Boris Pahor

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Boris Pahor
Description de cette image, également commentée ci-après

Boris Pahor, en .

Naissance (102 ans)
Trieste, alors en Autriche-Hongrie
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture slovène

Œuvres principales

Boris Pahor (né le à Trieste, qui appartenait alors à l'Empire d'Autriche-Hongrie) est un écrivain italien de langue slovène[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Boris Pahor est le fils d'un photographe pour la gendarmerie et d'une cuisinière placée[2]. En 1920, Boris Pahor assiste à l'incendie de la maison de la Culture slovène (Narodni dom, soit la « Maison du peuple »), par les fascistes italiens dont il déclare  : « J'avais sept ans. Ç'a a été un choc énorme[2] ». Quand les nazis prirent le contrôle de la région en 1943, il rejoignit les rangs de l'armée de libération yougoslave. Arrêté, il fut déporté en Alsace au camp de concentration de Natzwiller-Struthof, puis en Allemagne (Dachau, Mittelbau-Dora et Bergen-Belsen)[3],[2].

La plupart de ses romans ont leur source dans cette épreuve. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des écrivains de langue slovène les plus importants de son époque. Il est révélé aux lecteurs de langue française par son récit majeur Nekropola (Pèlerin parmi les ombres, La Table ronde, 1990), où il narre son expérience des camps de la mort, puis par son roman Printemps difficile (Phébus, 1995).

Il est candidat sur la liste de la Südtiroler Volkspartei (SVP) au nom de l'alliance avec la Slovenska Skupnost pour les élections européennes de 2009.

Invité des septièmes Rencontres européennes de littérature, il a reçu la médaille d'honneur de la ville de Strasbourg le [réf. souhaitée].

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Quand Ulysse revient à Trieste (Mesto v zalivu), 1955, trad. 2013, éditions Pierre-Guillaume de Roux, (ISBN 978-2363710574)
  • L'Appel du navire, 2008, éditions Phébus (Parnik trobi nji)
  • Arrêt sur le Ponte Vecchio (Poche - 2006)
  • Blumen für einen Aussätzigen (Broché - 2004)
  • Dans le labyrinthe (Broché - 2003)
  • La Porte dorée (Broché - 2002)
  • Jours obscurs (Broché - 2001)
  • La Villa sur le lac (Broché, Bartillat, 1998)
  • Printemps difficile (Relié - 1995)
  • Pèlerin parmi les ombres (Broché - 1990)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Article de L’Express
  2. a, b et c Boris Pahor, cent ans de résistance par Florence Noiville dans Le Monde du 4 juillet 2013.
  3. Jugend für Dora, Die Zukunft der Zeitzeugen, Nordhausen, 2010, p. 40-43

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Annick Benoit-Dusausoy et de Guy Fontaine (dir.), « Slovénie : Boris Pahor (né en 1913) », in Lettres européennes : manuel universitaire d'histoire de la littérature européenne (ouvrage réalisé par une équipe de deux cents universitaires et écrivains, de toute l'Europe géographique), De Boeck, Bruxelles, 2007 (2e éd.), p. 836-837 (ISBN 978-2-8041-4861-4)
  • Antonia Bernard, Boris Pahor ou L'originalité de la littérature slovène de Trieste, Institut d'études slaves, Paris, 2002, 16 p.
  • Françoise Genevray, « Retour au camp, retour du camp : écriture et mémoire chez Varlam Chalamov et Boris Pahor », in Christiane Kègle (dir.), Les récits de survivance : modalités génériques et structures d'adaptation au réel, Presses de l'Université Laval, Québec, 2007, p. 145-162 (ISBN 978-2-7637-8515-8)

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • Boris Pahor, un homme libre, 1 h 38. Fabienne Issartel, France, 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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