Bonaléa

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Bonaléa
Administration
Pays Drapeau du Cameroun Cameroun
Région Littoral
Département Moungo
Géographie
Coordonnées 4° 12′ nord, 9° 26′ est
Altitude 13 m
Localisation

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Bonaléa

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Bonaléa

Bonaléa (prononcer Bunaléa en langue Bankon), signifie littéralement " famille de Léa" [1], est une commune du Cameroun située dans la région du Littoral dans le département du Moungo, dans l'arrondissement de Fiko, au nord de la ville de Douala, en pays Nkon. Son ressort territorial est sur celui des communautés BanKon (ou Abo) [2],[3] et compte environ 75 000 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Son espace physique compte 57 villages et couvre une superficie de 650 km2.

Elle est limitée au Nord par l’arrondissement de Mbanga, au Nord-Est par une importante réserve forestière et faunique que sépare le fleuve de la Dibombé de Mpobo et Mamba, au Sud et à l’Est par l’arrondissement de Dibombari, à l’Ouest (et au Nord) par le fleuve Mungo.

La commune est divisée en deux cantons : Abo Nord et Abo Sud. Ces cantons sont dirigés par des "Chefs Supérieurs", assistés de Notables et de chefs de 3e degré (on dénombre 40 chefs de 3e degré sur les 57 villages de la commune) [4]

Organisation administrative de la commune[modifier | modifier le code]

Outre la ville de Souza, la commune comprend les villages suivants :

Subdivision administrative[modifier | modifier le code]

La subdivision administrative BanKon est rattachée à l'arrondissement de Fiko, créé par décret présidentiel n° 2010/198 du 16 juin 2010 portant érection des districts en arrondissements, ayant pour chef-lieu Bonaléa. Elle est répartie en deux cantons, chacun disposant d'une chefferie supérieure, Mandouka (Bankon-Nord) et Miang (Bankon-Sud) .

Canton Abo-Nord (Bankon-Nord) réparti en 4 groupements :

Canton Abo-Sud (Bankon-Sud) réparti en 4 groupements:

  • Groupement de MIANG : - Miang - Koki - Bajiu-Miang - Bakongkom - Kuma ki Ndika - Ndulu-Bajiu
  • Groupement de BWAPAKI : - Bunaku 1 - Bunaku 2 - Kenje - Kundang - Kwediko - Londo - Mayen - Mosoko - Ndongo
  • Groupement de KAKE : - Kake-Carrefour - Badu-Kake - Bekouma-Kake - Bunanjo-Kake - Maleke - Nkomina - Penda Mboko
  • Groupement de MBONJO : - Mbonjo 1 - Mbonjo 2 - Kotto-Mbonjo - Malende-Mbonjo - Sok-Mbonjo

Histoire communale[modifier | modifier le code]

Avant le décret présidentiel d'avril 1995, Bonaléa faisait partie intégrante de la Commune de Dibombari, créée en 1960, subséquemment à l’arrêté N° 159 pris en 1956 par le Haut-Commissaire de la République Française au Cameroun pour instituer à Bouélélo (chef-lieu) un poste administratif qui relevait du chef de la Subdivision de Mbanga.

L’histoire de l’arrondissement en tant qu’unité administrative étant relativement récente, son histoire en tant que commune propre est donc très peu fournie en événements. Les principaux repères historiques sont en lien avec la succession des trois premiers magistrats municipaux, à savoir Jean Ewane Mbella (1996-2002) et François Nkotti (à partir de 2002).

Aujourd'hui, la commune de Bonaléa compte qui 25 conseillers municipaux est administrée par le Maire est Bellè Titi[5], réélu en 2016 suite à une annulation du scrutin.

Évolution historique[modifier | modifier le code]

L’évolution historique de l’arrondissement peut aussi être vue à travers son peuplement.

Ainsi, les autochtones (les Abo) se sont installés dans la zone à la fin du XIXe siècle, venant de Nguti dans le Sud-Ouest et après avoir traversé le Mungo.

Ils s’installèrent tout d’abord à Penda Mboko, puis à Miang avant d’investir tout l’arrondissement après une succession de conflits fonciers.

