Braine-le-Château
| Braine-le-Château | |||||
Le château des comtes de Hornes ou château de Robiano (XIIe siècle). | |||||
Héraldique |
Drapeau |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Nivelles | ||||
| Bourgmestre | Nicolas Tamigniau (RB) |
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| Majorité | Renouveau Brainois (RB) | ||||
| Sièges Ecolo (RB) |
21 2 19 |
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| Section | Code postal | ||||
| Braine-le-Château Wauthier-Braine |
1440 1440 | ||||
| Code INS | 25015 | ||||
| Zone téléphonique | 02 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | (Castel)brainois(e) Castellobrainois(e)[1] |
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| Population – Hommes – Femmes Densité |
10 638 (2025) 49,02 % 50,98 % 467,62 hab./km2 |
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| Pyramide des âges – 0–17 ans – 18–64 ans – 65 ans et + |
() 20,11 % 59,72 % 20,17 % | ||||
| Étrangers | 9,25 % () | ||||
| Taux de chômage | 9,48 % (2022) | ||||
| Revenu annuel moyen | 23 509 €/hab. (2021) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 40,92′ nord, 4° 16′ est | ||||
| Superficie – Terr. non-bâtis – Terrains bâtis – Divers |
22,75 km2 (2023) 62,87 % 17,34 % 19,79 % |
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| Localisation | |||||
Situation au sein de la province du Brabant wallon | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : Brabant wallon
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| Liens | |||||
| Site officiel | www.braine-le-chateau.be | ||||
| modifier |
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Braine-le-Château (en néerlandais Kasteelbrakel, en wallon Brinne-Tchestea[2]) est une commune belge située en Brabant wallon (Région wallonne, Belgique).
Le village se caractérise par son riche patrimoine médiéval classé :
- le pilori ;
- le moulin banal ;
- la maison du Bailli ;
- le château des comtes de Hornes et son parc ;
- les Monts ;
- les chapelles Notre-Dame au Bois et Sainte-Croix.
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le village doit probablement son nom à une corruption du mot celtique « bragonna » désignant des terrains marécageux recouverts de bruyères (donnant aussi le toponyme « Brakel » en néerlandais)[3].
Le nom a évolué à travers les siècles : en latin Brania Castellum ou Brania Castelli (XIIe – XIIIe siècles), en français Braine le Castial (1302), Brayne le Chaslel (1334)[4].
Géographie
[modifier | modifier le code]Braine-le-Château est située dans l’Ouest de la province du Brabant wallon, en Région wallonne. Elle se trouve à environ 25 km au sud-ouest de Bruxelles dans la région historique du Roman Païs.
La commune est limitrophe de Hal et de la Région flamande au Nord.
Topographie et relief
[modifier | modifier le code]Le territoire est formé des deux versants du Hain, qui traverse la commune d'est en ouest. Des vallées assez profondes sillonnent les coteaux qui bordent chaque rive et impriment au sol un caractère accidenté[4].
L'altitude moyenne est de 78 mètres (58 au parvis de l’église Saint-Rémy). Le point culminant est à 151 mètres et le plus bas à 33 mètres[5].
Hydrographie
[modifier | modifier le code]Le territoire de Braine-le-Château appartient au bassin de l'Escaut. Il est traversé d’est en ouest par Le Hain, rivière secondaire du Brabant wallon. Le Hain prend sa source près de Lillois-Witterzée, traverse Braine-l’Alleud, Wauthier-Braine et Braine-le-Château avant de se jeter dans le canal Charleroi-Bruxelles à Clabecq.
Sur Braine-le-Château, le Hain récolte principalement les eaux des Ri Minon, ruisseau du Drabe, ri Deschamps, ruisseau des Fonds, Ri de Boukendael, ruisseau de l’Ermitage, ruisseau des Cattys, ruisseau de La Blanche Maison, ruisseau de la Bruyère Mathias, ruisseau de la Potterée.
