Bondrée orientale

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Pernis ptilorhynchus

Pernis ptilorhynchus
Description de cette image, également commentée ci-après
Pernis ptilorhynchus
Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Accipitriformes
Famille Accipitridae
Genre Pernis

Espèce

Pernis ptilorhynchus
(Temminck, 1821)

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Statut CITES

Sur l'annexe II de la CITES Annexe II , Rév. du 12/06/2013

La Bondrée orientale (Pernis ptilorhynchus) est une espèce d'oiseaux de la famille des Accipitridae.

Répartition[modifier | modifier le code]

Son aire s'étend de manière disjointe : d'une part dans le sud de la Sibérie, en Manchourie et au Japon ; en Asie du Sud et du Sud-Est de l'autre.

Habitat[modifier | modifier le code]

Dans les forêts tropicales, la bondrée orientale vit au sommet des arbres émergents tels les dipterocarpaceae, les Coelostegia, les Neesia malayana et les Koompassia (en effet seuls les oiseaux et les insectes peuvent atteindre le sommet de ces arbres géants)[1].

Outre dans les forêts, on la trouve également dans les cultures et les semi-déserts, jusqu'à 1800 m d''altitude[2].

Écologie[modifier | modifier le code]

Leur plumage est très variable, mais certaines formes imitent le plumage d'espèces d'aigles des régions où on les rencontre. On pense que cette évolution a pour fonction de les protéger en imitant le plumage d'espèces plus puissantes. C'est le cas de certaines formes de P. p. torquatus, qui imite l'aigle de Blyth (Spizaetus alboniger)[2].

Les oiseaux des régions les plus au Nord de sa répartition (sous-espèce orientalis) sont migratrices.

Alimentation[modifier | modifier le code]

La Bondrée orientale est un rapace diurne carnivore. Elle mange des larves, des insectes dont des abeilles, des guêpes et des frelons, des reptiles, des amphibiens et des petits mammifères.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

D'après la classification de référence (version 5.2, 2015) du Congrès ornithologique international, cette espèce est constituée des six sous-espèces suivantes (ordre phylogénique) :

  • Pernis ptilorhynchus orientalis Taczanowski, 1891, la bondrée de Sibérie, parfois considérée comme une espèce séparée, du Sud centre de la Sibérie jusqu'é Sakhaline, au N-E de la Chine, en Corée et au Japon;
  • Pernis ptilorhynchus ruficollis Lesson, 1830, Indus, Inde, Sri-Lanka, jusqu'au Myanmar et Indochine;
  • Pernis ptilorhynchus torquatus Lesson, 1830, dans la Péninsule malaise, Sumatra et Bornéo;
  • Pernis ptilorhynchus ptilorhynchus (Temminck) 1821, à Java
  • Pernis ptilorhynchus palawanensis Stresemann, 1940, Ouest des Philippines (Calauit et Palawan)
  • Pernis ptilorhynchus philippensis Mayr, 1939, Nord et Est des Philippines[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Richard C. Vogt (trad. Valérie Garnaud-d'Esru), La forêt vierge à la loupe [« Rain Forest »], Larousse, , 64 p. (ISBN 978-2-03-589818-0), p. Les plus grands arbres pages 10 et 11
  2. a et b James Ferguson-Lees et David Christie, Guide des rapaces diurnes du monde : 338 espèces décrites et illustrées, Paris, Delachaux et Niestlé, , 320 p. (ISBN 978-2-603-01911-5 et 2-603-01911-2, OCLC 938169616, lire en ligne), p. 100
  3. (en) J. del Hoyo et N. J. Collar, HBW and BirdLife International illustrated checklist of the birds of the world, Volume 1 Non-passerines, Barcelone, Lynx & BirdLife International, [2014-2016], 904 p. (ISBN 978-84-96553-94-1, 84-96553-94-9 et 978-84-96553-98-9, OCLC 890655208, lire en ligne), p. 520

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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