Boyash

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Boyash
((ro) băieși, rudari)
Populations significatives par région
Roumanie   
Bulgarie quelques dizaines de milliers[1]
Serbie   
Bosnie-Herzégovine   
Croatie 10 000 à 20 000[2]
Hongrie   
Slovaquie quelques centaines[3]
Autres
Langues Roumain et langue(s) locale(s).
Religions Majoritairement religions locales (orthodoxie, catholicisme, conversions récentes à des cultes évangélistes[4]
Ethnies liées Roms
Boyash portant des cuvettes. Chalcographie en couleurs de 1807[5]
Boyash faiseurs de cuillères. Carte postale de 1910[6]

Les Boyash sont une branche des Roms, répandue dans plusieurs pays de l’Europe centrale et du Sud-Est. Ils se caractérisent principalement par le fait que leur langue maternelle est le roumain[7] dans tous les pays où ils vivent, et que leur occupation traditionnelle est la confection d’ustensiles en bois utilisés notamment dans le milieu rural.

L’ethnonyme « Boyash » est l’un de ceux qui correspondent en anglais à l’endonyme băiaș (pluriel băieși) utilisé dans certaines de leurs communautés. Il est également employé dans les textes en français les concernant, apparaissant parfois francisé en « Bayaches ». Un autre endonyme, utilisé dans d’autres communautés, est rudari, apparaissant parfois francisé en « Roudars »[8].

Les Boyash sont ce qu’on appelle en anglais une hidden minority (que l’on pourrait traduire en français par « minorité cachée » ou « minorité discrète »), c’est-à-dire d’une ethnie qui n’est pas devenue nation, d’ordinaire non reconnue officiellement, qui n’a pas ou presque pas d’élite intellectuelle, n’est pas ou est faiblement représentée officiellement par des personnes qui en sont issues et qui, par conséquent, n’est pas ou presque pas présente dans la vie publique [9].

Ce groupe ethnique ne fait l’objet de recherches anthtropologique, ethnographique et linguistiques approfondies que depuis les années 1990, et les connaissances dont on en dispose sont encore lacunaires. À partir de la même période, on constate chez les Boyash un processus d’affirmation de leur identité ethnique, d’intensité inégale d’une région à l’autre, qui se manifeste surtout par des organisations civiques et des actions de promotion de leur culture sous une forme écrite également.

Mentions et recherches sur les Boyash[modifier | modifier le code]

Les sources documentaires anciennes sur les Boyash sont rares. Ils sont mentionnés pour la première fois dans un document émis le 20 septembre 1620 par le prince régnant de Valachie, Gavril Movilă, adressé au monastère de Cozia, d’où il ressort qu’ils étaient présents dans ce pays avant cette date[10].

L’Italien Luigi Ferdinando Marsili rencontre vers la fin du XVIIe siècle, en Transylvanie, des orpailleurs Roms locuteurs de roumain et de religion orthodoxe, qu’il trouve riches et propres[11]. L’orpaillage était une occupation ancienne des Boyash, abandonnée après quelque temps.

Dimitrie Cantemir signale, lui, en 1714, l’existence de Roms orpailleurs dans la Principauté de Moldavie[12].

Des noms de famille reflétant le travail du bois et l’orpaillage pratiqués par des Roms apparaissent dans des documents de Transylvanie datant de la première moitié du XVIIIe siècle : en 1735, celui d’une femme au nom de Kanálos (« faiseur de cuillères » en hongrois), condamnée pour sorcellerie[13] ; en 1737, des noms au même sens dans une liste d’orpailleurs établie par les autorités ; en 1744, le nom Bojásul (première attestation connue du mot „băiaș”[14]; dans les listes de 1746, 1749 și 1752, le même nom en d’autres variantes aussi, ainsi que le nom Linguraru (« faiseur de cuillères » en roumain)[15].

Une série d’articles en du pasteur luthérien Samuel Augustini Ab Hortis de 1775-1776 traite entre autres des Roms faiseurs de cuillères qui s’occupent d’orpaillage durant l’été[16].

En 1778, un voyageur allemand, Friedrich Wilhelm von Bauer, décrit les Roudars de Valachie dans un livre en français comme l’un des trois sous-groupes des Roms, qui sont orpailleurs et aussi charpentiers[17].

En 1788, Stephan Ignaz Raicevich, dans un livre en italien, mentionne les lingurari de Valachie et de Moldavie[18].

Boyash orpailleurs vers 1850[19]

Un auteur serbe, Spiridon Jović, dans un livre paru en 1835, décrit les Roms qui vivaient dans la région de frontière militaire de Slavonie appartenant à l’Empire d'Autriche, dont une partie faisaient des objets en bois [20].

Le terme băiaș traduit entre autres par Löffelzigeuner « Tzigane faiseur de cuillères » apparaît aussi en 1836 dans un ouvrage du pasteur luthérien Andreas Clemens de Sibiu[21].

Dans un livre en français de 1837, Mihail Kogălniceanu mentionne parmi les quatre sous-groupes de Tziganes « de la couronne » (c’est-à-dire appartenant au prince), celui des rudari ou aurari (orpailleurs), et celui des lingurari, qualifiant ces derniers comme « les plus civilisés »[22].

Le premier auteur croate qui signale la présence de Boyash en Slavonie est l’instituteur Ferdo Hefele, dans un article de la revue Vienac de Zagreb, en 1890[23].

Un voyageur allemand, Heinrich Renner, relate dans un livre paru en 1897 qu’il a rencontré des Karavlachs (un autre ethnonyme des Boyash) en Bosnie[24].

Les premières recherches proprement-dites sur les Boyash commencent au début du XXe siècle et ne sont que sporadiques jusqu’aux années 1990. Ce sujet a préoccupé principalement Teodor Filipescu (1906), Isidor Ieșan (1906), Gustav Weigand (1908), Tihomir R. Đorđević (1911), Constantin S. Nicolăescu-Plopșor (1922), Martin Block (1936), Emil Petrovici (1938), Ion Chelcea (1944), M. R. Barjaktarović (1964), Ion Calotă (1974).

Les recherches anthropologiques, ethnographiques, ethno-sociologiques et linguistiques s’intensifient après 1990 (voir la section Bibliographie), en même temps que l’intérêt pour les minorités en général, mais les questions liées aux Boyash ne sont qu’en partie éclaircies.

Histoire des Boyash[modifier | modifier le code]

Au sujet de l’histoire des Boyash il y a plus d’hypothèses que de certitudes, à cause de l’insuffisance des sources.

Quant à leur origine, les premiers auteurs qui les ont étudiés considéraient qu’ils étaient Roumains[25]. Chelcea (1944) a vu en eux un peuple d’origine inconnue, ni rom ni roumaine[26]. Leur origine rom a également été contestée par Block (1936)[27]. Le chercheur roumain actuel Lucian Cherata a avancé l’hypothèse que les Boyash sont les descendants de colons et d’esclaves locuteurs de latin vulgaire amenés en Dacie par les Romains en tant que mineurs[28]. Un autre chercheur actuel qui conteste l’origine rom des Boyash est Marcel Courthiade, selon qui ils seraient des autochtones latinisés du sud du Danube qui auraient migré vers le nord aussi[29]. Par contre, la plupart des chercheurs, de Đorđević (1911), Petrovici (1938) et Barjaktarović (1964) jusqu’aux actuels optent pour l’origine rom[30].