Sections de la commune
[modifier | modifier le code]| # | Nom | Superf. (km²)[6] |
Habitants (2025)[6] |
Habitants par km² |
Code INS |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Braine-le-Château | 14,45 | 7.039 | 487 | 25015A |
| 2 | Wauthier-Braine | 8,29 | 3.599 | 434 | 25015B |
Le village compte ces différents hameaux : Le Centre, la Bruyère-Landuyt, Larcier, le Radoux, les Fonds, le Drape, Minon, le bois de Clabecq, l’Ermitage, la Baraque, le Bilot, la Commune, le Doyen, la Longue Semaine, le petit Beau Bois, es Colir, les Cullus, les Cathys, l’Espérance, les Godeaux, les Manettes, Niderand, le Faubourg Saint-Antoine, les Monts, les Meurice, le Vlasmarkt, le Cheval Blanc, les Quarante-Bonniers[7].
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]Démographie: Avant la fusion des communes
[modifier | modifier le code]En 1740, Braine-le-Château compte 800 habitants ; en 1815, 1.315[7].

- Source: DGS recensements population
Démographie : Commune fusionnée
[modifier | modifier le code]En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante:

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.
- Source: DGS , de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvier
| Année | Population | Évolution 1992=index 100 |
|---|---|---|
| 1992 | 8 249 | 100,0 |
| 1993 | 8 268 | 100,2 |
| 1994 | 8 366 | 101,4 |
| 1995 | 8 465 | 102,6 |
| 1996 | 8 575 | 104,0 |
| 1997 | 8 734 | 105,9 |
| 1998 | 8 853 | 107,3 |
| 1999 | 8 963 | 108,7 |
| 2000 | 8 994 | 109,0 |
| 2001 | 9 143 | 110,8 |
| 2002 | 9 155 | 111,0 |
| 2003 | 9 312 | 112,9 |
| 2004 | 9 381 | 113,7 |
| 2005 | 9 434 | 114,4 |
| 2006 | 9 446 | 114,5 |
| 2007 | 9 517 | 115,4 |
| 2008 | 9 578 | 116,1 |
| 2009 | 9 655 | 117,0 |
| 2010 | 9 762 | 118,3 |
| 2011 | 9 816 | 119,0 |
| 2012 | 9 886 | 119,8 |
| 2013 | 9 991 | 121,1 |
| 2014 | 10 084 | 122,2 |
| 2015 | 10 137 | 122,9 |
| 2016 | 10 287 | 124,7 |
| 2017 | 10 345 | 125,4 |
| 2018 | 10 447 | 126,6 |
| 2019 | 10 549 | 127,9 |
| 2020 | 10 548 | 127,9 |
| 2021 | 10 532 | 127,7 |
| 2022 | 10 638 | 129,0 |
| 2023 | 10 671 | 129,4 |
| 2024 | 10 646 | 129,1 |
| 2025 | 10 638 | 129,0 |
Histoire
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Préhistoire
[modifier | modifier le code]Des traces de présence humaine (grattoirs, perçoirs) datant de l’époque mésolithique ont été retrouvés au lieu-dit de la Bruyère Mathias[7]. Cependant, le caractère marécageux de la vallée du Hain ne permet pas de supposer une présence très ancienne ou continue de l'Homme sur le territoire.
Moyen-âge
[modifier | modifier le code]Braine-le-Château (ainsi que sa voisine et dépendance de Haut-Ittre) fait partie d’une dotation d'origine mérovingienne non documentée (Terre d'Ittre) que sainte Waudru lègue au chapitre de Mons vers 650. Cette origine explique pourquoi la localité reste soumise aux comtes de Hainaut plutôt qu'aux comtes de Louvain (Duché de Brabant) comme les localités voisines[4], jusqu’à la révolution française où elle intègre le département de la Dyle puis la province de Brabant à la naissance de la Belgique.
Un castrum, probablement une tour carrée en bois, aurait été construit dès 1050 au lieu-dit Les Monts (au nord-ouest du château actuel) lorsque le comte de Hainaut devient abbé laïc du chapitre de sainte Waudru[9]. Le territoire est alors gouverné par un avoué de cet abbé qui s'arroge des droits de plus en plus étendus jusqu'à le transformer en plein fief avec droits de basse, moyenne et haute justice[3]. Ce serait la naissance, de fait, de la seigneurie de Braine-le-Château[7].
