Bouville (Eure-et-Loir)

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Bouville
Bouville (Eure-et-Loir)
L'église Saint-Chéron et le monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Châteaudun
Intercommunalité Communauté de communes du Bonnevalais
Maire
Mandat
Benoît Geslin
2020-2026
Code postal 28800
Code commune 28057
Démographie
Gentilé Bouvillois
Population
municipale
592 hab. (2019 en augmentation de 3,14 % par rapport à 2013)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 37″ nord, 1° 22′ 44″ est
Altitude Min. 127 m
Max. 152 m
Superficie 15,65 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Chartres
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Villages Vovéens
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Bouville

Bouville est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hameaux[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé à l'est par la Vallée de Paray (pour le Sandre, il s'agit de la Vallée de Paray, pour le Géoportail il s'agit de la Vallée de la Malorne), affluent en rive gauche de la rivière le Loir, lui-même sous-affluent du fleuve la Loire par la Sarthe et la Maine[1].

Bouville a bénéficié de 1972 à 1993 d'une station hydrologique sur ce cours d'eau : le débit moyen annuel ou module, observé durant cette période de 22 ans, est de 0,094 m3/s, soit 94 litres par seconde. La hauteur maximale instantanée, relevée le , est de 1,38 m[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 10,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,5 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 635 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Blandainville », sur la commune de Blandainville, mise en service en 1995[9] et qui se trouve à 8 km à vol d'oiseau[10],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,9 °C et la hauteur de précipitations de 622,5 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Châteaudun », sur la commune de Jallans, mise en service en 1952 et à 21 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 10,6 °C pour la période 1971-2000[13] à 11,1 °C pour 1981-2010[14], puis à 11,5 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bouville est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[16],[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chartres, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 117 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (88,7 %), forêts (5,5 %), zones urbanisées (3,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,6 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[22].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Disboth Villa vers 820 (Polyptyque d'Irminon, IX, n° 202, p. 104), Bonvilla en 1100 (Obituaire de Sens, t. 2, p. 64), Apud Boumvillam vers 1190 (Archives départementales d'Eure-et-Loir-H 2908), Apud Bonvillam en 1348 (Obituaire de Sens, t. 2, p. 68) ; Boinville en 1385 (Archives nationales-JJ 127, n° 278, fol. 171), Bouvilla en 1390 (Obituaire de Sens, t. 2, p. 137), Bouville en 1415 (Archives nationales-JJ 168, n° 142, fol. 100 v°).

Il s'agit d'une formation médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural ». Le premier élément Bou- représente un anthroponyme conformément au cas général.

Il s'agit du nom de personne issu du germanique occidental Disboth. La forme Bonvilla s'explique par l'aphérèse de la 1re syllabe Dis- et la diphtongaison de Boumvilla suppose l’accentuation sur le [o] de -both.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plaques commémoratives du 7 janvier 1944, inaugurées en 2004 par Robert Sweatt.
Plaques commémoratives du 7 janvier 1944, inaugurées en 2004 par le seul survivant, Robert Sweatt.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le , le bombardier américain B-24 D Liberator du 389ème bomb group de la huitième armée aérienne est tombé à Bouville, faisant 10 morts et un seul survivant, Robert Sweatt, 98 ans en 2020[23].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Avril 2009 Juillet 2020 Denis Lecoin SE Retraité
Juillet 2020 En cours Benoît Geslin    
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25].

En 2019, la commune comptait 592 habitants[Note 8], en augmentation de 3,14 % par rapport à 2013 (Eure-et-Loir : −0,32 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
566609661615683718715732742
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
744740742702660683666707709
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
672626603593576565548528478
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
475456391373386419499510565
2017 2019 - - - - - - -
588592-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Moulin Pélard[28] (moulin à pivot) : construit en 1796, en activité jusqu'en 1941. Il fut foudroyé le 16 août 1977. Entièrement restauré en 1990, il se visite depuis 1992 les week-ends de mi-mars à mi-octobre. Il est situé dans le hameau du Bois de Feugères, au bord de la route nationale 10 ;
  • Église Saint-Chéron[29].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - La vallée de la Malorne (M1024800) » (consulté le ).
  2. Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - La vallée de la Malorne à Bouville (M1024810) » (consulté le ).
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Centre-Val de Loire », sur centre-valdeloire.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  9. « Station Météo-France Blandainville - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Bouville et Blandainville », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France Blandainville - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre Bouville et Jallans », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique de Châteaudun - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Châteaudun - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Châteaudun - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  23. « L'ex-aviateur Robert Sweatt, 98 ans, sauvé par les habitants de Bouville en 1944, est confiné au Texas », sur https://www.lechorepublicain.fr, .
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  28. Site des moulins à vent de France
  29. https://www.perche-gouet.net/histoire/immeubles.php?immeuble=753
  30. « Sur les pas des botanistes Charles-Isidore Douin, enseignant, et son fils Robert Douin, élève, au Lycée Marceau » par Pierre Boudier, Muséum des sciences naturelles de Chartres, bulletin 2014-2015 de l'Association des anciens élèves des lycées Marceau et Hélène Boucher.