Les Boyash seraient devenus une branche à part des Roms dans la zone des Carpates occidentales roumaines, où ils auraient travaillé en tant qu’esclaves dans les mines d’or, aux côtés des mineurs roumains, jusqu’à la fin du XVIe siècle[31]. Leur ethnonyme băieș/băiaș[32], dérivé de baie, qui provient à son tour du hongrois bánya « mine »[33], était l’appellation générale des mineurs dans la Transylvanie de l’époque. L’ethnonyme rudari se rapporte à la même occupation, étant dérivé du mot slave ruda « minerai »[34]. Après une période de bilinguisme, les Boyash auraient abandonné la langue romani et adopté le roumain[35]. Compte tenu de certains traits des variantes régionales de la langue des Boyash d’autres pays que la Roumanie, leur zone d’origine serait plus exactement le sud-est de Crișana, l’extrémité nord-est du Banat roumain et l’extrémité sud-ouest de Crișana[36].

Les Boyash commencèrent à migrer dans plusieurs directions : vers le sud-ouest jusqu’au sud de la Hongrie, le nord de la Serbie et le nord de la Croatie actuelle, vers le sud en Valachie et en Bulgarie, et vers l’est en Moldavie. Cette migration aurait débuté à la fin du XVIe siècle[31]. Ils ont continué leur occupation liée à l’or par l’orpaillage, auquel ils ont ajouté par la suite le travail du bois. Une partie de ceux qui ont franchi le Danube seraient revenus en Valachie, en apportant la coutume du gurban (voir plus bas la section Coutumes, folklore, religion), empruntée aux populations de Bulgarie, ainsi que des mots bulgares qui se conservent en Olténie seulement dans leur parler[37].

En Valachie et en Moldavie, les Rudari avaient le statut d’esclaves, comme les Roms en général, jusqu’à leur libération complète par des lois adoptées en 1855 (Moldavie) et en 1856 (Valachie)[38].

Après la libération des Roms, une nouvelle vague, plus importante, de migration débuta, les Boyash se répandant dans toute l’Europe du Sud-Est et Centrale.

En Bulgarie ils s’établirent surtout après leur libération[39].

Dans des archives de Serbie il se trouvait au début du XXe siècle des documents de la première moitié du XIXe siècle attestant l’entrée dans le pays de groupes de Rudari qui fuyaient l’esclavage[40]. En Serbie de l’ouest, le linguiste roumain Emil Petrovici a trouvé en 1938 des « Tziganes roumanisés », comme il les appelait, qu’il a identifiés d’après leur parler comme venus de Valachie[41]. Avant d’y arriver, ils seraient restés pendant quelque temps dans le Banat, comme le prouvent certains traits phonétiques de leurs parlers[42].

Sur le territoire actuel de la Hongrie, la plupart des Boyash se sont établis entre 1893 et 1918, mais leur immigration a continué dans l’entre-deux-guerres, voire dans les premières années suivant la Seconde Guerre mondiale[43]. La majorité des Boyash de Hongrie vit dans le sud-ouest du pays mais il y a aussi un groupe plus restreint, dans l’est, aux bords de la Tisza.

Dans la région de la Croatie du nord voisine de la Hongrie, des Boyash sont arrivés vers le milieu du XIXe siècle[44].

En petit nombre, des Boyash immigrés avec la même vague qu’en Hongrie et en Croatie sont présents en Slovénie et en Slovaquie aussi[45].

En petit nombre également, des Boyash sont arrivés plus au sud dans la Péninsule balkanique, dans l’actuelle République de Macédoine et en Grèce[24], ainsi qu’en Bessarabie et en Ukraine[45]. On en trouve même aux États-Unis depuis la fin du XIXe siècle, avec l’ethnonyme Ludar[46] et en Colombie [29]. À partir des années 1960, il y en avait qui allaient en tant que travailleurs migrants de l’ancienne Yougoslavie en Allemagne, en Autriche, en France, en Espagne, au Portugal, en Italie et à Chypre[47].

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les Boyash ont subi les mêmes persécutions que les Roms en général. Il y a des documents qui attestent des exécutions en masse commises par les occupants allemands en Serbie[48], ainsi que par les autorités de l’État indépendant de Croatie[49]. En Serbie, des chercheurs ont noté des relations conformément auxquelles des Boyash détenus dans des camps de Belgrade se sont sauvés en suivant le conseil de leurs codétenus Juifs de se déclarer Roumains ou, dans des villages, grâce à des Serbes qui ont garanti que les Boyash n’étaient pas des Roms mais des Roumains[50].

Le nombre de Boyash[modifier | modifier le code]

Il n’y a pas de données exactes concernant le nombre de Boyash, puisque officiellement ils sont inclus parmi les Roms.

Le seul pays où on peut se déclarer Boyash aux recensements est la Serbie. C’est arrivé pour la première fois au recensement de 2011, lorsque 80 personnes se sont déclarées comme appartenant à cette minorité ethnique[51], mais il est impossible que ce chiffre reflète la réalité. Des Boyash pourraient se trouver parmi les 7 765 personnes qui constituent la différence entre celles qui déclarent le valaque comme langue maternelle (43 095) et celles qui se déclarent d’ethnie valaque (35 330), ou dans la différence de 46 936 entre celles qui se déclarent Roms (147 604) et celles qui se déclarent de langue maternelle romani (100 668)[52]. De toute façon, dans le pays il y a beaucoup de localités où vivent des Boyash[53], dans sa partie orientale il y a même des villages où ils sont majoritaires[54].

On utilise le terme beás correspondant a Boyash en tant qu’ethnonyme et nom de langue dans les données du recensement de Hongrie aussi (2011) mais seulement en parenthèse avec romani, à côté de cigány[55]. Conformément à ces données, en Hongrie il y a 308 957 Tziganes (romani et boyash), dont 54 339 ont pour langue maternelle le romani ou le boyash et 61 143 emploient l’une de ces langues en famille et avec des amis.

Dans d’autres pays, les Boyash n’apparaissent pas dans des documents officiels, n’étant pas reconnus en dehors des Roms. Dans ces pays aussi leur nombre pourrait être, du moins partiellement, dans les différences qui apparaissent dans les résultats des recensements. Ainsi, en Bulgarie, parmi ceux qui se déclarent Roms (320 761) il y en a 1 837 qui déclarent le roumain comme langue maternelle[56], mais selon des estimations, leur nombre serait de quelques dizaines de milliers[1]. Dans ce pays également il y a des villages à population majoritairement boyash (ou rudari, comme on les appelle plutôt en Bulgarie)[57].