Les seigneurs et familles influentes
[modifier | modifier le code]La seigneurie de Braine-le-Château ainsi constituée passe par plusieurs familles importantes[4] :
Les Trazegnies (min. XIIIᵉ siècle - début XIVe) : La famille, peut-être avec Gilles 1er de Trazegnies, récupère la seigneurie au début des années 1200. Les historiens manquent de documents pour en attester. Otton III, fils de Gilles II, en est par contre assurément seigneur en 1222[7]. Il érige un nouveau château (un donjon défensif) sur Le Hain, en contre-bas du castrum initial, pour défendre cette pointe hennuyère enclavée dans le Brabant. Otton III serait aussi à l'origine du moulin banal jouxtant le donjon.
Les Houdain : (début XIVe). Jean de Houdain, époux de l'héritière Marguerite de Trazegnies, apparaît comme nouveau seigneur autour de l'an 1300[7]. Il atteste des droits des habitants dans un acte daté de mars 1302 :
"Nous Jean de Housdaing, chevallier Seigneur de Braine-le-Château et Madame Margueritte mon épouse, à tous, chacuns qui sont et qui à venir sont, et qui ce présent escrit verront ou entenderont : Salut et connaissance de vérité.Nous faisons savoir que tous ceux de Braine-le-Château et d'Haut-Itre et tous ceux qui sont mannans dans notre Seigneurie de Braine-le-Château, ne nous doivent rien, nulle chose, sauf nos renies seigneurialles et le droit de congé en ces dittes rentes et vint livres de Ban et monnaie ou valleur par an, eschéant à la St. Remy pour les morts bois des Bois de Braine et pour tous les aisements de la dite ville de Braine-le-Château et d'Haut-ltre et de par toute notre seigneurie de Braine-le-Château.Et nous, ny nos hoirs, plus jamais à toujours, nous ne leur pouvons : ni ne demander rien autre chose ; si ne le veullent bien faire, de leur libre volonté.Et ainsi I approuvons pour nous et pour nos hoirs, que parmi ceci devant dit, comme il est ordonné, devisé et inscrit ; nous devons leur être aimables seigneur et dame."[9]
Les Walcourt suivent les Houdain, sans descendance, vers 1320[7]. La seigneurie passe ensuite aux Abcoude, par mariage, à la fin du XIVe[9].

Les Hornes : En 1434, Jacques d'Abcoude vend Braine-le-Château et Haut-Ittre à son cousin Jean de Hornes. Cette famille marque profondément l'histoire locale, notamment avec Maximilien de Hornes (1475 - 1542), petit-fils de Jean, qui s'enrichit considérablement en devenant chambellan de Charles Quint et chevalier de la Toison d’Or. Il fait ériger le pilori qui existe encore aujourd'hui. La maison du bailli date aussi de son passage. Son gisant en albâtre est toujours exposé dans l'église Saint-Rémy.
Les Tour et Taxis : En 1670 le comte Lamoral Claude François de Tour et Taxis acquiert la seigneurie de Braine-le-Château de la famille de sa femme Anna de Hornes, après un passage de quatre ans entre les mains de Jean-Philippe-René d'Yve, seigneur d'Ostiche[7]. En 1681, Braine-le-Château est nommée Principauté de la Tour et Tassis pour Eugène Alexandre de Tour et Taxis afin de permettre à la famille de se hisser dans les rangs princiers hispano-néerlandais. La famille délaisse le domaine autour de 1750 pour se rétablir en Allemagne.
Les Robiano : En 1835, le comte Eugène Gaspard de Robiano, sénateur du parti catholique, achète le château et la seigneurie aux Tour et Taxis. Son fils Léon sera bourgmestre de Braine-le-Château pendant plus de cinquante ans (1836-1888), suivi à ce poste par son fils Stanislas. Ce dernier n'a pas de descendant mâle et l'héritage revient à sa fille aînée, épouse du Grand Maréchal de la Cour Louis Cornet de Ways-Ruart[10]. Cette dernière famille possède actuellement le château et ses terres.
Autre événements
[modifier | modifier le code]Tarlier et Wauters notent ces événements dans leur Histoire des Communes belges[4] :
- En 1578-1583, Braine et Haut-Ittre sont complètement abandonnés à cause des sièges de Nivelles : "Les différents sièges de Nivelles attirèrent de ce côté les troupes belligérantes, et les paysans, n'osant demeurer en leurs maisons, se dispersèrent çà et là, « vivant en grande pauvreté », en sorte que la plupart allèrent « de vie à trépas »".
- En 1649, passage des troupes de l'archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg qui se rendait en France : "les habitants furent forcés d'abandonner leurs demeures et de se cacher dans les bois avec leur bétail".
