Bordj Menaïel

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Bordj Menaïel
Noms
Nom arabe برج منايل
Nom berbère ⵍⴱⴻⵔⵊ ⵏ ⵉⵎⵏⵢⴻⵏ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Basse Kabylie
Wilaya Boumerdès
Code postal 35200
Code ONS 3505
Démographie
Population 64 820 hab. (2008[1])
Géographie
Coordonnées 36° 44′ 30″ nord, 3° 43′ 23″ est
Localisation
Localisation de Bordj Menaïel
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Bordj Menaïel

Bordj Menaïel (برج منايل en arabe, Lvorj N Imnayen[2] en kabyle, en Tifinagh: ⵍⴱⴻⵔⵊ ⵏ ⵉⵎⵏⵢⴻⵏ ; Bordj Ménaïel[3] pendant la colonisation française) est une commune de la wilaya de Boumerdès en Algérie, dans la daïra de Bordj Ménaïel.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bordj Menaïel est située à 30 km à l'Est du chef-lieu et à 32 km de Tizi Ouzou, à l'ouest de la Kabylie.

Communes limitrophes de Khemis El Khechna
Leghata Djinet Ouled Aïssa
Leghata Khemis El Khechna Naciria
Issers Issers Timezrit

Archéologie[modifier | modifier le code]

La wilaya de Boumerdès représente un trésor archéologique de par la multitude des sites historiques qu'abrite son territoire vaste de 1 456,16 km².

En effet, plusieurs centres de population ont été construits pendant plus de 20 siècles sur ces terrains de moyenne altitude que forme l'actuelle Basse Kabylie dont la ville de Boumerdès est l'actuel chef-lieu.

Le mausolée de Blad Guitoun, dans la commune de Si Mustapha, est un exemple illustratif des sites archéologiques qui étaient encore apparents en Basse Kabylie au début de la colonisation française dès 1837.

Le Bénian ntâa Soumâa, dans la commune de Thénia, est un autre site archéologique qui avait été merveilleusement préservé jusqu'au milieu du XIXe siècle.

Il est à noter que les populations amazighes qui ont vécu autour de ces sites archéologiques, avant la colonisation française, ont préservé ce patrimoine culturel et identitaire.

La localisation de ces sites archéologiques sur les rives et les berges de l'oued Isser et de l'oued Sébaou, ainsi que sur la côte méditerranéenne, permet de classer la wilaya de Boumerdès parmi les riches niches archéologiques en Algérie

Durant les siècles passés, les différentes crues et inondations de l'oued Isser et de l'oued Sébaou, entre autres oueds de la Basse Kabylie, ont fait que le débordement de ces cours d'eau ont enseveli les cités numides sous le limon et la boue charriés par les torrents.

En effet, sous une profondeur d'environ 4,5 mètres sous terre, plusieurs découvertes dans la wilaya de Boumerdès, dont de nombreux vestiges et sites archéologiques, ont été mises au jour en 2009.

Au village de Béni H'mida dans la commune de Leghata, des vestiges d'une statue ont été trouvés aux côtés d'un plat en métal, des reliques de poterie et des ossements humains.

Au village Ouriacha dans la commune de Naciria (Laâziv Zaâmoum), une cruche contenant plus de 900 pièces de monnaie en argent gravées au nom de Bolokine Abderrahmane, a été découverte.

Au village de Titouna de Souk El Had, une pierre polie en forme de coffre, gravée sur sa face de devant avec une scène de ferronnerie, a été également découverte à 3 mètres sous terre lors de travaux de construction, et a déposée au niveau de la direction wilayale de la culture à Boumerdès[4].

Musée archéologique régional[modifier | modifier le code]

Collection exposée dans un musée archéologique.

Le projet de construction d'un musée archéologique régional est en gestation dans la wilaya de Boumerdès.

Ce musée devrait être érigé dans la commune de Si Mustapha (Blad Guitoun) qui présente l'intérêt d'être positionnée à l'intersection des 3 routes nationales RN5, RN12 et RN24.