En Croatie on a enregistré 16 975 Roms en 2011[58] (consulté le 27 juin 2017), dont 14 369 déclarent le romani comme langue maternelle[59]. Par ailleurs, 955 personnes se déclarent de langue maternelle roumaine, dont 435 seulement se déclarent membres de la minorité nationale roumaine. Le nombre de Boyash serait en fait en Croatie entre 10 et 20 mille[2].

En Slovaquie, leur nombre est estimé à quelques centaines[3].

En Roumanie, au recensement de 2011 il apparaît 621 573 Roms, dont 342 674 se déclarent de langue maternelle roumaine[60].

Ethnonymes[modifier | modifier le code]

Les Boyash ont de nombreux ethnonymes dont tous ne sont pas des endonymes. Il y en aussi qui sont endonymes dans certaines communautés de Boyash et exonymes dans d’autres.

En Roumanie on les connaît sous le nom de băieși ou băiași en Transylvanie, băniași dans le Banat[61], celui de rudari est spécifique pour l’Olténie et la Munténie, alors qu’en Moldavie ils s’appellent aurari (terme équivalent d’origine slave zlătari) ou lingurari[62]. En Olténie ils se divisent selon leurs spécialités traditionnelles en albieri (faiseurs de cuvettes), rotari (faiseurs de roues) et corfari (faiseurs de paniers)[31].

En Bulgarie, ils sont nommés le plus souvent, en roumain, rudari, parfois dans la variante ludari, mais aussi lingurari ou aurari et, en bulgare, kopanari (faiseurs de cuvettes) ou vretenari (faiseurs de fuseaux)[63].

En Serbie, ils sont connus sous les endonymes et exonymes rudari (plutôt dans l’est), lingurari ou banjaši (plutôt dans le nord) et, en serbe, kašikari (faiseurs de cuillères) ou koritari (faiseurs de cuvettes). En Serbie on utilise aussi l’ethnonyme karavlasi (singulier karavlah, mot turc signifiant « Valaque noir »)[64]. Ce dernier ethnonyme est général en Bosnie-Herzégovine[65].

En Hongrie leur endonyme est beások (singulier beás), alors qu’en Croatie il y a des bajaši et des ludari, les deux étant des groupes différents selon leur parler.

En Slovaquie leurs noms sont bajáši, bjaši ou korytári (faiseurs de cuvettes)[66].

Chez les chercheurs aussi il y avait plusieurs ethnonymes pour les Boyash, qui contenaient en général les termes « Tziganes » ou « Roms » et « valaques » ou « roumains »[67].

Chez les chercheurs actuels il y a hésitation à choisir un ethnonyme général, mais on constate la préoccupation d’en trouver un qui soit le plus adéquat possible. Les chercheurs roumains utilisent le terme rudari pour ceux de Roumanie et de Bulgarie, et les bulgares emploient le même terme. Saramandu (1997) utilise le syntagme « Tziganes de langue roumaine »[68]. Dans la littérature serbe on cherche à généraliser le terme banjaši (voir le volume collectif Banjaši na Balkanu). Correspondant à celui-ci, le numéro spécial de la revue Piramida publiée en roumain par l’Institut de la Culture des Roumains de Voïvodine opte pour le terme général băieși, son titre étant Băieșii în contextul sud-slav (Les Boyash dans le contexte slave du sud). Banjaši et băieși ont pour correspondants exacts les ethnonymes bajaši, beások et bajáši, utilisés dans les littératures croate, hongroise et slovaque respectivement. En anglais on trouve Boyash, Bayash, Banyash, Bunyash[29] ou Beash[69], termes repris tels quels dans des ouvrages français, où sont plus rares les variantes francisées « Béaches » ou « Bayaches ». Toutes ces variantes provenant du terme roumain băieși sont utilisées comme ethnonyme général dans les milieux académiques, le terme roumain rudari ou ses variantes étant moins fréquents.

Mode de vie[modifier | modifier le code]

Après avoir abandonné l’orpaillage, les Boyash se sont spécialisés dans la confection d’ustensiles de toutes sortes en bois : chars, roues, pièces pour métier à tisser, cuvettes[70], écuelles, cuillères, fuseaux, bobines, etc. Selon tous les chercheurs, c’est l’occupation principale aussi bien de ceux restés sur le territoire actuel de la Roumanie, que de ceux des pays où ils ont immigré. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale ils ont vécu généralement dans des huttes ou des cabanes construites dans les forêts ou à la lisière de celles-ci. Ils y procuraient le bois et le travaillaient, non loin des villages. Ils pratiquaient un nomadisme réduit, c’est-à-dire qu’ils étaient étrablis sur le territoire d’un village et ils se déplaçaient dans les localités des environs pour vendre ou échanger leurs produits[71]. Cette occupation se reflète dans certains des ethnonymes énumérés plus haut, ainsi que dans des noms de famille, par exemple en Hongrie : Lingurár (faiseur de cuillères en roumain), Kanalas et Kalányos (faiseur de cuillères en hongrois), Orsós (faiseur de fuseaux en hongrois).

Après la guerre, leur mode de vie a plus ou moins changé en fonction des circonstances. En général, ils ont déménagé dans les villages, dans des quartiers à part[72]. En Olténie, un tel quartier s’appelle rudărie.

Leur métier traditionnel a commencé de se perdre pour diverses raisons. En Roumanie, certains ont été intégrés dans des emplois salariés, d’autres ont continué leur métier[73]. En Bulgarie, une partie d’entre eux ont été transférés dans des villages quittés par les Turcs qui avaient émigré, ont reçu des lots de terre, sont devenus agriculteurs, puis, après la collectivisation des terres, ils se sont orientés vers l’industrie, faisant preuve dans ce pays d’« adaptabilité à des contextes économiques divers »[74]. En Hongrie aussi, beaucoup d’entre eux sont devenus ouvriers agricoles ou industriels, en général non-qualifiés[75]. En Serbie, à côté de tels phénomènes sociaux, il a existé et il existe toujours celui du départ pour travailler à l’étranger[76].

Une autre raison du déclin de l’occupation traditionnelle des Boyash était la diminution de la demande pour leurs produits, remplacés par des objets en plastique ou en bois produits industriellement.

La culture écrite et l’école ne font pas partie des traditions des Roms, et les Boyash n’en font pas exception. Par exemple, en Hongrie, avant la 1945, seule la moitié de leurs enfants fréquentaient l’école pendant quelques années. Il est vrai que dans la seconde moitié des années 1990, les jeunes Roms de 15 à 19 ans terminaient leur scolarité obligatoire presque dans les mêmes proportions que les autres, mais leur nombre reste très bas dans les cycles supérieurs[75].

À la suite des bouleversements économiques d’après les changements de régime politique de 1989, les Boyash ont été parmi les plus affectés par le chômage, à cause de leur faible niveau de scolarisation et de qualification professionnelle. Pour ceux qui voudraient vivre de leur métier traditionnel, la pratique de celui-ci est également entravée par la difficulté à se procurer du bois, vu qu’ils ne possèdent pas de forêt ni de moyens pour acheter du bois[77]. Il leur arrive de travailler plus ou moins légalement à l’exploitation du bois[78] ou comme ouvriers agricoles occasionnels[79]. Dans divers pays, les Boyash sans emploi vivent dans une pauvreté extrême[80].