- Le 1er avril 1668, les Français incendient le château et le village lors de la guerre de Dévolution franco-espagnole.
- Le 17 juin 1815, veille de la bataille de Waterloo, Braine-le-Château est occupé par l'avant-garde du corps du prince Guillaume Frédéric d'Orange-Nassau : "ces troupes coupaient ainsi la route de Mons à Bruxelles et le chemin de Nivelles à Hal, et se trouvaient à portée de rejoindre, au premier appel, le gros de l'armée de Wellington. Après la bataille, tout le corps du prince passa par Braine pour se diriger vers Nivelles".
Le village voisin de Wauthier-Braine, historiquement brabançon, est administrativement attaché à Braine-le-Château depuis le 1er janvier 1977.
Héraldique
[modifier | modifier le code]La ville possède des armoiries qui lui ont été octroyées le 18 décembre 1991. Elles remplaçaient celles octroyées le 21 juillet 1923 dont le blasonnement était : Ecartelé aux 1 et 4 d'or à trois huchets de gueules virolés d'argent, au 2 de sable au lion d'argent, at 3 d'hermine à la bande de gueules chargée de trois coquilles d'or posées dans le sens de la bande; l'écu sommé d'un heaume posé de profil et entouré du collier de la Toison d'Or.
Les anciennes armoiries étaient basées sur le sceau de la commune du XVIe siècle lequel montrait les armoiries de Martin van Horn(e), Seigneur de Braine-le-Château. Les premier et quatrième quartier montrent les armoiries du Comté de Horn. La signification des autres quartiers n'a pas été trouvée. Dans les nouvelles armoiries celles de Horn sont combinées avec les deux chevrons de l'Abbaye de Wauthier-Braine.Blasonnement : Ecartelé aux 1 et 4 d'or à trois huchets de gueules virolés d'argent, aux 2 et 3 d'argent à deux chevrons de sable.
Source du blasonnement : Heraldy of the World[11].
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Politique et administration
[modifier | modifier le code]Conseil et collège communal 2024-2030
[modifier | modifier le code]Ci-dessous, le tableau des résultats des élections communales de 2024[12].
| Parti | Voix (2024) | Voix (2018) | % (2024) | % (2018) | +/- | Sièges | +/- | Collège | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| ECOLO | 811 | 2.275 | 12,83% | 35,76% | Non | ||||
| RB | 5.090 | 4.086 | 80,50% | 64,24% | Oui | ||||
| La voix Citoyenne | 422 | - | 6,67% | - | Non | ||||
| Total | 6 323 | 6 361 | 100 % | 100 % | 21 | ||||
| Collège communal[13] | ||
|---|---|---|
| Bourgmestre | Nicolas Tamigniau | RB |
| 1er Échevin | Francis Brancart | PS - RB |
| 2e Échevine | Julie Sacré | RB |
| 3e Échevin | Vincent Peetroons | RB |
| 4e Échevin | Antoine Sampoux | RB |
| 5e Échevine | Patricia Deridder | RB |
| Présidente du CPAS | Amandine Heinen | RB |
Liste des bourgmestres depuis 1830
[modifier | modifier le code]- Léon de Robiano (1836-1888)
- Stanislas de Robiano
- Pierre Falize (1971-1976)
Patrimoine et culture
[modifier | modifier le code]Patrimoine architectural
[modifier | modifier le code]Le château
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Le château de Braine-le-Château est une ancienne forteresse médiévale édifiée au début du XIIIᵉ siècle par les seigneurs de Trazegnies, sur la rivière Le Hain et entourée de douves. D'abord conçu comme un donjon défensif, le site s'agrandit rapidement en quadrilatère fortifié[14].
Au XVIᵉ siècle, sous Maximilien de Hornes, le château subit une profonde transformation : le châtelet d’entrée est détruit, de grandes fenêtres percées et l'ensemble se mue progressivement en demeure d’agrément.
En 1668, le château est fortement endommagé par les troupes du jeune Louis XIV lors de la guerre de Dévolution. Une grande campagne de restauration est menée entre 1669 et 1681 sous l'impulsion du nouveau propriétaire, Eugène-Ferdinand, comte de Tour et Tassis. La cour intérieure et la façade baroque datent probablement de cette époque[9]. Les seigneurs quittent cependant rapidement le château et le laissent inoccupé à partir de la moitié du XVIIIe siècle.

