Boris Holban

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Boris Holban
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Boris Holban, né en 1908, à Atachi en Bessarabie sous le nom de Baruch Bruhman, et décédé le 27 juin 2004 à Étampes (France), était un communiste roumain d'origine juive, organisateur et chef militaire des FTP-MOI de la région parisienne entre 1942 et 1944.

Biographie[modifier | modifier le code]

Baruch Bruhman est né en 1908 dans une famille juive du village d'Atachi puis dans la région de Tchernivtsi Tchernivtsi, dans la partie de la Bessarabie qui était alors intégrée à l'Empire russe[1]. . Sa famille quitta ensuite l'Empire russe pour s'installer dans la partie roumaine de la Bessarabie où le jeune Baruch adhère au Parti communiste roumain et participe à des actions qui lui valent de nombreuses années de prison. Privé de sa nationalité en raison de lois antisémites, il émigre en France en 1938 et s'engage en septembre 1939 dans le premier régiment de volontaires étrangers sous le nom de Boris Holban. Fait prisonnier par les Allemands dans la forteresse de Metz, il s 'en évade grâce au réseau de la religieuse Hélène Studler en souvenir de laquelle il publia en 1999 un ouvrage Hélène Studler, la passeuse de liberté [2],[3]

En arrivant à Paris Holban reprend son engagement communiste au sein de la Main-d'œuvre immigrée (MOI). En mars 1942, il devient le premier chef militaire des FTP-MOI de la région parisienne, organisation de lutte armée des communistes étrangers, qu'il structure en un certain nombre de groupes de combats et de services communs. n août 1942, Holban fut écarté de la direction des FTP-MOI et remplacé par Missak Manouchian. Il refusait en effet d'entériner l'ordre de la direction nationale des FTP et d'accroître le rythme des actions et considérait que les FTP-MOI étaient déjà à la limite de la rupture face à la pression policière. De fait, les policiers de la BS2 arrêteront en novembre 1943 Manouchian et 60 de ses camarades. Rappelé en décembre 1943, Holban sera chargé d'élucider cette catastrophe[3].

À la libération de Paris, Holban prend la tête, avec le grade de commandant, du bataillon 51/22 de l'armée française, où sont regroupés les FTP-MOI survivants et de nouveaux engagés. Le bataillon sera dissous en juin 1945 et Holban rentre en Roumanie. où il devient rapidement colonel puis général de l'armée du nouveau régime communiste. Mais, juif et chef de la Résistance en France, il sera victime des purges lancées par Joseph Staline. Démis de toutes ses fonctions, il est envoyé travailler en usine comme technicien jusqu'à sa retraite[3].

Il émigre une seconde fois en France en 1984 où il gardera pendant dix ans le statut d'apatride avant de recevoir une carte d'identité et la légion d'honneur décernée par le président François Mitterrand

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Boris Holban, Testament, Calmann-Lévy, Paris, 1989
  2. Boris Holban, Hélène Studler, la passeuse de liberté, Gérard Klopp, 1999
  3. a b et c Courtois Stéphane. Portrait de Boris Holban. dans Hommes et Migrations, no 1276, novembre-décembre 2008. Soldats de France. p. 76-78; article publié dans Le Monde du 2 juillet 2004 en ligne