Cependant, l’occupation traditionnelle des Boyash n’est pas complètement disparue. En Olténie (Roumanie), une chercheuse a trouvé en 2007 quelques producteurs de cuillères et de fuseaux en bois[81]. En Transylvanie aussi on a constaté la confection de cuillères, de paniers et de balais par des Boyash[82]. En Bulgarie aussi, un chercheur a rencontré des femmes âgées produisant des fuseaux[83]. En Serbie, en 2005, beaucoup d’hommes de quelques villages étaient partis travailler à l’étranger mais ceux qui restaient chez eux confectionnaient encore des fuseaux et des cuillères en bois[84], et leurs conditions de vie étaient relativement bonnes[85]. En Hongrie il y a des Boyash qui se sont spécialisés dans la confection de paniers et autres produits en osier[86]. En Slovaquie, un chercheur a rencontré un Boyash qui avait commencé en 1999 à faire des ustensiles en bois pour vaisselle anti-adhésive[87].

En ce qui concerne le mariage, les Boyash sont traditionnellement endogames. L’endogamie n’est enfreinte qu’exceptionnellement, depuis relativement peu de temps, plutôt envers la population majoritaire, par des personnes dont le mode de vie est semblable à celui des majoritaires[88]. Les mariages entre Boyash et autres Roms sont encore plus exceptionnels[89].

Coutumes, folklore, religion[modifier | modifier le code]

Les Rudari de Bulgarie, de Serbie et, en Roumanie, ceux d’Olténie et de Munténie, pratiquaient encore après l’an 2000 le sacrifice d'animaux ayant pour but la guérison de certaines maladies ou dans le cadre de certaines fêtes. Le sacrifice, le festin qui y est lié et l’animal sacrifié s’appellent en roumain curban ou gurban[90]. Les Rudari emploient cette dernière variante. Le mot vient du turc ottoman kurban, la coutume étant pratiquée par toutes les populations balkaniques devenues orthodoxes ou musulmanes[91]. L’étymon premier du mot est l’hébraïque קרבן korban de la Torah, qui désigne également le sacrifice rituel d’animaux. Liée à la maladie, la coutume était traditionnellement individuelle. On appelait auprès du malade une femme réputée être compétente, appelée căzătoare (femme qui tombe), qui soi-disant tombait en transe et dans cet état parlait avec les șoimane (être féminins démoniques), après quoi elle fournissait au malade une date à laquelle il devait accomplir le sacrifice, ainsi que la manière dont le rituel devait se dérouler. Celui-ci devait être répété tous les ans à la même date. D’une recherche de terrain en Serbie il ressort que cette coutume était encore pratiquée sous cette forme peu de temps auparavant[92]. Plus récemment, la date était fixée par le malade même, à la suite d’un rêve qu’il faisait[93]. Cette variante de la coutume a été rencontrée en Olténie aussi[94]. On sacrifie d’habitude un agneau blanc, et non pas toujours dans un but de guérison, mais à l’occasion d’une fête, dans la plupart des communautés à la Saint-Georges. Cette coutume a été intégtrée à la pratique religieuse orthodoxe, l’agneau étant identifié à celui sacrifié par le prophète Abraham à la place de son fils[95].

En Olténie on a enregistré aussi la croyance en les ursitoare (êtres féminins qui apparaissent lors de la naissance d’un enfant pour prédire son avenir), existante chez les Roumains aussi, mais plus forte chez les Rudari. Des êtres semblables apparaissent dans des contes des Boyash de Hongrie également[96].

Dans le cadre des coutumes liées à l’enterrement, on a noté en Serbie la construction de passerelles pour les morts franchissant le ruisseau qui traverse le village[97].

Quant aux traditions de mariage, dans certaines localités de Serbie est encore vivante la coutume de payer pour la fille à épouser[98].

Dans le folklore des Boyash de la Serbie orientale sont dominantes les narrations sur les fées, les trésors enfouis, l’empereur des serpents, les vampires, présentes chez les Serbes et les Roumains de la vallée du Timok aussi[99]. On retrouve, par exemple, chez les Boyash, le motif général balkanique de l’acquisition de la vaillance avec l’aide de fées, le spécifique des Boyash étant que le personnage qui va devenir vaillant ne tète pas les fées mais celles-ci lui soufflent dans la bouche[100].

Les Boyash ont en général la religion de la population majoritaire. Ils sont orthodoxes en Roumanie, Bulgarie, Serbie et Bosnie, catholiques en Hongrie. En Croatie, ceux qui y sont arrivés les premiers, avec la même vague que ceux de Hongrie, sont catholiques, et ceux venus plus tard, de Bosnie ou de Serbie – orthodoxes. À partir des années 1990 certains Boyash se convertissent à des cultes évangélistes[4].

Questions identitaires[modifier | modifier le code]

Lors des changements de régime politique d’après 1989 et les processus de démocratisation en Europe Centrale et du Sud-est, l’affirmation des identités nationales est devenue possible malgré la mondialisation. Dans ces circonstances, on assiste aussi à l’affirmation des tendances de « construction de l’ethnicité » [101] dans le cas des ethnies qui ne sont pas devenues des nations, y compris dans celui des Roms, voire dans celui d’une branche de cette ethnie, les Boyash. Chez les élites de ces ethnies est née l’idée qu’il serait possible d’affirmer leurs intérêts et d’obtenir leurs droits à l’aide de l’ethnicité[102].

Comme chez toutes les ethnies, dans le cas des Boyash se pose le problème de l’auto-identification (comment ils se considèrent eux-mêmes), de l’hétéro-identification (comment ils sont considérés par les autres) et, dans le cadre de celle-ci, comment ils sont considérés par les États.

Auto-identification[modifier | modifier le code]

L’auto-identification de ce groupe ethnique n’est pas unitaire. Il faut d’abord distinguer auto-identification des simples Boyash et celle de leurs élites.

Chez les simples Boyash, l’auto-identification diffère, d’une part, entre ceux de Roumanie et ceux des autres pays, d’autre part, entre ceux des divers pays autres que la Roumanie, voire entre Boyash du même pays. Ce qui est commun, c’est que la plupart des simples Boyash rejettent l’identité rom, se fondant sur le fait qu’il ne parlent pas romani et qu’ils ont un mode de vie différent de celui des autres Roms, ne pratiquant pas le nomadisme comme ceux-ci et ayant une occupation que ceux-ci n’ont jamais eue. À cela ils ajoutent leurs coutumes différentes. Le rejet de l’identité rom a pour raison inexprimée le souhait de ne pas faire partie d’un groupe humain généralement rejeté par les majoritaires et les autres minorités[103]. Ils ont en commun avec les majoritaires les stéréotypes négatifs concernant les Roms et des auto-stéréotypes qui leur servent à maintenir une image positive d’eux-mêmes[102]. Il arrive cependant que leur auto-identification soit hybride. Ce qui est même paradoxal, c’est que dans certains de leurs parlers, par exemple en Hongrie, « homme (personne de sexe masculin), mari » se dit cîgan « Tzigane »[104] et « femme, épouse » cîgankă[105].