Ce musée archéologique de la Basse Kabylie sera spécialisé dans l'exposition des objets archéologiques trouvés dans les sites archéologiques locaux.

Les fouilles archéologiques seront ainsi promues et encouragées dans les 32 communes de Boumerdès sous la direction spécialisée d'archéologues et d'historiens.

Ce musée permettra de constituer d'importantes collections d'antiquités numides.

Ressources hydriques[modifier | modifier le code]

Lacommune est traversée par l'Oued Isser.

Histoire[modifier | modifier le code]

La tribu des Zmoul située dans la subdivision et le cercle de Dellys a été soumise, en exécution d’un décret du 22 mars 1865, aux opérations de délimitation et de répartition prescrites par le Sénatus-Consulte du 22 avril 1863.

Cette tribu comprenait autrefois quatre fractions hétérogènes désignées sous les noms d’Oum Naïl, Abid, Teurfa, et Ouled Moussa, sur l’historique desquelles la Commission a présenté des renseignements circonstanciés qui sont reproduites ici en partie.

Au XVIIe siècle, les Turcs, afin de resserrer et de surveiller les Kabyles, construisirent le Bordj Oum Naïl, et établirent à proximité deux Smala, l’une prit le nom d’Oum Naïl, l’autre composée de nègres affranchis amenés de Boghar, s’appela Abid Akbou.

Les Oum Naïl disparurent peu à peu, à mesure que l’importance militaire du poste d’Oum Naïl s’amoindrit par suite de la création des Bordj plus avancés du Sébaou, de Boghni et de Tizi-Ouzou. Le territoire de cette Smala fut alors transformé en une vaste ferme du Beylik que les tribus des Issers étaient chargées de cultiver au profit du gouvernement.

Les Abid Akbou furent préposés à la défense des défilés par où les Kabyles pouvaient déboucher dans la vallée de l’Isser. Pour prix de cette tâche périlleuse ils reçurent la jouissance gratuite d’environ 500 hectares de terres que leur descendants occupaient encore en réalité il y a quelques années. Cette Smala servit fidèlement les Turcs jusqu’au dernier moment.

Les Teurfa lorsqu’ils s’installèrent dans le pays achetèrent des Isser Drögh et du Beylik les terres qu’ils occupent encore aujourd’hui, et dont le caractère Melk est parfaitement établi. Cette fraction n’a jamais figuré dans le Maghzen Turc.

Quant aux Ouled Moussa ils détiennent également à titre Melk, depuis une époque très reculée, une zone isolée à 5 kilomètres Nord-Est de la partie principale, et de même que les Teurfa ils n’ont jamais été compris dans le Maghzen.

On voit par cet exposé que les quatre fractions n’avaient entre elles aucune analogie pendant la période Turque.

De 1830 à 1834 l’anarchie la plus complète régna dans ce pays livré à lui-même. La garnison Turque du Bordj avait été massacrée par les Kabyles et le fort démantelé.

En 1844 le Maréchal Bugeaud répara les constructions d’Oum Naïl et y installa l’Agha Hadj Sidi Mohamed Ben Zaamoum chargé par le Gouvernement Français du commandement de la contrée. Ce chef fut autorisé à se créer une Smala sur les terres dépendant du Bordj, qu’il partagea entre ses partisans. Pour fortifier sa position on réunit les trois autres fractions au Maghzen d’Oum Naïl; cette agglomération reçut alors pour la première fois le nom de Zmoul, et ses cavaliers formèrent le Goum de l’Agha d’Oum Naïl.

Cette situation dura jusqu’en 1858, et pendant cette période les Abid se distinguèrent par leur bravoure et leur fidélité. En 1858 l’Aghalik fut démembré et les Zmoul formèrent un Caïdat indépendant, dont le premier Caïd (1859-1863) fut Saïd Ben Mohamed le fils de l'Agha. Il fut remplacé en 1866 par Mohamed Ben El Hadi Ben Sakhri des Isser Ouled Smir (1866-1871). Enfin en 1859 les terres d’Oum Naïl, d’une superficie de 1718 h 69 a 30 c furent affectées à la création d’un centre de colonisation désigné sous le nom de Bordj Ménaïel, et les familles des indigènes qui y étaient installées furent transportées sur la terre domaniale de Chabet El Ameur, du cercle de Draâ El Mizan.

