Bonabes Louis Victurnien Alexis de Rougé

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Bonabes Louis Victurnien Alexis de Rougé
Image dans Infobox.
Fonctions
Pair de France
-
Maire de Moreuil (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Famille
Père
Mère
Natalie Victurnienne de Rochechouart de Mortemart
Fratrie
Conjoint
Alexandrine Thimarette de Crussol d'Uzès
Autres informations
Arme
Grade militaire
Distinctions
Rougé w.jpg
Blason

Bonabes Louis Victurnien Alexis[1] , marquis de Rougé[2], baron de Coëtmen[3], né le à Paris et mort le à Paris, est un général et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Ascendants[modifier | modifier le code]

Membre de la famille de Rougé, Bonabes Louis Victurnien Alexis (connu d'abord avec ce seul dernier prénom) de Rougé est le fils de Bonabes Alexis de Rougé et de Natalie Victurnienne de Rochechouart de Mortemart [2].

Orphelin de père à l'âge de cinq ans, Il est âgé de onze ans lorsque la Révolution éclate et suit alors sa mère en émigration.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Armoiries de la famille de Rougé.

Les 16 et 18 avril 1804, il épouse à Paris, Alexandrine Célestine Zoé Emmanuelle Thimarette de Crussol d'Uzès (Paris 4 janvier 1785 - Paris 7 avril 1866), fille de Marie François Emmanuel de Crussol, 10e duc d'Uzès, premier pair de France, et d'Amable Émilie de Châtillon. Elle était dame d'honneur de la duchesse d'Angoulême, Marie-Thérèse de France, fille du Roi Louis XVI, qu'elle eût l'occasion de recevoir à Moreuil. Elle apporte à son époux le domaine et le château de Wideville [4]. Dont :

  • Bonabes Aldéric Emmanuel Victurnien de Rougé (3 février 1805 - 9 février 1805),
  • Théodorite Bonabes Victurnien Félicien de Rougé (16 juillet 1806 - Moreuil 22 novembre 1864), marquis de Rougé après son père, épouse 1. en 1832 Catherine de Sainte-Maure Montausier, puis devenu veuf, 2. en 1860 Anne-Marie Cadeau d'Acy, d'où postérité des deux mariages, éteinte en

ligne masculine en 1941 ;

  • Emerance Henriette Victurnienne de Rougé (23 octobre 1807 - 1868), épouse en 1829 Gaston, comte de Lostanges-Béduer, d'où postérité,
  • Hervé Alexandre Victurnien de Rougé (18 janvier 1809 - 26 juin 1888), marquis du Plessis-Bellière (titre de courtoisie pour lui), épouse Marie de Pastoret, fille d'Amédée, marquis de Pastoret, et de Louise Alphonsine Alexandre de Neufermeil, petite-fille

du chancelier de Pastoret. Sans postérité,

  • Louis Victurnien Bonabes de Rougé (7 novembre 1813 - Le Charmel 26 décembre 1880), fait reconstruire le château du Charmel, épouse Mathilde de Francqueville, d'où postérité, branche aînée actuelle de la Maison de Rougé,
  • Louise Marie-Thérèse de Rougé (19 mai 1818 - 1841), filleule du roi Louis XVIII.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

À partir de 1794, il sert dans les armées autrichiennes, comme aide de camp, le prince Christian Auguste de Waldeck-Pyrmont. il prend ensuite rang dans l'armée des princes, dans le régiment du duc de Mortemart, son oncle, jusqu'en 1801.

Rentré en France, Il hérite du domaine de Moreuil, que sa tante, la duchesse d'Elbeuf, destinait à son père, mort prématurément en 1783. Il y fait reconstruire un château, vaste édifice en brique et pierre, par l'architecte Achille Leclère[5].

Bonabes Louis Victurnien Alexis de Rougé en août 1815 à la Chambre des pairs.

À la première Restauration, en 1814, il devient adjudant-major des Cent-Suisses de la garde du roi et chevalier de Saint Louis.

Ayant suivi le Roi à Gand pendant les Cent-jours, il est, à la seconde Restauration, en 1815, lieutenant commandant la colonne française de la compagnie des cent suisses, puis, en 1821, lieutenant-colonel des cent-suisses et chevalier, puis officier de la Légion d'honneur.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1815, il est nommé pair de France, puis marquis-pair en 1817, confirmé en 1825 à titre héréditaire[2].

Il est président du collège électoral du département de la Somme en 1823 et 1827 et maire de Moreuil de 1808 à 1829. Nommé maréchal de camp en .

En 1830, après la révolution des Trois Glorieuses, lors de l'arrivée au pouvoir du duc d'Orléans, Louis-Philippe Ier, roi des Français, le marquis de Rougé démissionne de ses fonctions militaires et politiques, tout comme son frère Adrien de Rougé[6].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume, et des Maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la Maison de France, l'auteur, (lire en ligne)
  2. a b et c Grand Armorial de France, tome VI, page 74.
  3. Aymeric de Rougé et Bertrand de Rougé, Le Château de Tonquédec, Éditions d'Art Jack, (ISBN 978-2-916918-49-5), p.31
  4. Georges Martin, Histoire et généalogie de la Maison de Crussol d'Uzès, Lyon, l'auteur, , 271 p. (ISBN 978-2-901-99014-7), p. 135-136
  5. Louis Hautecoeur, Histoire de l'Architecture classique en France, tome 6, , p. 173
  6. Vicomte Olivier de Rougé, Histoire généalogique de la Maison de Rougé, Vendôme, Henri Chartier, , 523 p., p. 419

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Pages connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]