En Olténie et en Munténie, les Rudari se définissent en général comme tels ou comme Roumains. Aux recensements, ils se déclarent Roumains, même si dans certaines localités on les enregistre comme Roms[106]. Ils s’identifient aux Roumains du point de vue culturel aussi, tout en admettant qu’ils ont des spécificités, telle la coutume du gurban[107]. D’une recherche limitée à un seul village de Roumanie ayant une population appartenant pour la plupart à la minorité magyare, il ressort que les membres de l’ethnie que nous appelons Boyash dans cet article, s’identifient en tant que Roms, bien que leur langue maternelle soit le roumain[108].

En Bulgarie, les Rudari se définissent comme tels, beaucoup d’entre eux y ajoutant l’identité de Roumain, par référence principale à leur langue maternelle et, dans le cas des jeunes qui n’ont qu’une connaissance passive de cette langue, à la langue de leurs parents[109].

En Serbie il y a des communautés de Boyash qui se définissent comme Roumains, même les jeunes qui ne connaissent que peu le roumain[89], mais aussi d’autres qui se déclarent Tziganes roumains, d’autres encore qui cherchent à se confondre avec la population majoritaire, d’autres enfin qui participent aux activités des organisations roms[110].

En Bosnie, les membres de la même ethnie s’identifient en général soit comme Karavalaques (en serbe Karavlasi, singulier Karavlah) (sur la base de la conscience de l’appartenance à un groupe à part), soit comme Serbes (sur la base de la religion orthodoxe commune avec ceux-ci), soit comme Roumains (sur la base de leur langue maternelle)[111].

En Hongrie il y a trois groupes de Boyash, deux dans le sud-ouest et un groupe aux bords de la Tisza. L’un des groupes du sud-ouest et celui de la Tisza se disent beás. Ce dernier se dit aussi ticsán (« de la Tisza »), alors que l’autre groupe du sud-ouest se dit cigány[112]. Anna Pálmainé Orsós note parmi les résultats de son enquête sur le terrain étudié par elle dans le sud-ouest habité par le groupe généralement auto-identifié comme beás, que 67 % des personnes questionnées se déclarent beás, 23 % beás et Hongrois, et 10 % Hongrois[113].

En Croatie, certains se disent Boyash, d’autres s’auto-identifient par la langue, une partie d’entre eux disant qu’ils parlent roumain, une autre partie qu’ils parlent tzigane. Il y aussi un groupe à part, qui se disent ludari[114].

En Slovaquie, les Boyash âgés s’auto-identifient comme Roumains ou comme Boyash, ou bien ils adoptent l’exonyme korytári (faiseurs de cuvettes), ceux de la génération du milieu se disent Roumains, et les jeunes – Slovaques, éventuellement Magyars[115].

Entre les élites Boyash il y a également des différences en fonction du pays. Celles de Bulgarie rejettent en général l’identité rom, mais celles de Croatie et de Hongrie non, tout en affirmant les particularités des Boyash. Cela ressort du syntagme « Roms boyash » qu’ils utilisent[116].

Mythologie originaire[modifier | modifier le code]

Un élément important de l’auto-identification est le mythe de l’origine. La mythologie originaire des Boyash n’est pas unitaire, étant aussi influencée par des idées scientifiques ou pseudo-scientifiques arrivées vaguement à leur connaissance[117], mais elle aussi a pour élément commun le rejet de l’identité rom.

Une affirmation entendue de la part de Rudari d’Olténie est que ceux-ci seraient les descendants directs des Daces[118]. Un autre mythe part de l’étymologie populaire du mot rudar, qui serait dérivé de rudă « parent » (autre que la mère et le père). Il raconte que lorsque les Roumains sortirent de la Tour de Babel, certains demandèrent : Cine vine cu noi ? « Qui vient avec nous ? » et la réponse fut : Păi și rudele noastre, rudarii « Nos parents aussi, les rudari, bien sûr »[119].

En Bulgarie on a enregistré la croyance en l’origine thrace[120]. Dans le même pays, sur la base de l’étymologie populaire, selon laquelle le mot rudar viendrait du mot slave rod « clan », on a rencontré l’idée que les Rudari descendraient des premiers clans bulgares venus dans les Balkans[121]. En Bulgarie encore on a entendu l’explication mythique de l’occupation traditionnelle des Rudari : lorsque le Christ fut crucifié, personne ne voulut faire la croix, ce à quoi c’est un Rudar qui se serait finalement engagé. Par conséquent, les Rudari auraient été punis pour l’éternité à ne travailler que le bois[122].

En Serbie il apparaît en tant qu’élément général la venue de Roumanie, avec la mention des Carpates, du Danube et de Bucarest. Un informateur raconte que son village fut fondé par deux frères rudari qui avaient franchi le Danube en venant de Timișoara[123]. On rencontre aussi le mythe de la venue d’endroits plus éloignés aussi, avec des confusions géographiques : Bucarest en Géorgie, les Carpates en Inde[124]. On a même recueilli l’affirmation de l’origine berbère[125].

Parmi les Karavalaques de Bosnie, c’est le mythe de la descendance de Karađorđe qui circule[126].

Les Boyash n’ont pas une conscience de groupe étendue à tous les pays où ils vivent, étant tout de même conscients de l’existence d’autres communautés de Boyash proches de la leur ou même de localités relativement lointaines, avec lesquelles ils maintiennent des rapports de divers types, en formant ce qu’on peut appeler une « continuité mentale » ou un « réseau mental ». Cela est parfois transfrontalier[127], par exemple entre la Croatie et la Hongrie.

Hétéro-identification[modifier | modifier le code]

Dans tous les pays où ils vivent, les autorités de l’État, la population majoritaire et les autres minorités nationales et ethniques incluent en général les Boyash parmi les Roms[128]. Il y a cependant des cas où les majoritaires sont conscients de certaines différences entre Boyash et autres Roms, en rejetant moins les premiers[129].

Une exception partielle concernant l’hétéro-identification des Boyash est constituée par les simples Roms de langue romani, qui ne considèrent pas les Boyash comme des leurs. En Olténie, ils les appellent caștalii ou caștarii (de kasht « bois » en langue romani), en faisant appel pour marquer les différences aux mêmes arguments que les Rudari : l’occupation traditionnelle de ces derniers, leur langue maternelle roumaine, leur coutume du gurban[129]. En même temps, les élites des Roms de langue romani, dont le niveau d’organisation est plus élevé, cherchent à inclure les Boyash. C’est visible par exemple en Croatie, où, sous l’influence des organisations roms, il y a des Boyash qui se déclarent Roms[130].

Organisation[modifier | modifier le code]

L’ethnicité des Boyash est plus ou moins affirmée d’un pays à l’autre. Ce qui contribue à cette affirmation, ce sont les organisations politiques et civiques propres.

