Bonhomme de Saint-Nicolas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Le Bonhomme de Saint-Nicolas est une pâtisserie de la fête de la Saint-Nicolas, le 6 décembre. Il a pu représenter l'évêque de Myre, saint Nicolas[1], durant certaines périodes ou dans certaines régions mais ce n'est plus la règle.

Description[modifier | modifier le code]

Certains ont vu une parenté entre cette tradition et le bonhomme de pain d'épices, voire le bonhomme de neige.

Allemagne[modifier | modifier le code]

« Klausenmann » du haut Jura souabe.
Weckmann.

En Allemagne de l'Ouest, ce petit bonhomme s'appelle Weckmann  ou  Stutenkerl  et il se vend, décoré d'une pipe en terre ou d'argile, dans toutes les boulangeries pour la fête de la Saint-Martin.

France[modifier | modifier le code]

Présent dans le nord-est français, il est appelé Man(n)ele en Alsace du nord[2] et en Moselle[3],[4], Man(n)ala en Alsace du sud[2], Jean-Bonhomme en Franche-Comté[2] et Coualé dans le département des Vosges[5].

Il est également présent dans les Flandres[6] et en Artois.

Luxembourg[modifier | modifier le code]

Les Boxemännercher luxembourgeois.

Au Luxembourg, il se nomme « Boxemännchen »[7] et il est l'enfant de saint Nicolas.

Suède[modifier | modifier le code]

En Suède, il est fréquent que des enfants se déguisent en bonhomme de pain d'épices pour le défilé de la Sainte-Lucie, où l'on mange le Lussekatt.

Suisse[modifier | modifier le code]

Grittibänz (cru et cuit)

Tradition populaire à travers la Suisse, les bonhommes portent des noms différents d'après les régions : en Suisse romande c'est « bonhomme de Saint-Nicolas », au Tessin « Pupazzi di San Nicolao », en Suisse alémanique le nom le plus courant est « Grittibänz »[8] ou « Grittibenz », « Benz » étant le diminutif de « Benoît », qui qualifiait autrefois un homme en général, un « Gritte » désigne une fourche ou une position écartée des jambes en dialecte bernois[1]. Il est également nommé « Grättimaa » à Bâle, « Elggermaa » en Thurgovie[8].

Un aspect commun aux différents personnages est les jambes écartées[1]. Sinon son aspect varie selon les régions : il porte un chapeau, un bonnet, une écharpe et tient dans la main une petite verge ou une pipe en terre cuite surdimensionnée[1].

Bâle[modifier | modifier le code]

Baselmann

Certains documents attestent de l'existence de la tradition à Bâle depuis le XIVe siècle : le 6 décembre les enfants de Bâle défilaient à travers la ville après avoir désigné un « enfant-évêque » qui était autorisé à réprimander les adultes pendant toute une journée. À la fin de leur procession, ils avaient droit à des petits pains au lait à la farine blanche. Pour figurer les yeux on utilisait des baies de genévrier, de nos jours les raisins secs sont plus courants[8].

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Sylvia Gabet, « « Une vraie bonne pâte » et « Bons hommes » », Coopération, no 27,‎ , p. 43
  2. a b et c Bertrand Fissot, « Jean Bonhomme et Saint Nicolas sont nos Francs-Comtois formidables », sur francebleu.fr,
  3. Le Républicain lorrain, « Nilvange : des Mannele à fabriquer et à déguster »,
  4. Le Républicain lorrain, « Festivités de la Saint-Martin à Sarralbe : un succès populaire »,
  5. La Bresse Infos : Bulletin d'informations de la commune de La Bresse, no 371, novembre 2019, p. 16
  6. « Les gourmandises bien de chez nous pour les enfants sages », sur ceres.be
  7. Luxemburger Wörterbuch, Luxemburg, P. Linden, 1950-1977
  8. a b et c Claudia Schmidt, « Bonhommes de Saint-Nicolas », Migros Magazine, no 48,‎ , p. 54

Articles connexes[modifier | modifier le code]