manque semble insupportable "I have no options left again" peut signifier que sa seule option est de se droguer encore une fois.

Nous retournons dans l'appartement de la jeune femme qui écrivait, maintenant elle lance un objet devant elle, et la trace de sang sur son carnet s'efface. En quelque sorte, le clip nous remontre les images inversées.

Nous sommes maintenant dans l'appartement de la jeune femme aux tomates, elle est à terre et l'homme qu'elle avait essayé de renvoyer se tient au dessus d'elle. Nous comprenons alors que cette jeune femme avait été trompée par l'homme qui serait alors son mari.

Entre temps, le refrain a repris, et nous avons des images de la chute inversée de l'homme qui s'envole alors vers un toit sur lequel le groupe est en train de jouer tandis que commence le troisième couplet: I'll paint it on the wall/'Cause I'm the one at fault/I'll never fight again/ And this is how it end.

Finalement, la personne a décidé d'abandonner son combat, son manque est en train de reprendre le dessus. Tandis que les images s'accélèrent encore, comme si la chute du personnage s’accélérait aussi, il nous déclare: I don't know what's worth fighting for/Or why I have to scream/But now I have some clarity/To show you what I mean/ I don't know how I got this way/ I'll never be alright/So, I'm breaking the habit/I'm breaking the habit/I'm breaking the habit/tonight"

Cette fois, tous ses doutes sont dissipés, mais le personnage va de nouveau céder à la tentation de la drogue. Le dernier mot est prononcé de façon brutale et directe, comme si il n'y avait plus de retour en arrière.