Boubacar Ben Amer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant la Mauritanie
Cet article est une ébauche concernant la Mauritanie.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Boubacar Ben Amer
ابوبكر بن عمر
Cimetière Boubacar Ben Amer
Cimetière Boubacar Ben Amer
Administration
Pays Drapeau de la Mauritanie Mauritanie
Région Etat du Tagant
Démographie
Population 6 141 hab. (2000)

Boubacar Ben Amer (en arabe ابوبكر بن عمر) est une commune du centre-sud de la Mauritanie, située dans la région du Tagant.

Population[modifier | modifier le code]

Lors du Recensement général de la population et de l'habitat (RGPH) de 2000, Boubacar Ben Amer comptait 6 141 habitants[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Abu Bakr Ibn Omar (en arabe : أبو بكر بن عمر) aussi appelé Abou Dardai (mort vers 1088) est un chef et roi almoravide. Il est originaire de la tribu berbère des Lemtuna, faisant partie de la confédération Sanhadja, la plus puissante des tribus berbères.

En 1054, il est nommé prince (émir) du Sud marocain et du désert mauritanien et reprend la ville d'Aoudaghost à l'empire du Ghana. En 1056, Abdullah Ibn Yassin le nomme à la tête des armées almoravides. En 1057, il s'empare de Souss et d'Aghmat, au sud du Maroc actuel. Après la mort d'Ibn Yasin en 1059, Ibn Omar devient roi. Il est victorieux de l'émirat du Barghwata et envoie une armée au nord sous le commandement de son cousin Youssef ben Tachfine, avec qui il partage son empire, tandis qu'il retourne vers l'Afrique occidentale en 1061.

En 1076 il s'empare de Koumbi Saleh, la capitale de l'Empire du Ghana et impose l'Islam dans la région [2]. Il tolère l'insubordination de ben Tachfine, qui conquiert Al-Andalus et évite ainsi l'éclatement du royaume.

Abu Bakr Ibn Omar meurt en . Il meurt d'une flèche empoisonnée[3],[4].

La tombe de Abu Bakr Inb Omar se trouve dans cette commune d'où le nom.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Résultats du RGPH 2000 des Wilayas [1]
  2. Jacques Heers, Les négriers en terres d'islam - VII - XVIe siècle, Perrin, coll. « Tempus », , p. 40
  3. Henry Gravrand, La Civilisation Sereer : Pangool, Dakar, Nouvelles éditions africaines, (ISBN 2-7236-1055-1), p. 13
  4. Bulletin de l'Institut fondamental d'Afrique noire, no volume 26-27, 1964 

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]