Brèches

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Brèches
Brèches
Le menhir de la Pierre Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Langeais
Intercommunalité Communauté de communes Touraine Ouest Val de Loire
Maire
Mandat
Gérard Vignas
2014-2020
Code postal 37330
Code commune 37037
Démographie
Gentilé Brèchois
Population
municipale
274 hab. (2016 en diminution de 5,19 % par rapport à 2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 34′ 14″ nord, 0° 23′ 22″ est
Altitude Min. 74 m
Max. 133 m
Superficie 11,63 km2
Localisation

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Brèches est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Brèches est située au nord du département d'Indre-et-Loire. La commune est située aux limites du Haut-Anjou historique. Elle fait partie de la Touraine angevine.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique de Brèches.

Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 4,31 km, comprend un cours d'eau notable, l'Ardillière (3,371 km), qui constitue la limite séparative ouest de la commune[1],[2].

L'Ardillière, d'une longueur totale de 11,8 km, prend sa source dans la commune de Souvigny et se jette dans la Fare au droit de la commune de Villiers-au-Bouin, après avoir traversé 5 communes[3]. Ce cours d'eau est classé dans la liste 2[Note 1] au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Du fait de ce classement, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant [4]. Sur le plan piscicole, l'Ardillière est classée en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[5].

Trois zones humides[Note 2] ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée de l'Ardillère de Montigny à la confluence avec la Fare », « la vallée de l'Ardillière de la Baronnière à la Thibaudière » et « la vallée des Fontaines de Grivau »[6],[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes de la localité ont été montrées[8],[9] :Vico Bricca, Briccam v. 590[10] ; Insecutus Briccam 1044[11] ; Brechia v.1060[12] ; ecclesiam de Brechia 1144[8]; de Brechia août 1231[13] ; Brechie 1231[14] ; Brechia 1237 ; Brechia, Brochia 1245[15] ; parochia de Breche, alias de Brochia 1290 [8]; Bresches XVIIe siècle ; Brêche XVIIe siècle[16] ; Brèche XVIIIe siècle[17] ; Brèche 1793[18] ; Brèche 1810[19].

Bas latin Bricca. Briccos, nom de personne d’origine gauloise, latinisé en Bric-cus, et suffixe féminin a, sous-entendant villa. Le pluriel apparaît au XVIe siècle. Saint Brice (sanctus Brictius) y fit établit une église.


Histoire[modifier | modifier le code]

Au Ve siècle, saint Brice, évêque de Tours, fonda une église au village de Bricca, mentionné par Grégoire de Tours[20]. La paroisse se trouvait sur l'itinéraire antique de Tours (Caesarodunum) au Mans (Vindinum)[21].

Un ancien prieuré relevant de l'abbaye Saint-Julien de Tours existait au milieu du XIIe siècle[22].

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la paroisse de Brèches est rattachée au duché-pairie de Château-la-Vallière[23].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Maurice Houdin    
mars 2014 En cours Gérard Vignas DVG Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[25].

En 2016, la commune comptait 274 habitants[Note 3], en diminution de 5,19 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
374333564405411416427438436
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
430467436432411431442435423
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
401407383368337323322289322
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
314300236250241255279283286
2013 2016 - - - - - - -
298274-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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La commune de Brèches a, entre autres, sur son territoire la maison natale d'Alfred Velpeau. Cette maison fut transformée en 2004 en salle de réunions grâce à des subventions européennes et du conseil général.

