Boulenger

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Boulenger est le nom d'une dynastie d'industriels français de la céramique qui furent propriétaires, à partir du milieu du XIXe siècle, des Faïenceries de Choisy-le-Roi. L'entreprise porte toujours leur nom.
Outre la faïence de table et ses fameuses séries d'assiettes, et le développement de collections intermédiaires, accessibles à la bourgeoisie, la maison Boulenger propose des objets d'art, luxueux et parfois monumentaux[2]. L'entreprise connaît son heure de gloire avec le marché du métro parisien pour lequel elle fournit, avec la faïencerie de Gien, les célèbres revêtements muraux : en 1889, Hippolyte Boulenger obtient les 2/3 du marché, ce qui motive probablement le déménagement du siège social de l'entreprise au 18 rue de Paradis à Paris. La faïencerie n’est d’ailleurs connue par certains que pour ces carreaux de grès biseautés de 7,5 cm par 15 cm en émail blanc parcourant les couloirs du métro parisien. Vers 1930, environ 200 000 carreaux Métro sont produits par semaine, soit environ 40 000 par jour[3].

Historique[modifier | modifier le code]

  • 1804 : Création de la faïencerie des frères Paillart – Valentin, Melchior et Nicolas – à Choisy-le-Roi
  • 1824 : Valentin Paillart, seul frère restant, s'associe à Hippolyte Hautin, qui a travaillé auparavant à la manufacture de faïence de Creil
  • 1836 : Hippolyte Hautin, resté seul, s'associe à Louis Boulenger.
  • 1863 : Hippolyte Boulenger (1836-1892)[4], petit-fils de Louis Boulenger et fils de Adolphe Boulenger et Alexandrine Hautin (1814-1900), devient à son tour directeur de l’entreprise
  • 1878 : Création d'une société anonyme sous la raison sociale « Hippolyte Boulenger et Cie »
  • 1889 : Transfert du siège social à Paris, 18 rue de Paradis (10e arrondissement) dans un nouveau bâtiment. Une borne historique a été apposée par la ville de Paris. Une large part des murs intérieurs du bâtiment sont recouverts de décors de faïence.
  • 1892 : Paul Boulenger (1868-1937), fils d'Hippolyte, prend la succession de la faïencerie au décès de son père. Louis Privé, petit-fils d’Hippolyte, fils de Thérèse Boulenger, épouse de Julien Privé, devient administrateur et est accompagné dans sa tâche par son cousin Jean Boulenger, fils de Paul Boulenger et Madeleine Le Harivel du Rocher.
  • 1920 : L'entreprise rachète les « Faïenceries de Creil et Montereau » (la manufacture de Creil est fermée depuis 1895). Naissance du groupe HBCM (Hippolyte Boulenger-Creil-Montereau)[5]
  • 1936 L'usine de Choisy-le-Roi ferme ses portes. Une entreprise de céramique spécialisée dans la production d'articles funéraires est créée à Alençon, 112 avenue de Quackenbruck
  • 1955 : La manufacture de Montereau ferme ses portes
  • 1967 : Création d'une société anonyme sous la dénomination « Établissement Boulenger, entreprise de revêtements »
  • 1971 : La manufacture d'Alençon prend la raison sociale « S.A.R.L. Boulenger céramique d'Alençon »
  • 1987 : La manufacture d'Alençon cesse son activité

Aujourd'hui, la seule branche restante est celle de l’établissement Boulenger avec ses activités traditionnelles de carrelage, de revêtements plastiques et de moquettes et une spécialisation dans les revêtements spéciaux par coulage dérivés de la technique Granilastic.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. A.-J. Arnoux dirigeait les ateliers de décoration de la manufacture de Choisy et s'est illustré par ses recherches sur les émaux.
  2. http://choisyleroi.fr/fre/La-ville/Histoire-Patrimoine/Histoire-de-Choisy-le-Roi/La-Faiencerie-Boulenger
  3. http://www.ihs94.org/spip.php?article57
  4. Hippolyte Boulenger est le petit-fils de Louis Boulenger (1773-1850) et le fils de Adolphe Boulenger (1805-1873) qui épouse Alexandrine Hautin (1814-1900). Hippolyte Boulenger (1836-1892) épouse quant à lui Elisa de Geiger (1846-1926), fille de Alexandre de Geiger, dynastie d'industriels de la céramique de Sarguemines. Hippolyte Boulenger reprend l'entreprise familiale, tandis que son frère Adolphe Boulenger, fils, (homonyme de son père) conduira la dynastie d'orfèvres. Leurs sœurs Marie et Julie, célibataires, ne s'impliquent pas dans les industries familiales.
  5. http://www.archipel.paris/manufacture-creil-et-montereau/

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]