Les BanKon (Contraction de "Banaba" et de "Koné") sont les fils de Konè, venu d’Abyssinie. Le terme Abo (initialement péjoratif : "paresseux") leur a été donné par les colons allemands[6]. La présence d’habitants dans les villages depuis la période allemande est attestée par la présence d’école primaire datant des années 1880, notamment à Bonakou I Bwapaki.

L’érection de Bonaléa en chef-lieu de la Commune va constituer un moment majeur du développement local ; l’Hôtel de Ville y est déjà construit ainsi que plusieurs services déconcentrés de l’État. Les perspectives locales résident donc dans le développement des échanges entre Bonaléa et Souza ainsi qu’au niveau du développement des activités de la SOCAPALM et de la CDC et des exploitations environnantes.

Développement économique et urbanistique[modifier | modifier le code]

L’histoire locale connait une évolution majeure à partir de l’installation de la SOCAPALM et de la CDC respectivement au milieu et à la fin des années 1970.

Le besoin croissant d’ouvriers dans les plantations qu’elles ont créées a été à l’origine de flux migratoires importants en direction de l’arrondissement.

Une petite urbanisation -suscitée directement ou indirectement par ces agro industries- s'est matérialisée au travers de la construction d’écoles publiques, de centres de santé, de l’installation d'un réseau d’adduction d’eau potable et de l’électricité ; cela a fortement contribué à la sédentarisation des ouvriers.

La construction de la route Nationale N° 5 a quant à elle accéléré le développement de Souza, faisant de la ville un carrefour pour les voyageurs de cet axe reliant Douala à Nkongsamba.

Depuis le début des années 1990, l’arrondissement vit au rythme d’une urbanisation lente et irrémédiable. Ainsi, une dizaine d’établissements y ont vu le jour : 2 centres de santé intégrés ont été créés, 13 points d’eau modernes ont été construits, 22 villages ont été électrifiés. Tout cela a sans doute largement contribué à accentuer les flux migratoires vers Penda Mboko, Kompina et Souza.

Population et structure [7][modifier | modifier le code]

La population de la commune de Bonaléa est estimée à environ 70 000 habitants (croisement des RGPH - Recensement Général de la Population et de l'Habitat de 2005, 2010 et 2015), dont 35 000 rien que pour la ville de Souza, son principal espace urbain. En dehors de Kompina, Penda Mboko, Kake, Mbonjo, Miang et Grand Souza, le reste de l’espace physique communal est très peu peuplé. Près d’une trentaine de village ont une population inférieure à 300 habitants.

Les hommes constituent 47,74% de la population totale et les femmes 52,26%.

Les jeunes de moins de 18 ans en constituent la frange la plus importante (environ 39%).

Groupes ethniques et relations interethniques : Les BanKon (ou Abo) constituent le groupe ethnique originaire. Mais la population est particulièrement cosmopolite.

La présence de la CDC et de la SOCAPALM a attiré de nombreux travailleurs venant essentiellement des régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Ouest.

Dans les villages proches des fleuves et dont la population vit essentiellement de la pêche, notamment à Mpobo, une majorité de la population est constituée de Nigérians. Les autres groupes ethniques, ne constituant pas une communauté très représentative, sont les Duala, les Bassa, les Banen/Bafia/Yambassa, les originaires du nord.

Personnalités nées à Bonaléa[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Pierre Ndoumbe Bello, « MBOK BANKON », sur mbokbankon.canalblog.com,
  2. « Fiche technique de la commune », sur mairie-dibombari.org (consulté le 15 juin 2016)
  3. Décret no 95/082 du 24 avril 1995 portant création de communes rurales [1]
  4. Super User, « Annuaire des chefferies traditionnelles », sur minatd.cm (consulté le 3 juin 2018)
  5. Sylvain Timamo, « Reprise des élections de l’exécutif de la Commune de Bonaléa : Le maire BELLE TITI réélu pour le reste du mandat - Scores2000 », Scores2000,‎ (lire en ligne)
  6. « SOUZA en bref - Camerlex », Camerlex,‎ (lire en ligne)
  7. ginjah, « BUCREP - Le 4ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat est institué », sur www.bucrep.cm (consulté le 3 juin 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Bonaléa, sur le site Communes et villes unies du Cameroun (CVUC)