Leur niveau le plus significatif de représentation par des organisations est celui de Bulgarie. Ils y ont un « Parti de la Patrie », par le biais duquel ils négocient leurs intérêts sur le plan local, en participant aux jeux politiques pour les élections locales[131]. Il y a aussi une association ERA qui déroule des activités culturelles de promotion du folklore propre, envoie des jeunes faire des études en Roumanie, essaye de faire introduire l’enseignement facultatif du roumain dans les écoles[132].

En Croatie il y a plusieurs organisations, par exemples l’Association des Roms Boyash de Kutina[133].

En Hongrie aussi il y a des associations roms locales qui incluent des Boyash, par exemple l’Organisation tzigane d’utilité publique pour la représentation des intérêts[134] ou l’Association de défense des intérêts des Roms et des Boyash[135]. Les Boyash ont même adopté en tant qu’hymne une chanson en leur langue[102],[136].

En Roumanie, leur niveau d’organisation est moins significatif. En tant qu’exemple d’organisation, on peut mentionner l’Association des Rudari de Valea lui Stan, localité appartenant à la ville de Brezoi (județ de Vâlcea)[137]. La situation est semblable en Serbie. En 2004, dans la banlieue Ripanj de Belgrade il y avait une association pour la promotion et la recherche du passé culturel des Boyash, de leur folklore traditionnel, de leur langue, qui cherchait à collaborer avec des organisations roumaines de Serbie[110].

La langue des Boyash[modifier | modifier le code]

Les rapports des Boyash avec leur langue[modifier | modifier le code]

Il y a des communautés Boyash extérieures à la Roumanie où la conscience du fait qu’ils parlent roumain est présente et d’autres où elle ne l’est pas. Cela ressort de la manière dont ils disent comment ils parlent. En Bulgarie et en Serbie ils disent en général qu’ils parlent roumain. En Croatie, certains affirment parler roumain, d’autres disent qu’ils parlent tzigane[114]. Dans le sud-ouest de la Hongrie, ils disent parler Boyash[138], mais dans l’est, ceux de la Tisza – roumain[139].

Dans les autres pays que la Roumanie, presque tous les Boyash sont au moins bilingues, parlant la langue de la population majoritaire. C’est valable aussi pour ceux de Transylvanie, dans les localités où la population majoritaire est de langue hongroise[140]. Il n’y a d’unilingues que les enfants non-scolarisés dans la famille desquels on parle seulement la langue maternelle. Le degré de connaissance de la langue est inégal : très bon en Roumanie et différent en fonction de l’âge et du niveau d’instruction en dehors de ce pays. Tous les chercheurs constatent que plus les locuteurs sont jeunes et scolarisés, plus leur niveau en langue maternelle est faible, puisque son aspect est essentiellement oral, non standardisé, et que l’enseignement se fait en langue majoritaire[141]. Une raison de plus en est la conscience qu’ont les Boyash de l’inutilité pratique de leur langue en dehors de leur communauté[142]. Il y a cependant exception à cela. Sur le littoral bulgare de la Mer Noire, la connaissance du roumain s’est valorisée à cause du grand nombre de touristes roumains qui y vont[143].

Pour ce qui est de l’aire d’utilisation de la langue, elle se limite au milieu de la famille et à celui de la communauté boyash. En dehors de celles-ci, elle est parfois employée en tant que « langue secrète », lorsque ses locuteurs ne veulent pas être compris par les autres[144].

Quelques traits des parlers boyash[modifier | modifier le code]

La langue maternelle des Boyash est partout le roumain. En Roumanie, ils le parlent dans la variante régionale des Roumains locaux, avec de petites différences, par exemple en Olténie avec une influence des parlers roumains du Banat[81], et ils ont la possibilité de devenir performants en roumain standard par la scolarisation.

En dehors de la Roumanie on parle beaucoup de variantes locales, les Boyash ayant émigré en groupes relativement petits de diverses régions de l’actuelle Roumanie, étant répandus sur un grand territoire, vivant en communautés relativement isolées l’une de l’autre et étant en contact avec des populations qui parlent des langues différentes[145]. L’ensemble de ces parlers présente un écart important par rapport au roumain de Roumanie, puisqu’ils sont depuis longtemps isolés de celui-ci.

En Hongrie on distingue deux groupes principaux de parlers, ceux du sud-ouest du pays, appelés árgyelán « transylvain » et muncsán « munténien » respectivement. Ces termes boyash sont repris par les chercheurs, mais il est à noter qu’ils sont utilisés par les locuteurs pour désigner non pas leur propre parler mais celui de l’autre groupe[112].

Les mêmes groupes de parlers se retrouvent en Serbie. Au sud du Danube et de la Save, les munténiens sont dominants. Au nord du Danube, les munténiens et les transylvains coexistent[146].

Il existe les mêmes types de parlers en Croatie aussi, où les munténiens se divisent en deux sous-groupes : celui de Baranja et celui des Ludari[147].

Les parlers transylvains se caractérisent par des traits présents dans le parler transylvain de Roumanie et les munténiens par des traits de celui de la Munténie roumaine, mais les deux présentent aussi des influences du parler roumain du Banat (Roumanie), plus fortes dans les parlers boyash transylvains.

En dehors de ces deux groupes de parlers, en Hongrie il y en a un troisième, celui des Boyash de la Tisza (appelé par les chercheurs ticsán), plus proche des parlers de Roumanie que les deux autres[148].

Les parlers boyash conservent aussi des archaïsmes par rapport au roumain de Roumanie[149].

En dehors de la Roumanie, les parlers boyash sont influencés par les langues des populations majoritaires, principalement dans le domaine du lexique[150].

Actions de standardisation de la langue[modifier | modifier le code]

Constatant la tendance à disparaître de la langue des Boyash, l’idée est apparue d’empêcher ce phénomène par sa standardisation, afin que la culture boyash ait un aspect écrit, qu’elle puisse être présente dans les média et enseignée en milieu scolaire. C’est vu aussi comme un instrument contribuant à conserver et à affermir l’identité boyash. Cependant, cette idée n’est encore mise en œuvre qu’en Hongrie et en Croatie, le plus intensément dans le premier pays[151].

En Hongrie[modifier | modifier le code]

Le début de la fixation du boyash par écrit remonte à 1982, par un petit dictionnaire boyash-hongrois à diffusion restreinte, dans une publication universitaire[152], mais l’action a stagné jusque dans les années 1990.

En 1992, un premier recueil bilingue de chansons a été publié[153].

En 1993, la langue des Boyash acquiert le statut officiel de langue minoritaire et le droit d’être enseigné dans les écoles publiques à la demande [154].

En 1994, une nouvelle édition, augmentée, du livre de chansons est publiée[155], ainsi qu’un recueil de contes[156].

Sur la base des textes de ces recueils, le processus de standardisation de la langue est démarré et dès 1994 un premier manuel de boyash paraît[157]. La même année on commence à enseigner la langue au lycée Gandhi de Pécs, créée par la fondation du même nom pour les jeunes Roms.

