Bouillé-Loretz

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Bouillé-Loretz
Bouillé-Loretz
L'église Saint-Pierre-ès-Liens.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Bressuire
Canton Le Val de Thouet
Intercommunalité Communauté de communes du Thouarsais
Maire
Mandat
Pierre Sauvêtre
2014-2020
Code postal 79290
Code commune 79043
Démographie
Population
municipale
1 058 hab. (2015 en augmentation de 1,24 % par rapport à 2010)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 04′ 47″ nord, 0° 16′ 17″ ouest
Altitude Min. 35 m
Max. 86 m
Superficie 26,78 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.bouille-loretz.notremairie.fr/

Bouillé-Loretz est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Bouillavins et les Bouillavines.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Bouillé-Loretz est située au nord-est du département des Deux-Sèvres en limite du Maine-et-Loire. Elle se situe à une quinzaine de kilomètres de Thouars, de Montreuil-Bellay et de Doué-la-Fontaine ainsi qu'à une trentaine de Bressuire et de Saumur.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

D'après la carte géologique de Montreuil-Bellay à l'échelle 1/50000 accessible sur le site du BRGM[1], on peut définir les différents affleurements[2] présents sur la commune.

Bouillé-Loretz se situe à l'extrémité sud-est du groupe des Mauges qui s'étend jusqu'à Nantes. Ces terrains affleurent dans la partie ouest de la commune allant du Bourg au hameau du Grelon et du hameau de Ferrière à celui du Petit Ursay. Ce sont des formations métamorphiques du socle précambrien (antérieur à 542 millions d'années ou Ma) caractérisées par la présence de métagrauwackes, de micaschistes quartzeux et de micaschistes pélitiques, qui représentent ici le faciès dominant. Les micaschistes pélitiques sont peu massifs car ils sont intensément schistosés (feuilletés), ont une teinte marron-beige ou grise voire argentée et présentent fréquemment des lentilles quartzeuses. Lors d'un forage de 49 mètres situé rue Paul Cézanne, le BRGM a pu établir une épaisseur de six mètres de sable grossier et une épaisseur d'au moins 43 mètres de micaschistes bleutés. L'altération de ce type de roche est souvent très poussée ce qui confère au terrain des propriétés argileuses.

Dans la partie nord et nord-est, on peut observer la présence de roches sédimentaires du crétacé supérieur cénomanien (-99,6 Ma et -93,5 Ma). Elles reposent sur les micaschistes précambriens altérés du groupe des Mauges et sont constituées par une accumulation d'un nombre important de cailloutis (fragments de quartz peu usés, témoignant d'un façonnement fluviatile de courte durée), de sables grossiers et de graviers très hétérométriques. On peut retrouver, dans la forêt de Brignon, une ancienne carrière montre sur 7 à 8 m des sables grossiers avec fragments de quartz peu ou pas usés.

Dans la partie sud-est, on peut remarquer la présence d'une zone alluvionnaire datant de l'ère quaternaire qui se situe entre la vallée de l'Argenton et celle du Thouet à la hauteur d'Argenton-l'Église. Elle est constituée principalement de graviers, sable à bloc et d'alluvions fins (sable et limon). On peut également remarquer la présence de nombreuses colluvions de fond de vallée au niveau des petits rus serpentant sur la commune.

Enfin, on peut signaler l'existence d'un massif sub-circulaire plurikilométrique intrusif dans les schistes précambriens de microgranodiorite grise à biotite (âge 521 ±7 Ma) autour de la Mouclerie.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Bouillé-Loretz est arrosé par l'Argenton, un affluent du Thouet. Elle coule du sud-est vers le nord-est et constitue la limite avec la commune d'Argenton-l'Église.

La commune présente deux types de nappes souterraines :

  • Dans le quart sud-ouest jusqu'au bourg, il existe un système aquifère[3] constitué par des terrains métamorphiques dans lesquels l'eau s'infiltre par porosité fissurale.

Schématiquement (de haut en bas), cet aquifère peut être décomposé en trois entités :

  • une couche d’argiles, plus ou moins épaisse suivant les endroits et constituant un niveau imperméable,
  • un niveau de schistes altérés,
  • le socle composé de schistes sains, au niveau duquel sont localisées les principales arrivées d’eau.
  • Dans le reste du territoire, il existe un domaine hydrogéologique[4] avec nappes localisées dans les altérites de micaschistes, dans les sables cénomaniens et dans les alluvions du Thouet et de l’Argenton. La partie inférieure des roches du cénomanien, qui est sableuse et sablo-argileuse, forme le magasin de la nappe dont la valeur moyenne de porosité efficace est de 1 %. Il s'agit d'une nappe libre qui devient localement captive sous les marnes notamment dans la région du Puy-Notre-Dame. Dans les vallées du Thouet et de l'Argenton à l'aval de Taizon et Bouillé-Loretz jusqu'à Montreuil-Bellay, les alluvions font office d'aquifère de transit entre la nappe libre du Cénomanien et la rivière.