Située à l'extrémité Nord de la commune, se dresse un mégalithe, qui aurait probablement signaler le passage d'un ancien itinéraire gallo-romain[28]. Lors de sa découverte, le mégalithe, d'une parfaite station verticale, était légèrement enfoncé dans le sol et dont le plus grand côté était vers le tracé de cette route antique[28]. Ce vestige monolithique, est connu sous le nom de la « Pierre Saint-Martin ». Il s'agit d'un bloc de grès, mesurant environ 1,70 mètres de haut[28], et qui se manifeste comme étant ancien menhir ou une borne milliaire[29]. Les études menées sur la « Pierre Saint-Martin », ont révélé qu'elle fut dans un premier temps un menhir, et qu'elle aurait ultérieurement fait l'objet d'une taille sur chacun de ces côtés pour devenir un milliaire d'une base de 65 centimètres de long pour 25 de large[28]. Par ailleurs, ce bloc, qui ne porte aucune inscription, aurait probablement marqué la via romana reliant Cæsarodunum / Vindunum (respectivement les villes de Tours et du Mans)[28],[30]. Après avoir quitté la ville de Brèches, le tracé cette route antique, dont les vestiges dégagés présentent une discontinuité, se prolonge en direction du Nord-Ouest, traversant ainsi certains sites gallo-romains de la Sarthe tels que celui de la commune de Vaas et très probablement celui d'Aubigné-Racan[28],[30].

Au Ve siècle, Saint Brice, évêque de Tours, fonda une église au village de Bricca. Cette église, agrandie au fil des siècles et présente aujourd'hui est l'église Saint-Martin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le classement en liste 2 au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement est attribué aux parties de cours d'eau ou canaux sur lesquels il est nécessaire d'assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs.
  2. D’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 3 février 2019)
  2. « Carte hydrologique de Brèches », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 3 février 2019)
  3. « Fiche Sandre - l'Ardillière », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 3 février 2019)
  4. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 2 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 3 février 2019)
  5. (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 3 février 2019)
  6. Direction Départementale des Territoires d'Indre-et-Loire-37, « Liste des Zones humides d'Indre-et-Loire-37 », sur http://terresdeloire.net/ (consulté le 3 février 2019)
  7. « L'inventaire départemental des zones humides », sur http://www.indre-et-loire.gouv.fr/, (consulté le 3 février 2019)
  8. a b et c PONCE (M. de la) Recueil de documents... ancienne province de Touraine, IV au XIIIe siècle. Mémoires de la société archéologique de Touraine (1857), t. 9, p. 184.
  9. CARRE de BUSSEROLLE (J.-X.) Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire (Touraine) (1878), t. 1, p. 398.
  10. Grégoire de Tours, Histoire des Francs, Liv. X, ch. 31
  11. Maan, Sancta et Metropolitana Ecclesia, p. 84
  12. Cartulaire de Marmoutier
  13. Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 41, p. 88
  14. Charte d’Enjorand, doyen de l’Église de Tours
  15. Archives Départementales d'Indre-et-Loire-G 56, Charte de la Clarté-Dieu
  16. H. de Valois, Noticia gallicanorum, p. 57.
  17. Carte de Cassini, 1757.
  18. Archives Départementales d'Indre-et-Loire--G 717
  19. A.D. Cadastre.
  20. Christèle Hervé, « Les mots de l'urbain dans l'œuvre de Grégoire de Tours », Revue archéologique du centre de la France, t. XLII,‎ , p. 221 (DOI 10.3406/racf.2003.2938).
  21. Pierre Audin, « La voie romaine de Tours au Mans jusqu'à Vaas-sur-le Loir (Sarthe) », bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. XXXIX,‎ , p. 373 (lire en ligne).
  22. Jacques-Xavier Carré de Busserolle, Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine, t. I, Société archéologique de Touraine, , 480 p. (lire en ligne), p. 398.
  23. Fabrice Mauclair, La justice seigneuriale du duché-pairie de La Vallière (1667-1790), Tours, Université François-Rabelais, , 788 p. (lire en ligne), p. 153.
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  28. a b c d e et f Société archéologique de Touraine, Bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. 39, Tours, Guillaut-Verger-Joubert, (lire en ligne), page 366.
  29. Jean-Claude Marquet, « Les Mégalithes : Les menhirs », dans Jean-Claude Marquet, La Préhistoire en Touraine, Presses universitaires François-Rabelais, , 363 p. (lire en ligne), pages 286 et 287.
  30. a et b Jacques Naveau, « Un chemin médiéval dans la baronnie de Laval : hypothèses sur son origine et sa fonction », M.A.H. (La Mayenne, Archéologie, Histoire), Archives départementales du Conseil général de la Mayenne,‎ , page 9 (lire en ligne [PDF], consulté le 24 novembre 2016).