En 1996 on publie un dictionnaire boyash-hongrois et hongrois-boyash[158], suivi en 1997 de deux dictionnaires boyash-hongrois[159], puis, en 1999, d’un dictionnaire hongrois-boyash[160].

En 2009 c’est la première grammaire boyash qui voit le jour[161].

Dans les dernières années de la décennie 1990 et après 2000 on a continué de publier des recueils de folklore et aussi des traductions de la littérature hongroise, et le manuel de boyash a eu des éditions revues[162]. En 2006, la langue était enseignée dans dix établissements, à 1042 élèves[163]. On l’enseignait également à l’Université de Pécs[164]. À partir de 1996 on peut passer un diplôme de boyash dans un centre d’enseignement des langues habilité et depuis 2006 on peut le choisir au baccalauréat[165]. À partir de 2011 il y a un cours de boyash et des textes avec des enregistrements audio en ligne[166].

En Hongrie, la standardisation se fait sur la base des parlers transylvains, majoritaires dans ce pays. Le système d’écriture utilise l’alphabet du hongrois, plus les lettres ă et î de l’alphabet roumain standard.

En Croatie[modifier | modifier le code]

Dans ce pays, la revue Romano akharipe – Graju alu căganjilor – Glas Roma[167], parue de 1994 à 1999, publiait des textes en romani, boyash et croate. La revue est reparue en 2003 sous le titre Graju alu căganjilor – Glas Roma[168], en boyash et croate.

Le premier livre de Croatie en boyash était un catéchisme catholique paru en 2005[169]. La même année on a publié le premier glossaire boyash-croate et croate-boyash en tant qu’auxiliaire pour l’enseignement du croate comme langue non-maternelle aux enfants boyash qui ne la connaissent pas[170].

À l’Université de Zagreb, les étudiants du Département des langues romanes de la Faculté de philosophie peuvent prendre en option la matière « Langue des Roms boyash de Croatie – parlers roumains boyash »[171].