Les révolutionnaires français enlèvent et vendent le mobilier restant à partir de 1794[9]. Le château est toujours inoccupé et se dégrade lentement.
Les comtes de Robiano rachètent le château, fortement délabré, en 1835. Ils en assurent la restauration et l'entretien. Léon de Robiano redessine entièrement le parc. Le château appartient aujourd’hui à la famille Cornet de Ways-Ruart, descendants des Robiano[14].
Le château est à nouveau légèrement endommagé le 15 mai 1940 à la suite d'un bombardement allemand[7].
Propriété privée, le château ne se visite pas. Le parc et ses arbres remarquables est accessible lors de visites guidées notamment durant les Journées du patrimoine.
Le pilori
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Le pilori est érigé en 1521 par le seigneur local, Maximilien de Hornes.
Il servait à l’exposition publique, dans sa lanterne, des condamnés pour des délits mineurs.
Le pilori est menacé de destruction en 1794 lors de la Révolution française. Il aurait cependant été sauvé grâce à l’intervention du dernier bailli, Justinien Thienpont, et des villageois attachés à leur patrimoine[15].
Sa silhouette d’origine est restaurée en 2019 : ajout d’une colonnette centrale, toiture métallique triangulaire et insertion des armoiries de Maximilien de Hornes[16].
Symbole de la commune, il est classé monument historique depuis 1936 et reconnu patrimoine exceptionnel de Wallonie depuis 2022[17].
La maison du Bailli
[modifier | modifier le code]Ce bâtiment construit autour de 1535 est remarquable par son pignon Renaissance en grès, ses trois œils-de-bœuf aveugles, et ses cinq cordons saillants.
L'édifice servait d’habitation et de bureau au bailli, mandataire du seigneur, responsable de l’examen des affaires criminelles et de la haute justice seigneuriale sous l’Ancien Régime.
Aujourd’hui, elle accueille le Royal Syndicat d’Initiative, organise des expositions temporaires et abrite un centre d’interprétation dédié aux outils et métiers anciens.
Le moulin banal
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Moulin à eau dont l’existence est attestée depuis 1226. À l’origine, c’était une dépendance du château et sa propriété était partagée entre le seigneur et le chapitre de Sainte-Waudru à Mons[18]. Sous l’Ancien Régime, les paysans de Braine-le-Château et de Haut-Ittre étaient obligés de venir y moudre leur grain et de payer une redevance appelée « banalité », qui équivalait généralement à un vingtième ou à un sac sur vingt-deux de leur production[19].
Le bâti actuel combine des éléments du XVIᵉ siècle (façade), des agrandissements du XVIIIᵉ siècle (dont le logis du meunier) et du XIXᵉ siècle (grange attenante). Il est construit en pierre d’arkoze, granit et briques locales.
Le moulin comptait deux roues verticales alimentées par la rivière Le Hain[19], actionnant quatre paires de meules. Il ne reste plus qu'une roue aujourd'hui.
Le moulin a cessé ses activités en 1947. Il est classé depuis 1970 et abrite un musée de la meunerie.
Le donjon de la seigneurie Deschamps
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Donjon carré de plusieurs étages bâti du XIII au XVIe siècle, avec tour-escalier à son angle nord-ouest. Il fait partie de la ferme Deschamps, toujours en activité entre Braine-le-Château et Wauthier-Braine. La propriété est privée et ne se visite pas.
Selon Tarlier et Wauters, la seigneurie des Champs était une petite communauté dépendante de la seigneurie de Braine-le-Château. Le seigneur avait une place réservée dans le chœur de l’église, avec une entrée particulière qui marquait son rang[4].
Le petit fief comprenait la maison seigneuriale avec sa tour, des granges, des étables et des jardins. Les revenus du seigneur se composaient notamment d’une cens payée en nature par les habitants du fief. Ces derniers avaient l’obligation d’aller moudre leur grain au moulin banal. Toutefois, ils bénéficiaient d’un privilège : ils passaient en priorité juste après le seigneur, et ne payaient que la moitié de la taxe de mouture pour le seigle, tandis que le froment était moulu gratuitement[4].