Il résulte de tout ce qui précède que la tribu des Zmoul ne comprend plus aujourd’hui que 3 fractions au lieu de quatre, et que, abstraction faite de la portion remise à la colonisation, les Ouled Moussa et les Teurfa détiennent le sol à titre Melk, et les Abid à titre Maghzen[5].

Maires de 1874 à 1962[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Bordj Ménaïel avant l'indépendance de l'Algérie le 5 juillet 1962:

Maires de Bordj Ménaïel de 1874 à 1962
Prénoms et Noms Début du Mandat Fin du Mandat
1er Fils Gonin[6] 10 décembre 1919
2e P. Panzani[7] 8 mai 1925

Population[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, la commune de Bordj Ménaïel était du ressort de la sous-préfecture (daïra) de Tizi Ouzou et réunissait le village d’Isserville et le douar de Beni-Mekla.

Sa population était de 1031 Européens et 3915 Indigènes en 1900, et sa superficie totale de 12 885 hectares[8].

Recensement de la population de Bordj Ménaïel
Année du recensement Algériens Européens Population totale
1er 1900 3 915 1 031 4 946

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bordj Menaïel de l'arabe برج - burj, « fort » et Menaïel, déformation du mot berbère imnayen, « cavaliers ».

Viticulture[modifier | modifier le code]

De toutes les régions de l'Algérie viennent les grossistes de fruits et légumes s'approvisionner en raisin de table dans les vignobles autour de Thénia.

En effet, les viticulteurs des plaines entourant le Col des Béni Aïcha prennent la tête de l'innovation dans le domaine de la production du raisin de table.

Les 8 240 hectares consacrés au raisin de table ont donné durant la saison 2009-2010 une production de 2 525 000 quintaux, avec un rendement à l'hectare d'un peu plus de 306 quintaux par hectare[9].

À rappeler qu'entre 40 %[10] et 45 % de la production nationale algérienne de raisin de table proviennent des plaines et vignobles qui entourent le Col des Béni Aïcha dans la Wilaya de Boumerdès[11].

Les variétés récoltées sont le cardinal, le muscat, le dabuki, alphonse-lavallée, le red globe, le dattier, le victoria, le black pearl, et d'autres[12].

Les statistiques de la saison 2011-2012 indiquaient que parmi les 22 921 hectares de terre agricole destinés à l’arboriculture, pas moins de 8 682 hectares sont occupés par les vignobles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Les plus anciennes familles  des cantons de Bordj Menail sont portées sur le bulletin officiel de l’Algérie de 1871. La famille de la grande Lalla Fatma N'Soumer a été l’une des premières à avoir habité.Ses petits-neveux avec le patronyme de Bouamrane sont portés à l’état civil en 1886, le plus âgé est né en 1850 dans ce chef-lieu
  • a la même période également la famille Toumi
  • Mohammed Bellounis, né en 1912 à Bordj Menaïel, est un militant et combattant durant la guerre d'Algérie.
  • Les Hamzaoui, Said N Amar et ses fils Mohamed et Mhamed, nés à Bordj Ménaiel, sont des martyrs est politiciens durant la guerre d'Algérie.
  • Faouzi Chaouchi, footballeur, né à Bordj Menaïel en 1984.
  • Zinedine Ferhat, footballeur, né à Bordj Menaïel en 1993.
  • Abdennour Hacène, pharmacien, né à Tizi-Ouzou en 1922, maire en 1962.
  • Marthe Simard, née à Bordj Menaïel en 1901, membre de l'Assemblée consultative française en 1943
  • Ali Tahanouti ancien président de la J.S.Bordj-Menaiel
  • Tayeb Amrous ancien joueur de la J.S.B.M. et du M.C.A.
  • Hocine Amrous ancien de la J.S.B.M. et de la J.S.K.
  • Sadek Amrous ancien joueur de la J.S.B.M. et joueur-président du M.C.A.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sites archéologiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]