Bonnal (Doubs)

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Bonnal
Bonnal (Doubs)
L'entrée du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Villersexel
Maire
Mandat
Ghislaine Vuillier
2020-2026
Code postal 25680
Code commune 25072
Démographie
Population
municipale
25 hab. (2018 en diminution de 3,85 % par rapport à 2013)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 30′ 27″ nord, 6° 21′ 23″ est
Altitude Min. 251 m
Max. 292 m
Superficie 1,8 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Vesoul
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Baume-les-Dames
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Bonnal

Bonnal est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté. D'une superficie de 169 hectares dont 54 de forêts, son altitude varie entre 251 et 292 mètres.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bona aula (1336), Bonale (1394), Bonalle (1401 et 1544), Bonaule (1448), Bonnaule (1547), Bonnalle (1584), Bonnale (1629), Bonnal depuis le XVIIIe siècle[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bonnal est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vesoul, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (70,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (39,8 %), zones agricoles hétérogènes (30,2 %), forêts (29,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, Bonnal faisait partie de la subdélégation de Vesoul et dépendait de la maîtrise des Eaux et Forêts du bailliage de Baume. Sur le plan juridique Bonnal dépendait du présidial de Vesoul, de la prévôté de Montbozon et de la justice seigneuriale de Rougemont. C’est sur la rive droite de la rivière et en amont de Bonnal que s’élevèrent jadis au moins deux agglomérations. La moins éloignée dans le temps, Saint-Maurice, située au nord des forges, est encore signalée sur la carte de Cassini et dans les registres de la paroisse au début du XVIIIe siècle ; ce village a totalement disparu, y compris de la mémoire de la population, entièrement renouvelée, il est vrai[9].

L'histoire du village et celle de la forge vont devenir intimement liées, avec des hausses et des baisses et des répercussions directes sur la démographie. Et quand la guerre s’ajoute à un fourneau éteint, ou en est la cause, il n’y a plus personne au village, 3 habitants en 1657, 10 en 1688. Le XVIIIe siècle verra une reprise en main de l’industrie locale, forges et moulins, par la famille de Moustier et la constitution d’une seigneurie autonome qu’elle va posséder jusqu’à la Révolution et au-delà.

La Révolution française en choisissant la rivière comme limite départementale a coupé le territoire de Bonnal en deux en mettant Bonnal dans le nouveau département du Doubs et sa forge dans celui de la Haute-Saône. Tous les terrains de la rive droite relèvent depuis, de la commune de Chassey-lès-Montbozon.

Le village de Tressandans et, en de courtes périodes, celui de Pont-sur-l'Ognon donnèrent quelque consistance à cette paroisse.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Besançon du département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la troisième circonscription du Doubs.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Rougemont[10]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais membre du canton de Baume-les-Dames.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune a adhéré en 2001 à la communauté de communes du Pays de Villersexel, principalement située en Haute-Saône.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1872   Jules Ernest Turchot    
1900 1902 Jules Ernest Turchot    
1902 1929 Eugène Coilley    
1927   Paul Levain    
1935   Maurice Bornet    
1939   Jean François de Vomécourt    
    Louis Gamet    
1959 1971 Marie Stouck    
1971 1989 Jean Vuillier    
1989 2001 Patricia Grenier    
2001 En cours
(au 1er juin 2020)
Ghislaine Vuillier [11]
Réélue pour le mandat 2020-2026
UMP-LR Employée
Réélue pour le mandat 2014-2020[12]

Démographie[modifier | modifier le code]

Au recensement de 1654, Bonnales est inhabité. En 1657, un seul ménage composé de 3 personnes repeuple les lieux, il s'agit de François Jeannenot.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2018, la commune comptait 25 habitants[Note 3], en diminution de 3,85 % par rapport à 2013 (Doubs : +1,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
144151155142128194180132125
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
12211412210710295918165
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
626372707048334243
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
202720252524272130
2018 - - - - - - - -
25--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Lac[modifier | modifier le code]

Le lac de Bonnal est principalement sur la commune et pour une petite partie sur la commune d'Esprels en Haute-Saône.

La forge[modifier | modifier le code]

Les forges sont citées plusieurs fois au cours du XVIe siècle. En 1545[16], François de Gevigney vend à Jean de Civria ses possessions de Rougemont et ses droits sur les moulins et forges de Bonnal. En 1564, le maître de forges Nicolas Vatelet est condamné à des amendes pour des infractions aux édits sur le fer. Ces usines comprenaient alors un fourneau à fondre le minerai et plusieurs feux de forges. Après un long silence au XVIIe siècle, c’est la reprise peu avant 1700.

Un gros hameau se crée rapidement autour des forges. Un haut-fourneau, cinq feux de forges, une machine à cylindre, une tirerie de fil de fer à quatorze bobines. Le minerai de fer provenait de diverses mines à ciel ouvert prospectées dans les villages environnants. Le moulin, antérieur lui aussi à 1545, était installé sur la rive gauche de l’Ognon et ne connaissait jamais de chômage. Il comportait deux roues et une ribe pour le chanvre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire des Communes du Doubs.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 mai 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Dictionnaire des Communes de la Haute-Saône.
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020).
  12. « Ghislaine Vuillier réélue », L'Est républicain, édition du Doubs,‎ (lire en ligne).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. Dictionnaire des communes du Doubs

Liens externes[modifier | modifier le code]

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