Bouquetot

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Bouquetot
L'église Saint-Philibert.
L'église Saint-Philibert.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Arrondissement de Bernay
Canton Bourg-Achard
Intercommunalité Communauté de communes du Roumois Nord
Maire
Mandat
Joël Grainville
2014-2020
Code postal 27310
Code commune 27102
Démographie
Gentilé Bouquetotois
Population
municipale
1 080 hab. (2013)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 21′ 50″ Nord 0° 46′ 59″ Est / 49.3639, 0.7831
Altitude Min. 99 m – Max. 146 m
Superficie 13,07 km2
Localisation

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Bouquetot

Bouquetot est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Ses habitants sont appelés les Bouquetotois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Bochetot en 1179[1], Bouketot en 1198[2].

Il s'agit d'un type toponymique scandinave en -topt[3],[4]. Topt est un appellatif désignant un établissement rural. Il a évolué en tot en normandie et en toft dans la plupart des pays du nord (Danemark, Norvège, Grande-Bretagne)

Le premier élément Bouque- est issu de l'ancien scandinave bók « hêtre »[3],[4] qui se perpétue dans le norvégien bøk et le danois bøg. La graphie Boch- des formes les plus anciennes note [bok].

Homonymie avec Bouquetot à Clarbec (Calvados), à Duranville (Eure, Bochetot 1178), à Cerisy-la-Forêt (Calvados) et Bøgetofte (Danemark)[4].

En outre, l'élément Bouque- se retrouve dans les nombreux Bouquelon, (la) Bouquelonde, Boclon, où il est suivi de l'appellatif lundr « bois » (voir la Londe).

Histoire[modifier | modifier le code]

Siège ancien des fiefs de Illeville, Ruffaut, Bosc-Roger et Feugre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Joël Grainville DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 080 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 015 1 034 1 030 970 961 903 863 1 020 985
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
900 840 810 736 688 664 661 639 611
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
585 574 523 525 555 546 530 558 548
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
523 513 589 645 781 840 1 012 1 080 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune de Bouquetot compte deux édifices inscrits au titre des monuments historiques :

  • Le domaine de Saint-Hilaire (XVIIe)  Inscrit MH (2006)[7]. La chapelle et le château ont été édifiés sous le règne de Louis XIII[7], entre 1633 et 1640[8]. Le château est fait de briques et pierres et se trouve pourvu d'un pavillon de plan carré au sud-est. L'appareil de briques est rehaussé d'un décor de croisillons vernissés. À l'intérieur, l'escalier et le grand salon présentent des dispositions et un décor caractéristiques des années 1640 : balustres carrés, chimères sur consoles, cheminées monumentales en pierre à cariatides, portrait équestre. Quant à la chapelle, elle s'achève par une abside à pans coupés et présente également des maçonneries en briques et en pierres. Une verrière en grisaille, déjà en place en 1646, représente la récolte de la manne. Enfin, les dépendances conservent un pressoir en pans de bois et couvert de chaume[7] ;
  • L'église Saint-Philibert (XIIe, XIIIe, XVIIe et XVIIIe)  Inscrit MH (1926)[9]. Cette église, placée sous le patronage du prieur de Bourg-Acharg, date du XIIe siècle. De cette époque, il ne subsiste que quelques parties de la nef à un vaisseau. Les murs de la nef ont été rehaussés au XIIIe siècle. Le chœur et la tour ont été bâtis au milieu du XIIIe siècle. La tourelle d'escalier de la tour bâtie date du XVe siècle. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les baies de la tour sont refaites au sud, au nord et à l'ouest et la hauteur de la tour est diminuée[10].

Par ailleurs, de nombreux autres édifices sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel :

  • Un château des XVIe et XVIIe siècles au lieu-dit le Bosc Roger[11] ;
  • Une croix de cimetière des XVIe et XVIIIe siècles[12] ;
  • Un manoir des XVe et XVIIe siècles au lieu-dit la Haye[13]. Le manoir a été bâti au XVe siècle. Au XVIIe siècle, le deuxième corps de bâtiment a été ajouté et le mur d'enceinte ainsi que la tourelle ont été édifiés. La chapelle saint Adrien a été bâtie pour Nicolas Voisin au cours du même siècle. Enfin, le portail en maçonnerie date du XVIIIe siècle[13],[8] ;
  • Trois maisons : la première du XVIIe siècle au lieu-dit Saint-Paul-de-la-Haye[14], la deuxième du XVIIIe siècle au lieu-dit Vieux Bouquetot[15] et la dernière du XVIIIe siècle au lieu-dit le Tac[16] ;
  • De nombreuses fermes : une du XVIIIe siècle au lieu-dit la Calendrie[17], une du XVIIIe siècle au lieu-dit la Haye[18], une du XIXe siècle au lieu-dit Saint-Michel[19], une des XVIIIe et XIXe siècles au lieut-dit le Passe-Temps[20] et une dernière du XVIIe siècle[21].

À noter également que trois édifices aujourd'hui détruits sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel. Il s'agit de l'église Saint-Michel[22], de l'église Saint-Paul[23] et d'un manoir du XVIIe siècle[24].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

L'aubépine de Bouquetot
Article détaillé : Aubépine de Bouquetot.

L'aubépine près du mur du cimetière a reçu le label « Arbres remarquables de France ». Elle aurait été plantée en 1355, au début du règne de Charles V, pour célébrer le rattachement de la Normandie à la France. Ce serait l'une des plus vieilles aubépines de France avec celle de Saint-Mars-sur-la-Futaie, en Mayenne. Elle fleurit tous les ans. Elle est devenue l'emblème du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 74
  2. Jean Renaud, Vikings et noms de lieux de Normandie. Dictionnaire des toponymes d'origine scandinave en Normandie, éditions OREP, 2009 (ISBN 978-2-915762-89-1), p. 94.
  3. a et b François de Beaurepaire, op. cit.
  4. a, b et c Jean Renaud, op. cit.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  7. a, b et c « Domaine du château du Plessis », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. a et b Jean-Marie Pérouse de Montclos, Le patrimoine en Normandie, Éditions Place des victoires, , 495 p. (ISBN 978-2-8099-1056-8), p. 89.
  9. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. « Église paroissiale Saint-Philibert », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. « Croix de cimetière », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. a et b « Manoir », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Maison », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Maison », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Maison », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Ferme », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Ferme », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Ferme », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Ferme », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Ferme », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Église paroissiale Saint-Michel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Église paroissiale Saint-Paul », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. « Manoir », base Mérimée, ministère français de la Culture.