Aller au contenu

Bouville (Eure-et-Loir)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Bouville
Bouville (Eure-et-Loir)
L'église Saint-Chéron et le monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Châteaudun
Intercommunalité Communauté de communes du Bonnevalais
Maire
Mandat
Benoît Geslin
2020-2026
Code postal 28800
Code commune 28057
Démographie
Gentilé Bouvillois
Population
municipale
576 hab. (2021 en diminution de 0,35 % par rapport à 2015)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 37″ nord, 1° 22′ 44″ est
Altitude Min. 127 m
Max. 152 m
Superficie 15,65 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Chartres
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Villages Vovéens
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Bouville
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Bouville
Géolocalisation sur la carte : Eure-et-Loir
Voir sur la carte topographique d'Eure-et-Loir
Bouville
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
Voir sur la carte administrative du Centre-Val de Loire
Bouville

Bouville est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie

[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes

[modifier | modifier le code]

Hydrographie

[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé à l'est par la Vallée de Paray (pour le Sandre, il s'agit de la Vallée de Paray, pour le Géoportail il s'agit de la Vallée de la Malorne), affluent en rive gauche de la rivière le Loir, lui-même sous-affluent du fleuve la Loire par la Sarthe et la Maine[1].

Bouville a bénéficié de 1972 à 1993 d'une station hydrologique sur ce cours d'eau : le débit moyen annuel ou module, observé durant cette période de 22 ans, est de 0,094 m3/s, soit 94 litres par seconde. La hauteur maximale instantanée, relevée le , est de 1,38 m[2].

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Sud-ouest du bassin Parisien » et « Moyenne vallée de la Loire »[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 635 mm, avec 10,8 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Blandainville à 8 km à vol d'oiseau[5], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 626,2 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Au , Bouville est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[9]. Elle est située hors unité urbaine[10]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chartres, dont elle est une commune de la couronne[Note 1],[10]. Cette aire, qui regroupe 117 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols

[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (88,7 %), forêts (5,5 %), zones urbanisées (3,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,6 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Bouville est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[14]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[15].

Risques naturels

[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Vallée de malorne et la Vallée de Paray. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999 et 2021[16],[14].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Bouville.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des mouvements de sols liés à la présence d'argile, des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des effondrements généralisés[17]. L'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[18].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 78,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (52,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 256 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 180 sont en aléa moyen ou fort, soit 70 %, à comparer aux 70 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[19],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1996 et 2018 et par des mouvements de terrain en 1999[14].

Risques technologiques

[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[20].

Le nom de la localité est attesté sous les formes Disboth Villa vers 820 (Polyptyque d'Irminon, IX, n° 202, p. 104), Bonvilla en 1100 (Obituaire de Sens, t. 2, p. 64), Apud Boumvillam vers 1190 (Archives départementales d'Eure-et-Loir-H 2908), Apud Bonvillam en 1348 (Obituaire de Sens, t. 2, p. 68) ; Boinville en 1385 (Archives nationales-JJ 127, n° 278, fol. 171), Bouvilla en 1390 (Obituaire de Sens, t. 2, p. 137), Bouville en 1415 (Archives nationales-JJ 168, n° 142, fol. 100 v°).

Il s'agit d'une formation médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural ». Le premier élément Bou- représente un anthroponyme conformément au cas général.

Il s'agit du nom de personne issu du germanique occidental Disboth. La forme Bonvilla s'explique par l'aphérèse de la 1re syllabe Dis- et la diphtongaison de Boumvilla suppose l’accentuation sur le [o] de -both.

Plaques commémoratives du 7 janvier 1944, inaugurées en 2004 par Robert Sweatt.
Plaques commémoratives du 7 janvier 1944, inaugurées en 2004 par le seul survivant, Robert Sweatt.

XXe siècle

[modifier | modifier le code]

Le , le bombardier américain B-24 D Liberator du 389ème bomb group de la huitième armée aérienne est tombé à Bouville, faisant 10 morts et un seul survivant, Robert Sweatt, 98 ans en 2020[21].

Politique et administration

[modifier | modifier le code]

Liste des maires

[modifier | modifier le code]
Liste des maires successifs à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Avril 2009 Juillet 2020 Denis Lecoin SE Retraité
Juillet 2020 En cours Benoît Geslin    
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale

[modifier | modifier le code]

Population et société

[modifier | modifier le code]

Démographie

[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[23].

En 2021, la commune comptait 576 habitants[Note 2], en diminution de 0,35 % par rapport à 2015 (Eure-et-Loir : −0,64 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
566609661615683718715732742
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
744740742702660683666707709
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
672626603593576565548528478
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
475456391373386419499510565
2017 2021 - - - - - - -
588576-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités

[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine

[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments

[modifier | modifier le code]
  • Moulin Pélard[26] (moulin à pivot) : construit en 1796, en activité jusqu'en 1941. Il fut foudroyé le 16 août 1977. Entièrement restauré en 1990, il se visite depuis 1992 les week-ends de mi-mars à mi-octobre. Il est situé dans le hameau du Bois de Feugères, au bord de la route nationale 10 ;
  • Église Saint-Chéron[27].

Personnalités liées à la commune

[modifier | modifier le code]

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]

Notes et cartes

[modifier | modifier le code]
  1. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).

Références

[modifier | modifier le code]
  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - La vallée de la Malorne (M1024800) » (consulté le ).
  2. Banque Hydro - Ministère de l'Écologie, « Synthèse de la Banque Hydro - La vallée de la Malorne à Bouville (M1024810) » (consulté le ).
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  5. « Orthodromie entre Bouville et Blandainville », sur fr.distance.to (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Blandainville », sur la commune de Blandainville - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  7. « Station Météo-France « Blandainville », sur la commune de Blandainville - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  9. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  10. a et b Insee, « Métadonnées de la commune ».
  11. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Chartres », sur insee.fr (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  14. a b et c « Les risques près de chez moi - commune de Bouville », sur Géorisques (consulté le ).
  15. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le ).
  16. « Dossier départemental des risques majeurs en Eure-et-Loir », sur eure-et-loir.gouv.fr (consulté le ), partie 1 - chapitre Risque inondation.
  17. « Dossier départemental des risques majeurs en Eure-et-Loir », sur eure-et-loir.gouv.fr (consulté le ), chapitre Mouvements de terrain.
  18. « Liste des cavités souterraines localisées sur la commune de Bouville », sur georisques.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le ).
  20. « Dossier départemental des risques majeurs en Eure-et-Loir », sur eure-et-loir.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque transport de matières dangereuses.
  21. « L'ex-aviateur Robert Sweatt, 98 ans, sauvé par les habitants de Bouville en 1944, est confiné au Texas », sur lechorepublicain.fr, .
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  26. Site des moulins à vent de France
  27. « Bouville : Eglise Saint-Chéron », sur perche-gouet.net (consulté le ).
  28. « Sur les pas des botanistes Charles-Isidore Douin, enseignant, et son fils Robert Douin, élève, au Lycée Marceau » par Pierre Boudier, Muséum des sciences naturelles de Chartres, bulletin 2014-2015 de l'Association des anciens élèves des lycées Marceau et Hélène Boucher.