L'ancienne gare
[modifier | modifier le code]La gare ouvre en septembre 1885 sur la ligne 115 de Braine-l’Alleud à Rognon via Tubize. Le bâtiment principal correspond à la variante tardive du plan type 1873 des Chemins de fer de l'État belge. Le service voyageurs est fermé en 1959 et celui des marchandises en 1981. La ligne 115 est déclassée en 1982 et les rails sont démantelés. La commune rachète les bâtiments qui servent de local pour l'Office de la Naissance et de l'Enfance et de dépôt communal.
L'ancienne gare est aujourd'hui le point d'entrée principal de Braine-le-Château sur le réseau RAVeL (Ligne 115/2 - Tubize - Braine-l'Alleud).
Autre patrimoine
[modifier | modifier le code]Les Monts
[modifier | modifier le code]Le lieu-dit des Monts désigne un site de collines boisées à proximité de la chapelle Sainte-Croix. Il s'agit de mottes castrales qui ont hébergé le premier château de Braine-le-Château, aujourd'hui disparu, auquel le village doit son nom[20]. Le site figure sur la liste du patrimoine immobilier exceptionnel de la Région wallonne.
Patrimoine végétal
[modifier | modifier le code]Le parc du château abrite un if commémorant la décapitation de Philippe de Montmorency le . Il s'agit de l'arbre commémoratif le plus ancien de Wallonie dont la date de plantation soit connue[21].
L'Inventaire des parcs et jardins de Belgique liste également ces arbres remarquables dans le parc : un platane (Platanus x hispanica) entre le château et les anciennes écuries, un marronnier (Aesculus hippocastanum), un tilleul argenté pleureur (Tilia petiolaris), un frêne (Fraxinus excelsior), un hêtre pourpre (Fagus sylvatica 'Atropurpurea'), une haie basse de symphorine (Symphoricarpus orbiculatus), un chêne pédonculé (Quercus robur), un tilleul argenté pleureur (Tilia petiolaris), deux hêtres pourpres (Fagus sylvatica 'Atropurpurea'), un magnolia à grandes fleurs (Magnolia grandiflora), un cyprès (Chamaecyparis pisifera 'Boulevard'), un chêne sessile (Quercus petraea)[22].
Culture
[modifier | modifier le code]Folklore
[modifier | modifier le code]- Cortège carnavalesque "bouts de ficelles" : le dimanche 28 jours avant Pâques.
- Les Rencontres médiévales : tous les deux ans, le village se transforme durant quelques jours en bourg moyenâgeux avec son marché, ses combats de chevaliers, ses saltimbanques, ses spectacles et ses nombreuses animations médiévales. Le centre historique de Braine-le-Château est alors entièrement piétonnier et son accès est gratuit pendant tout le week-end.
Enseignement
[modifier | modifier le code]- École communale fondamentale "Les Rives du Hain".
- École fondamentale libre Saint-Rémy.
- Antenne de Braine-le-Château de l'Académie de Musique, Danse, Arts de la parole et Arts plastiques de Nivelles.
Galerie
[modifier | modifier le code]-
Chapelle Notre-Dame-au-Bois.
-
La ferme Binchefort, dite "Ferme rose"
-
Église Saint-Rémy
Économie
[modifier | modifier le code]Histoire
[modifier | modifier le code]Jusqu'au XXe siècle, Braine-le-Château vit essentiellement d'une économie agricole. Hormis la fabrique Van Ham, la plus en aval des nombreuses usines textiles profitant de la force hydraulique du Hain, la commune n'héberge pas d'industries importantes[7].
Wauthier-Braine héberge une partie de la Zone d'activité économique Vallée du Hain[23].
Commerces
[modifier | modifier le code]Des commerces de petites ou de grandes surfaces sont présents sur toute la commune. La plupart des restaurants, cafés et commerces se situent sur Braine-le-Château.
Sports et vie associative
[modifier | modifier le code]Personnalités liées
[modifier | modifier le code]- Remi de Halut (-1568), officier et fournisseur aux armées, directeur de la Fonderie royale de Malines et fondeur d'artillerie de Charles-Quint et Philippe II.
- Maximilien de Hornes (1475 - 1542), chambellan de Charles Quint et chevalier de la Toison d’Or.
- Albert de Hornes (1642 - 1694), évêque de Gand.
- Eugène Gaspard de Robiano, sénateur du parti catholique.
