Boutros al-Boustani

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Boutros al-Boustani
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Boutros al-Boustani
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
بطرس البستانيVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Enfant
Salim al-Bustani (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Muhit al-Muhit (d), Nafir Suriya (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Boutros al-Boustani (janvier 1819 - ) (arabe : بطرس البستاني) est un écrivain et un intellectuel arabe. Il est l'un des précurseurs du nationalisme arabe et du patriotisme syrien.

Issu d'une famille libanaise illustre, chrétienne-maronite de Debbiyé dans le Chouf, il étudie de 1830 à 1840 au collège maronite de 'Ayn Warqa dans le Kesrawan. En 1840, il se rend à Beyrouth et il est engagé par les missionnaires américains pour leur apprendre l'arabe. C'est à leur contact qu'il se convertit au protestantisme. Il contribue à la création de l'école protestante de Abey avant d'être recruté par Eli Smith dans le projet de traduction de la Bible en arabe. Il crée la première société littéraire du monde arabe, Jam'iyyat al adab wa al Ulum. La devise de la société est alors hub al watan min al iman (l'amour de la patrie est foi).

En 1859, il donne une conférence dans laquelle il appelle à la renaissance de la langue et de la culture arabes. Après la crise de 1860 qui a lieu en Syrie, il prône l’abandon de la solidarité religieuse au profit de la solidarité nationale (jinsiyya) et patriotique (wataniyya). C'est l'un des premiers intellectuels à avoir lancé un appel pour la tolérance religieuse et la séparation de la politique et de la religion. Ce qui était primordial pour lui est l'union nationale des Arabes de toutes religions. Il voit la Syrie comme une patrie faisant partie de la Nation arabe, il est alors l'un des précurseurs du nationalisme arabe[1].

Il fonde l'École nationale en 1863. Il crée la première encyclopédie arabe moderne, Da'irat al-Maarif (« dictionnaire du savoir »), qui sera d'abord publiée à Beyrouth en 9 volumes (1876-87), ainsi qu'un dictionnaire, Muhit al-Muhit (« l'océan des océans »)[2], et un certain nombre de journaux comme Nafir souriya (« Le Clairon de la Syrie »), et al-Jinan (Les Jardins).

Il a appartenu vers 1865 à la première loge de Franc-maçonnerie libanaise, la loge "Palestine N°415" à l'Orient de Beyrouth.

Références

  1. Étude comparative du nationalisme arabe et de l'islamisme à travers les œuvres de Sayyid Qutb et de Michel Aflaq
  2. Robert Collison, Encyclopædias: Their history throughout the ages, New York, Hafner, 1964, p. 193

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