Peu d'ouvrages d'exploitation s'adressent à cet aquifère ; cependant, compte tenu de la similitude des faciès et des épaisseurs par rapport aux secteurs exploités hors de ce territoire on peut admettre les caractéristiques suivantes[2] :

  • transmissivité moyenne = 1.10–4 m2/s ;
  • productivité des ouvrages = 1 à 4 m/h/m ;
  • hydrochimie : les eaux du Cénomanien sont en général dures, un peu alcalines, de faciès hydrochimique calcaire, bicarbonaté et magnésien. Elles présentent des teneurs en fer parfois supérieures aux normes de potabilité ;
  • la qualité bactériologique de ces eaux est en général bonne.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat du département des Deux-Sèvres [5] est de type océanique doux. La faiblesse des altitudes n’entraîne pas de grandes modifications climatiques au sein du département.

Le Thouarsais a un climat plus sec que le reste du département avec 600 mm de précipitation par an. La température moyenne annuelle oscille autour de 11 °C et l’insolation avoisine les 1850 heures par an.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Nueil-sur-Layon Saint-Macaire-du-Bois Le Puy-Notre-Dame Rose des vents
Saint-Pierre-à-Champ
(associée à Cersay)
N Saint-Martin-de-Sanzay
O    Bouillé-Loretz    E
S
Cersay Bouillé-Saint-Paul Argenton-l'Église
Bagneux
(associée à Argenton-l’Église)

Histoire[modifier | modifier le code]

Localisation de Bouillé-Loretz dans la sénéchaussée de Saumur sous l'Ancien régime. (Cliquez pour agrandir).

La mention de Bouillé-Loretz[6] est assez ancienne et montre une certaine évolution. Elle apparaît :

  • tout d'abord en 1227 dans le cartulaire de Chambon sous le terme de Bollei Lorez ;
  • en 1300 sous le terme de Boylle-Loherez (grand-Gauthier) ;
  • en 1440 sous le terme de Bouillé-Loeraz (archives V. H. 308) ;
  • en 1527 sous le terme de Saint-Pierre de Bouillé-Louretz ;
  • en 1585 sous le terme de Bouillé-Loretz ;
  • le terme de Bouillé-Loray apparaît en haute justice concédée le 17 décembre 1649, relevant de Thouars, fief de la vicomté de Thouars.

Durant l’Ancien Régime, la paroisse de Bouillé-Loretz appartenait aux Marches Communes d'Anjou et du Poitou, elle était donc rattachée à la fois à la baronnie de Montreuil-Bellay et à la vicomté de Thouars. Elle dépendait de la sénéchaussée de Saumur et de l'évêché de Poitiers. En 1750, il y avait 250 âmes (cartulaire alph. de Poitiers - Hist. de Thouars).

Lors de la Révolution française, la commune est rattachée au département des Deux-Sèvres en 1790.

Sur le site des archives départementales des Deux-Sèvres, on peut consulter le cadastre napoléonien datant de 1814 qui délimite les parcelles de l'époque et l'emplacement des habitations dans les différents villages.

Le 7 décembre 1870 le ballon monté Armée-de-Bretagne s'envole de la gare du Nord à Paris alors assiégé par les Prussiens et termine sa course à Bouillé-Loretz après avoir parcouru 355 kilomètres[7].

Capitale viticole des Deux-Sèvres, spécialisée en vins AOC "Anjou" : blanc, rosés d'Anjou et rosés de Loire, cabernets et rouges d'Anjou.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avril 1800 septembre 1800 René Maillot   maire provisoire
septembre 1800 mars 1805 Alexandre Durosel   propriétaire
mars 1805 mars 1808 Charles-Hilaire de la Rivière   propriétaire
mars 1808 décembre 1818 Jacques François Marie de la Rivière Bueit   propriétaire
janvier 1819 octobre 1821 Étienne Pierre Fournée   notaire
octobre 1821 mars 1824 Alexandre César François Durosel   propriétaire
mars 1824 août 1825 Jacques François Marie de la Rivière Bueit   propriétaire
août 1825 août 1834 (décès) Étienne Pierre Fournée   notaire
août 1834 avril 1835 Nicolas Marie Bridier   adjoint officier de l'état civil
avril 1835 septembre 1843 André Girard   propriétaire
septembre 1843 août 1846 (démission) Jean-Louis Fosseux   cultivateur
août 1846 décembre 1846 Pierre Basile Fournée   maire provisoire (notaire)
décembre 1846 septembre 1848 Joseph-Urbain Ecot   maire provisoire
septembre 1848 novembre 1865 (décès) Joseph-Urbain Ecot   propriétaire
novembre 1865 janvier 1866 René Protteau   maire par délégation
janvier 1866   Jacques Dumain   notaire
octobre 1947 mars 1989 Louis Protteau    
mars 1989 mars 1995 Pierre Lacroix   viticulteur
mars 1995 février 2002 Yves Fièvre    
février 2002 mars 2008 Pierre Sauvetre   cadre de la Poste
mars 2008 mars 2014 Jacques Benoît   retraité
mars 2014   Pierre Sauvetre   cadre de la Poste

Démographie[modifier | modifier le code]

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Bouillé-Loretz, cela correspond à 2008, 2013, 2018[8], etc. Les autres dates de « recensements » (2006, 2009, etc.) sont des estimations légales.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0381 0711 0271 0521 0881 1101 0801 1251 142
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1921 2181 2161 1621 1781 2191 1981 1901 204
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2161 2761 2691 1981 1771 1831 1471 1691 222
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 4211 4011 3551 2751 1301 0601 0511 0501 048
2013 2015 - - - - - - -
1 0621 058-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'historique du budget principal de la commune est accessible sur le site du ministère des Finances à partir de l'an 2000.

