Bootsy Collins

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William Collins
Description de l'image Bootsy Collins.jpg.
Informations générales
Surnom Bootsy Collins, Bootzilla, Captain P-Mo, Casper, Zillatron
Nom de naissance William Earl Collins
Naissance (65 ans)
Drapeau des États-Unis États-Unis (Cincinnati, Ohio)
Genre musical Funk, P-funk, funk rock, soul psychédélique, R&B
Instruments Voix, basse
Années actives Fin des années 60 - Aujourd'hui
Site officiel http://bootsycollins.com/

William Earl Collins (né le 26 octobre 1951, Cincinnati, Ohio), connu sous le nom de Bootsy Collins est un bassiste funk avant-gardiste, un chanteur et un compositeur.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1968, avec son frère aîné, Phelps 'Catfish' Collins (guitare), accompagné de Franky 'Kash' Waddy (batterie) et Philippe Wynne (voix), Bootsy Collins forme le groupe The Pace-Setters[1]. En 1969, le groupe remplace au pied levé les Famous Flame, l'orchestre de James Brown, et devinrent alors les J.B.'s.

Une rumeur affirme[réf. nécessaire] que James Brown congédia Bootsy Collins après que ce dernier eut des hallucinations dues au LSD sur scène. Bootsy expliquera plus tard dans le mensuel français Basse Mag qu'il n'avait plus jamais parlé à James Brown à partir d'un épisode où le bassiste sous acide avait éclaté de rire alors que Brown le sermonnait après un concert plus ou moins réussi. Collins, sur les conseils du futur membre de The Parliaments, Mallia Franklin (en), déménagea à Détroit.

Franklin présenta les frères Collins à George Clinton et ils rejoignirent le groupe Funkadelic. Bootsy joue sur la majeure partie de leurs premiers albums et participe à l'écriture de certains morceaux. Son jeu était dur et rythmique et a eu une certaine influence sur l'évolution du funk, du heavy metal, G-funk et de la soul. Ses lignes de basses sont alors de plus en plus passées à travers diverses pédales d'effets, enveloppe filters, autowah, chorus... tout y passe et contribue au son particulièrement funky de Bootsy.

C'est durant cette période qu'il prit le nom de "Bootsy", personnage en constante évolution, rock star étrange qui le devient de plus en plus, et flashy au fil du temps. Lorsque Bootsy, Catfish, Waddy, Joel Johnson, Mudbone Cooper, Robert Johnson and The Horny Horns forment le Bootsy's Rubber Band en 1976, le personnage de Bootsy devient Bootzilla, un dieu du rock flashy.

Bootsy's Rubber Band fait également partie du P Funk (communauté de groupes Funk des années 1970 - initialement Parliament et Funkadelic). Par la suite, la plupart des albums de Bootsy sortent sous le nom de Bootsy's Rubber Band.

Collins collabora également avec Bill Laswell (notamment dans Praxis), Buckethead (également dans Praxis) et Aiyb Dieng pour l'album Rhythmagick chez Masterplan Records, et fit quelques brillantes apparitions sur deux albums de Fatboy Slim. Il a aussi fait des apparitions avec le groupe Deee-Lite.

Collins a été invité en guest star sur l'album True Love de Toots and the Maytals, qui a gagné le Grammy du meilleur album reggae en 2004, et qui inclut de nombreux musiciens notables dont Willie Nelson, Eric Clapton, Jeff Beck, Trey Anastasio, Gwen Stefani / No Doubt, Ben Harper, Bonnie Raitt, Manu Chao, The Roots, Ryan Adams, Keith Richards, Toots Hibbert, Paul Douglas, Jackie Jackson, Ken Boothe, et The Skatalites[2].

En 2005, il chante dans l'album Soul Circus du bassiste Victor Wooten. En 2011, il collabore avec Snoop Dogg sur la piste 1 de son album "Doggumentary", Toyz'n Da Hood.

Ses albums suivant sortirent sous le nom de Bootsy Collins ou William "Bootsy" Collins.

Anecdote[modifier | modifier le code]

Contrairement à ce que l'on peut lire sur certains sites, Bootsy Collins n'est aucunement le père du rappeur RBX, de son vrai nom Eric Dwayne Collins. Les deux artistes sont cependant bons amis.

Bootsy Collins est en revanche l'oncle du rappeur Snoop Dogg, avec qui il a collaboré plusieurs fois.

En 2009, Lenny Kravitz travaille sur un projet d'album funk incluant peut-être Bootsy Collins à la basse[3].

Discographie[modifier | modifier le code]

Avec le Bootsy's Rubber Band[modifier | modifier le code]

  • 1976 : Stretchin' Out in Bootsy's Rubber Band
  • 1977 : Ahh... The Name Is Bootsy Baby
  • 1978 : Bootsy? Player of the Year
  • 1979 : This Boot is Made for Fonk-N
  • 1990 : Jungle Bass
  • 1997 : Live in Louisville 1978
  • 2001 : Live in Oklahoma 1976

Sous le nom Bootsy Collins[modifier | modifier le code]

  • 1980 : Ultra Wave
  • 1982 : The One Giveth, the Count Taketh Away
  • 1988 : What's Bootsy Doin'?
  • 1991 : Save What's Mine for Me
  • 1997 : Fresh Outta 'P' University
  • 2002 : Play With Bootsy
  • 2005 : Fear Da Tiger
  • 2006 : Christmas Is 4 Ever
  • 2011 : Tha Funk Capital of the World

Avec Sweat Band[modifier | modifier le code]

  • 1980 : Sweat Band

Avec Wild Life[modifier | modifier le code]

  • 1993 : Zoo / Walking in the park (vocals)

Très Rare ! Label Kooky grooves Format 2xVinyls 12" Artwork – Shaun @ Diagram Engineer – Wayne A. Brown Producer – Frankie Valentine, Simon Lovejoy

Avec le Bootsy's New Rubber Band[modifier | modifier le code]

  • 1994 : Blasters of the Universe
  • 1995 : Keepin' Dah Funk Alive 4-1995

Avec Zillatron[modifier | modifier le code]

  • 1994 : Lord of the Harvest

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « The Pace-Setters », sur Discogs (consulté le 8 novembre 2016)
  2. “True Love - Linear CD Notes." Toots and the Maytals. tootsandthemaytals.net. Web. <http://www.tootsandthemaytals.net/linear-cd-notes/>. Consulté le 9 novembre 2016.
  3. référence, citation ou lien

Rock&Folk avril 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]