Bouverans

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bouverans
Vue du centre depuis le fort Bachin.
Vue du centre depuis le fort Bachin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Canton Frasne
Intercommunalité Communauté de communes du plateau de Frasne et du val du Drugeon
Maire
Mandat
Rémi Debois
2014-2020
Code postal 25560
Code commune 25085
Démographie
Population
municipale
352 hab. (2014)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 51′ 15″ nord, 6° 12′ 31″ est
Altitude Min. 822 m – Max. 1 101 m
Superficie 18,17 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Doubs

Voir sur la carte administrative du Doubs
City locator 14.svg
Bouverans

Géolocalisation sur la carte : Doubs

Voir sur la carte topographique du Doubs
City locator 14.svg
Bouverans

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bouverans

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bouverans
Liens
Site web http://www.bouverans.fr

Bouverans est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Vairons.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Boverens, Boleranni au XIe siècle ; Boverans en 1258, 1314 ; Bourg de Boverrens en 1318 ; Bovorrens en 1343 ; Boveranni en 1352 ; Bouverrens en 1460 ; Boveranco en 1515[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Dompierre-les-Tilleuls La Rivière-Drugeon Rose des vents
Frasne N La Planée
O    Bouverans    E
S
Bonnevaux, Vaux-et-Chantegrue

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention du village apparaît en 1262 lorsque Henry II, sire de Joux, faisait à Jean Ier de Chalon la reprise de fief pour les châteaux de Joux, Usie et Bouverans. Le village devait exister à la fin du XIe siècle car l'archevêque Hugues III donnait l'autel de Bouverans (« altare de Boleranni ») à l'abbaye de Saint-Vincent de Besançon. En 1275 la comtesse Laure de Commercy achetait de Henry et Jean, fils d'Amadry de Pontarlier ce qu'ils possédaient à Bouverans[2].

Toute la localité n'appartenait pas à la maison de Chalon-Arlay, elle devait la partager avec des co-seigneurs qui en prenaient parfois le nom. Il y avait la seigneurie des Tailles-de-Montjeon, celle de Jean Darbon, des Montrichard, des Chancey (ou Claudet), des Vaythe, des Valion, des Prieur et surtout des Montjoie. En 1396 Jean Ier de Montjoie l'avait assignée pour 173 florins, en argent et en chevaux, à Perrin dit Caisel, écuyer de La Cluse. En 1402 Jean III de Chalon-Arlay achetait à celui-ci pour 826 florins tous ses droits sur Bouverans[2].

Les villageois étaient soumis aux droits féodaux en vigueur dans la région ; en plus des dîmes, des corvées et des censes ils devaient faire les réparations du pont de Bouverans et de l'étang de la Rivière. En 1356 Jean II de Chalon-Arlay accordait aux habitants du bourg qui lui étaient soumis un acte d'affranchissement général pour la somme de vingt florins. Cette franchise s'étendait au fur et à mesure aux nouveaux habitants que ce seigneur acquérait, petit à petit les villageois se voyaient libérés de toutes corvées, sauf celles de « charnaiges » et de « sommart », sous réserve de payer quatre florins d'or et de participer aux réparations du château et du bourg de La Rivière. Louis II de Chalon-Arlay donnait, pour sa part, le droit d'usage dans ses forêts depuis le chemin de Mouthe jusqu'au bout de la roche à Chantegrue à condition de ne pas distribuer de bois en dehors de leur village. Il leur permettait en 1425 d'« essarter » et de « mettre à plain » leurs héritages boisés en dehors des bois banaux. En 1379 Hugues II de Chalon-Arlay leur accordait le four du village (nommé le Four-Marandin) à condition de le réparer à leur frais et de payer deux livres de cire par an, quelque temps plus tard ils obtenaient le droit d'avoir des fours dans leurs maisons[2].

Jean III de Chalon-Arlay faisait le don annuel le 8 décembre 1414 de 24 pintes d'huile à l'église du village pour l'entretien d'une lampe devant être allumée jour et nuit devant « l'image » de Notre-Dame. En 1442 il faisait le don de la seigneurie à Pierre de Jougne, Antoine Gléresse et Catherine de Jougne, ses descendants, vendaient le fief à Claude de Montrichard ; Philiberte de Luxembourg, épouse de Jean IV de Chalon-Arlay, usait de son droit de retrait féodal[2].

Bouverans était épargné par Bernard de Saxe-Weimar pendant la guerre de Trente Ans, en effet un nommé Vuillaume aurait rendu service à quelques-uns de ses cavaliers en ferrant leurs chevaux, cette famille existait encore au XIXe siècle sous le nom de Chez-les-Maréchaux[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean Letondal    
mars 2008 2014 Catherine Marmier[3]    
mars 2014 en cours Rémi Debois SE Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 352 habitants, en augmentation de 7,32 % par rapport à 2009 (Doubs : 1,76 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
590 500 580 457 525 625 618 648 602
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
584 575 553 501 511 486 469 386 427
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
410 378 347 315 353 330 295 276 294
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
240 207 181 209 239 270 316 357 352
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 1, BESANÇON, CÊTRE,
  2. a, b, c, d et e Recherches historiques sur la ville et l'arrondissement de Pontarlier
  3. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « statuette-reliquaire : Vierge à l'Enfant », notice no IM25001404, base Palissy, ministère français de la Culture
  9. Source : panneau explicatif sur le site tout proche de Chatel-Véron

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Ignace Joseph Bourgon, Recherches historiques sur la ville et l'arrondissement de Pontarlier, 1841, p. 321 à 326 books.google.fr

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]