Les bénéficiaires des aides de la politique agricole commune ainsi que les montants correspondants sont publiés sur le site du ministère de l'agriculture.

Activités[modifier | modifier le code]

Commune à forte activité agricole, elle se distingue notamment des autres communes du département par son vin. Ses vignobles font partie de la zone d'AOC Anjou.

Présence d'une activité industrielle et de services :

  • Dans le secteur du bâtiment : Alta constructions entreprise qui réalise des pièces en béton pour réaliser des abris de jardin et des garages. Produits portant la marque "Doizon constructions".
  • G.Martin : une entreprise de fabrication de menuiserie et fermetures en PVC, aluminium et bois.
  • Une entreprise de transport par cars : les voyages Rousselot, dont l'activité repose essentiellement sur le transport scolaire d'élèves.

Importance historique la famille Doizon sur le tissu industriel communal[modifier | modifier le code]

Le pôle industriel familial "Doizon constructions", d'abord créé par Henri Doizon a compté jusqu'à 450 salariés à Bouillé-Loretz, faisant de Doizon un leader national de ce secteur (préfabrication de produits béton). La mécanisation des années 1970 et 1980 a contribué à faire fortement chuter le nombre d'emplois liés à cette activité. Parallèlement, le rapprochement des deux leaders nationaux Doizon (famille Doizon / Mingret) et Guillemin au cours des années 1990 a complètement transformé l'activité, ne représentant aujourd'hui plus qu'une cinquantaine d'emplois dans l'ensemble du groupe Alta, qui regroupe les deux marques.

La famille Doizon, en la personne de Dominique Mingret, reste présente au niveau industriel à Bouillé-Loretz, puisque M. Mingret dirigeait depuis 1988 l'entreprise G.Martin (voir ci-dessous), entreprise actuellement dirigée par Pierre-François Mingret.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède :

  • une école primaire et maternelle : le groupe scolaire Marcel-Pagnol
  • un collège public, classé en REP: Molière.

Équipement[modifier | modifier le code]

  • Une bibliothèque
  • Une salle omnisports
  • Un terrain de football
  • Une salle des fêtes
  • Un centre d'incendie et de secours
  • la salle Saint-Vincent
  • L'Albote
  • La Maison Pour Tous

Sports[modifier | modifier le code]

La commune est équipée d'une salle omnisports et d'un terrain de football.

Commerces et services de proximité[modifier | modifier le code]

  • une boulangerie-pâtisserie
  • une épicerie
  • un salon de coiffure
  • une doctoresse
  • une bibliothèque

Entreprises et Artisans de la commune[modifier | modifier le code]

La commune possède :

  • une société de voyages en car
  • un garage
  • une société de travaux publics
  • une société plomberie, chauffage, électricité
  • une société Pose menuiserie, cloisons sèches, Travaux divers neufs et rénovations
  • une société de peinture, ravalement et revêtements sols et murs

Viticulteur[modifier | modifier le code]

Sept viticulteurs sont implantés à Bouille-Loretz

Hébergements, Gites[modifier | modifier le code]

  • Chambre d'hôtes Jarles
  • Chambre d'hôtes Chantemerle
  • Gites Ferrières

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique dépend de l'archidiocèse de Poitiers.

Animations[modifier | modifier le code]

  • Moule frites + un feu d'artifice au 14-Juillet

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église du XIIIe modifiée au XVe, XVIIe, XVIIIe et XIXe.
  • Oratoire dédié à Notre-Dame-de-Lourdes, érigé en 1956 en ex-voto.
  • Chapelle de Beaumont.
  • Château de Ferrières (ancienne abbaye).
  • Musée des métiers du vigneron, Maison des Vins.
  • Le Presbytère.
  • Le moulin des Roches.
  • L'ancienne gare.
  • Lavoir de Bréchanteau.
  • Lavoir de La Source.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Visualiseur InfoTerre
  2. a et b cf notice explicative de la carte géologique de Montreuil-Bellay
  3. nappe souterraine 614y, BRGM / Service Géologique Régional Poitou-Charentes
  4. nappe souterraine 578b1, BRGM / Service Géologique Régional Poitou-Charentes
  5. Meteo France - Climat: Les Deux Sèvres
  6. Dictionnaire topographique du département des Deux-Sèvres, LEDAIN B.,1902
  7. Ballon N° 42 : « L'Armée-de-Bretagne »
  8. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 30 mars 2012)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.