En Croatie, la langue des Boyash s’écrit avec l’alphabet du croate, plus les lettres ă et î.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Pamporov 2004, cité par Șerban 2011, p. 26.
  2. a et b Radosavljević 2011, p. 51.
  3. a et b Ágocs 2003, p. 41.
  4. a et b Costescu 2013, p. 551, Kovalcsik 2007, p. 127 et Fosztó 2003, p. 94, pour la Roumanie ; Slavkova 2005 pour la Bulgarie.
  5. Œuvre de Franz Neuhauser, peintre de Sibiu (Roumanie actuelle).
  6. Publiée par Zsigmond Wertheim à Trenčianske Teplice (Slovaquie actuelle).
  7. Plus exactement, le daco-roumain.
  8. Dans cet article on utilise comme ethnonyme général « Boyash », Rudari étant réservé pour les communautés où on utilise rudari comme endonyme.
  9. Promitzer 2009, p. 12.
  10. « D’autres Tziganes qui seraient établis ailleurs, qu’ils soient forgerons ou rudari, les artisans, quels qu’ils soient, appartiendront au saint monastère […], comme il en était auparavant » (Calotă 1974, p. 4, cité par Costescu 2013, p. 548).
  11. Marsili 1690-1691, cité par Nagy 2010, p. 212.
  12. Cantermir 2001, p. 45.
  13. Komáromy 1910, p. 486, cité par Landauer 2009, p. 10.
  14. Zsupos 1996, p. 69, cité par Landauer 2009, p. 5.
  15. Zsupos 1996, cité par Landauer 2009, p. 6.
  16. Augustini Ab Hortis 1775-1776, cité par Landauer 2009, p. 7.
  17. Von Bauer 1778, p. 48-49.
  18. Raicevich 1788, cité par Landauer 2009, p. 4.
  19. Dessin provenant de Gronemeyer, Reimer et Rakelmann, Georgia A., Die Zigeuner. Reisende in Europa (Les Tziganes. Voyageurs en Europe), Ostfildern, DuMont Reiseverlag, 1988, p. 125.
  20. Jović 2004, p. 106.
  21. Clemens 1836, p. 18.
  22. Kogălniceanu 1837, p. 12-13.
  23. Sorescu-Marinković 2011a, p. 39.
  24. a et b Sikimić 2005, p. 8.
  25. Cf. Hedeșan 2005, p. 17, au sujet de Filipescu 1906 et Ieșan 1906, Costescu 2013, p. 549, au sujet de Nicolăescu-Plopșor 1922. À noter que dans cet article, le terme « Roumain » est employé en tant qu’ethnonyme et non pas dans le sens de citoyen de la Roumanie.
  26. Cf. Hedeșan 2005, p. 23.
  27. Cf. Pálmainé Orsós 2006, p. 21.
  28. Cherata 2015.
  29. a, b et c Courthiade 2003, p. 12.
  30. Cf. Costescu 2013, p. 549. Exemples: Calotă 1995, Achim 1998, Fraser 1998, Hedeșan 2005, Pálmainé Orsós 2006.
  31. a, b et c Calotă 1997, p. 47.
  32. Cf. l’article BĂIEȘ du DEX 2009 (consulté le 27 juin 2017).
  33. Cf. l’article BAIE² du DEX 2009 (consulté le 27 juin 2017).
  34. Cf. l’article RUDAR du DER (consulté le 27 juin 2017).
  35. Calotă 1997, p. 47.
  36. Saramandu 1997, p. 109, cité par Hedeșan 2005, p. 22.
  37. Calotă 1997, p. 48.
  38. Achim 2004, p. 112.
  39. Marushiakova et Popov 1997, p. 26, cité par Dorondel 2007, p. 219.
  40. Đorđević 1911, p. 604.
  41. Petrovici 1938, p. 228, cité par Hedeșan 2005, p. 20.
  42. Gheție 1968, p. 506, cité par Hedeșan 2005, p. 21.
  43. Havas 1982, cité par Kemény 2001, p. 267.
  44. Bunjac 2008.
  45. a et b Costescu 2013, p. 550.
  46. "Gypsies" in the United States. The Ludar (consulté le 27 juin 2017).
  47. Costescu 2013, p. 550 ; Đurić-Milovanović 2011, p. 96 ; Sikimić 2011, p. 6 ; Sorescu-Marinković 2007, p. 137.
  48. Zimmermann 2001, p. 124.
  49. Voir Site mémorial de Jasenovac (consulté le 27 juin 2017).
  50. Sorescu-Marinković 2011c, p. 16.
  51. Résultats du recensement de 2011 en Serbie. Ethnies comportant moins de 2000 personnes. (consulté le 27 juin 2017)
  52. Résultats du recensement de 2011 en Serbie. Ethnies, p. 14 et Langues maternelles (consultés le 27 juin 2017).
  53. Sikimić 2005 en dénombre 176 (p. 11-12).
  54. Sikimić 2011, p. 6-7.
  55. Résultats du recensement de 2011 en Hongrie, p. 21 (consulté le 27 juin 2017).
  56. Résultats du recensement de 2011 en Bulgarie. Ethnies et langues maternelles (consulté le 27 juin 2017).
  57. Dorondel 2007, p. 236.
  58. Résultats du recensement de 2011 en Croatie. Ethnies
  59. Résultats du recensement de 2011 en Croatie. Langues maternelles (consulté le 27 juin 2017).
  60. Résultats du recensement de 2011 en Roumanie. Tableau 11 (consulté le 27 juin 2017).
  61. Kovalcsik 2007, p. 110.
  62. Costescu 2013, p. 551.
  63. Slavkova 2005, p. 279 ; Mladenov 1995 et Pamporov 2004, cité par Șerban 2011, p. 26.
  64. Il apparaît chez Vuk Stefanović Karadžić, dans un écrit intitulé Danica, en 1827 (p. 102), cité par Đorđević 1911, p. 608.
  65. Stanković 2011, p. 42.
  66. Ágocs 2003, p. 45.
  67. Cf. Sikimić 2005, p. 250-251, pour les ethnonymes utilisés autrefois par les chercheurs serbes.
  68. Cf. Sorescu-Marinković 2011a, p. 39.
  69. Beash (langue) sur data.bnf.fr.
  70. Ce sont des récipients de forme allongée creusés dans un morceau de tronc d’arbre (voir Piramida, photo p. 91.)
  71. Costescu 2013 p. 552, pour la Roumanie ; Șerban 2011, p. 48, pour la Bulgarie ; Sikimić 2011, p. 62, pour la Serbie ; Pálmainé Orsós 2006, p. 21, pour la Hongrie.
  72. Costescu 2013, p. 552, pour la Roumanie ; Șerban 2011, p. 36, pour la Bulgarie ; Sikimić 2011, p. 6-7, pour la Serbie ; Pálmainé Orsós 2006, p. 22, pour la Hongrie.
  73. Costescu 2013, p. 553.
  74. Șerban 2011, p. 37.
  75. a et b Pálmainé Orsós 2006, p. 22.
  76. Sikimić 2011, p. 6.
  77. Dorondel 2007, pour la Roumanie et la Bulgarie.
  78. Dorondel 2007, p. 335-336, concernant les Rudari du județ d'Argeș, Roumanie.
  79. Costescu 2013, p. 553, au sujet des Rudari d’un village du județ de Gorj, Roumanie.
  80. Par exemple en Croatie, à Kuršanec (comitat de Međimurje), leur seule source de revenues est la collecte et la vente des emballages plastiques usagés (Sorescu-Marinković, 2011a, p. 41).
  81. a et b Kovalcsik 2007, p. 114.
  82. Fosztó 2003, p. 89.
  83. Dorondel 2007, p. 237.
  84. Sikimić 2011, p. 6 ; Đorđević-Belić, 2011, p. 83.
  85. Voir Piramida, photos de Boyash travaillant le bois et de leurs maisons p. 6, 7, 65, 79, 85, 86.
  86. Landauer 2010, p. 296.
  87. Ágocs 2003, p. 44, photos p. 52.
  88. Dorondel 2007, p. 223, pour la Bulgarie ; Binder 2009 pour la Hongrie.
  89. a et b Sorescu-Marinković 2011c, p. 13.
  90. Cf. l’article CURBAN du DEX.
  91. Sikimić et Hristov 2007, p. 10-11.
  92. Hedeșan 2005, p. 93.
  93. Sikimić 2007, p. 153.
  94. Kovalcsik 2007, p. 119-120.
  95. Kovalcsik 2007, p. 116.
  96. Kovalcsik 2007, p. 117-118.
  97. Sikimić 2011, p. 5, photo p. 7.
  98. Sikimić 2011, p. 75.
  99. Đorđević-Belić 2011, p. 79.
  100. Đorđević-Belić 2011, p. 81.
  101. Syntagme utilisé par Șerban 2011, p. 28.
  102. a, b et c Binder 2009.
  103. Achim 1998, p. 173, cité par Sorescu-Marinković 2011c, p. 18.
  104. Dictionnaire hongrois-boyash de Pálmainé Orsós, p. 64.
  105. Idem, p. 61, 129.
  106. Dorondel 2007, p. 220.
  107. Kovalcsik 2007, p. 115.
  108. Fosztó 2003.
  109. Șerban 2011, p. 35.
  110. a et b Sorescu-Marinković 2011c, p. 10.
  111. Stanković 2011, p. 46.
  112. a et b Kovalcsik 1993.
  113. Pálmainé Orsós 2006, p. 64.
  114. a et b Sorescu-Marinković 2011a, p. 44.
  115. Ágocs 2003, p. 45-46.
  116. Pour la Croatie, voir, par exemple, la page de Udruga Roma Bajaša Kutina (Association des Roms Boyash de Kutina). Pour la Hongrie, voir dans une liste de résultats à des élections locales (consulté le 27 juin 2017), l’Association des Roms boyash de Hongrie, ainsi que Pálmainé Orsós 2006, p. 12.
  117. Sorescu-Marinković 2011d, p. 220.
  118. Nicolăescu-Plopșor 1922, p. 38, cité par Kovalcsik 2007, p. 113.
  119. Kovalcsik 2007, p. 113.
  120. Sorescu-Marinković 2011b, p. 53.
  121. Marushiakova et Popov 2000, p. 89.
  122. Dorondel 2007, p. 225.
  123. Sorescu-Marinković 2011c, p. 14-15.
  124. Sorescu-Marinković 2011d, p. 221.
  125. Sorescu-Marinković 2011d, p. 224.
  126. Sorescu-Marinković 2011d, p. 222.
  127. Sikimić 2006.
  128. Costescu 2013, p. 554 et Fosztó 2003 pour la Roumanie ; Șerban 2011, pour la Bulgarie ; Sorescu-Marinković 2011c, p. 12, pour la Serbie ; Stanković 2011, p. 44, pour la Bosnie-Herzégovine ; Sorescu-Marinković 2011a, p. 44, pour la Croatie.
  129. a et b Costescu 2013, p. 556.
  130. Sorescu-Marinković 2011a, p. 43-44.
  131. Șerban 2011, p. 31.
  132. Șerban 2011, p. 33-34.
  133. Page de Udruga Roma Bajaša Kutina (Association des Roms Boyash de Kutina) (consulté le 27 juin 2017).
  134. Cigány Érdekképviseleti Közhasznú Szervezet (consulté le 27 juin 2017).
  135. Roma és Beás Érdekvédelmi Szövetség (consulté le 27 juin 2017).
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  137. Cf. Demers pentru definirea unui concept strategic (Démarche pour définir une conception stratégique) de la ville de Brezoi, p. 63 (consulté le 27 juin 2017).
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Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

Sources directes[modifier | modifier le code]

Volumes collectifs[modifier | modifier le code]

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Sources indirectes[modifier | modifier le code]

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  • (de) Weigand, Gustav, « Rumänen und Arumunen in Bosnien » [« Roumains et Aroumains en Bosnie »], dans Jahresbericht des Instituts für rumänische Sprache, no 14, Leipzig, 1908, p. 171-197

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • Interview en boyash de Željko Balog, président de l’Union générale des Boyash de Croatie (consulté le 27 juin 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]