- Frans Depooter (1898-1987), peintre cofondateur du Groupe Nervia, a résidé à Wauthier-Braine et réalisé plusieurs paysages dans le village.
- Jean Borremans, Ministre des Travaux publics (1946-1947).
- Pierre Falize, bourgmestre de 1971 à 1976, sénateur socialiste, Gouverneur de la Province de Namur.
- Charles, auteure-compositrice-interprète, originaire de Braine-le-Château.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Jean Germain, Guide des gentilés : les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne).
- ↑ prononcé localement Brinne-Châtô
- Joseph Delmelle, « Braine-le-Château, c'est aussi Wauthier-Braine! », Brabant tourisme, , p. 36-86 (lire en ligne [PDF])
- « Tarlier & Wauters: Retranscription: Commune de Braine-le-Château », sur www.echarp.be (consulté le )
- ↑ « Carte topographique Braine-le-Château, altitude, relief », sur Cartes topographiques (consulté le )
- https://statbel.fgov.be/fr/open-data/population-par-secteur-statistique-10
- H. Meurant, « Braine-le-Château et son passé », Le Folklore brabançon, organe du Service de Recherches Historiques et Folkloriques de la Province de Brabant, no 175, , p. 197-251 (lire en ligne [PDF])
- ↑ https://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK
- Jean-Louis Van Belle, « Le château féodal de Braine-le-Château », Le folklore brabançon, no 190, , p. 133-159 (lire en ligne [PDF])
- ↑ Éric Meuwissen, « Braine-le-Château : son château et ses familles aristocratiques », Brabant Tourisme, revue trimestrielle de la Fédération Touristique de la Province de Brabant, pour la Communauté Française., , p. 41-48
- ↑ (en) « Braine-le-Château : Wapen - Armoiries - coat of arms - crest », sur heraldry-wiki.com, Heraldry of the World, (consulté le ).
- ↑ « Commune de Braine-le-Château », sur elections2024.wallonie.be, (consulté le )
- ↑ « Braine-le-Château en fiche: coordonnées, bourgmestre, coalition et superficie », sur www.uvcw.be (consulté le )
- « Lieux historiques - Le château des comtes de Hornes - Braine-le-château », sur www.cirkwi.com, 2017-10-05cest00:37:11+0200 (consulté le )
- ↑ « Braine-le-Château mise sur son pilori, l'un des plus grands d'Europe - RTBF Actus », sur RTBF (consulté le )
- ↑ « Fin des travaux de restauration du pilori de Braine-le-Château | TVcom », sur www.tvcom.be, (consulté le )
- ↑ « Le Pilori », sur Commune de Braine-le-Château (consulté le )
- ↑ « Le moulin banal », sur Commune de Braine-le-Château (consulté le )
- « Lieux historiques - Le moulin banal - Braine-le-château », sur www.cirkwi.com, 2017-10-05cest00:37:12+0200 (consulté le )
- ↑ « Lieux historiques - Les Monts - Braine-le-château », sur www.cirkwi.com, 2020-07-29cest16:32:16+0200 (consulté le )
- ↑ FRANÇOISE RAES, « If, équivoque et ambigu », sur La Libre Belgique (consulté le ).
- ↑ Nathalie de Harlez et l’Institut du Patrimoine wallon, « Inventaire des parcs et jardins de Belgique – Wallonie Province de Brabant wallon Parc du Château des comtes de Hornes », Inventaire des parcs et jardins de Belgique – Wallonie, (lire en ligne [PDF])
- ↑ [1]
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Jean-Louis Van Belle, Le patrimoine de Braine-le-Château, Agence Wallonne du patrimoine, coll. « Carnets du patrimoine » (no 85), , 44 p. (ISBN 978-2-87522-065-3)
- Jules Tarlier et Alphonse Wauters, Géographie et histoire des communes belges , Bruxelles, A. Decq, éditeur, 1839-1873.
- Joseph Delmelle, « Braine-le-Château, c’est aussi Wauthier-Braine », Brabant tourisme, , p. 36-46. (lire en ligne [PDF])
- « National Trust Association Belgium », dans Demeures Historiques & Jardins, n° 193, 1er trimestre 2017, p. 44.
Liens externes
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- Site officiel
- Ressource relative à la musique :
- Maison du Tourisme du Roman Païs
- Les chapelles et potales de Braine-le-Château, Ornamenta