Bon-Chrétien Williams

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La Bon-Chrétien Williams (ou Williams ou Bartlett) est la variété de poire la plus cultivée dans le monde.

Origine[modifier | modifier le code]

Comme souvent, les origines de cette variété sont incertaines. « Bon-Chrétien » doit son nom à François de Paule, un saint homme que Louis XI avait fait appeler sur son lit de mort pour le guérir. De Paule offrit au roi une semence de poirier de sa Calabre natale avec instructions de la planter et d’en prendre grand soin. Le poirier fut baptisé "Bon-Chrétien".

Une fois passée en Angleterre à la fin du XVIIe siècle, la « Bon Chrétien » aurait pris le nom d’un jardinier nommé Williams.

Selon d’autres sources, la « Williams » est l’œuvre d’un instituteur du nom de Stair Wheeler habitant à Aldermaston, issue d’un semis naturel dans son jardin vers 1796. Il aurait ensuite fallu attendre le début du XIXe siècle pour que cette variété commence à se répandre grâce à un pépiniériste, Williams de Turnham Green, qui aurait laissé une partie de son nom à cette catégorie de poire.

Elle fut introduite aux États-Unis, vers 1799, par Enoch Bartlett de Dorchester, Massachusetts. Depuis, elle est appelée Bartlett aux USA.

En France, c’est seulement vers 1828 que Léon Leclerc, ancien député de la Mayenne et pomologiste, introduisit et propagea cette variété dans les vergers français[1].

Synonymes[modifier | modifier le code]

  • "Bon Chrétien Williams."
  • "D'Angleterre."
  • "Bartlett" ou "Bartlett de Boston."
  • "Guillaume."
  • "Barnet Williams"
  • "Bon Chrétien Barnets."
  • "Bartlett Williams."
  • "Delavault."
  • "Charles Durieux."
  • "Clara Durieux."
  • "Doyenné Clément[1]."

Description[modifier | modifier le code]

Fruit[modifier | modifier le code]

Hedrick (1921) - Bartlett.jpg
La variété rouge.

C’est une poire assez grosse, juteuse, sucrée avec une pointe d’acidité. Sa chair blanche non granuleuse est très aromatique.

Sa peau passe du vert clair au jaune doré à maturité.

Elle est disponible d’août à octobre, donc assez précoce et régulière.

Fragile, elle craint les chocs et s’oxyde vite. En cuisine, on recommande de l’arroser d’un peu de jus de citron pour éviter qu’elle ne brunisse lorsqu’elle est crue. Elle supporte aussi très bien la cuisson.

Il existe une variante appelée "Williams rouge"[1].

Arbre[modifier | modifier le code]

Poires du commerce.

Pyrus communis 'Williams' est un poirier facile de culture. C’est un arbre vigoureux et fertile à bois jaune et à floraison tardive. Il peut être utilisé en espalier, en fuseau ou haute tige. Il est peu sensible aux maladies mais préfère les sols légers, profonds et pas trop calcaires.

À la différence de la majorité des poiriers, la Williams ne peut pas se greffer sur cognassier. Il est recommandé de la surgreffer sur Doyenné du Comice ou Beurré Hardy.

Cette variété constitue un très bon pollinisateur pour la plupart des autres poiriers (excepté Seckel).

Williams est autofertile mais se "marie" très bien avec "Beurré Bosc" ou "Anjou"[1].

Conviennent aussi pour :

Par contre, nette incompatibilité avec le pollen de "Louise bonne d'Avranches"[1].

Eau-de-vie[modifier | modifier le code]

En Suisse, de l'eau-de-vie à base de poire Williams est produite en Valais sous le nom d' Eau-de-vie de poire du Valais AOP, elle est appelée Williamine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • De Liron d'Airoles[2], Les poiriers les plus précieux.
  • Alexandre Bivort, Annales de pomologie belge, 1859.
  • André Leroy, Dictionnaire de pomologie, Poires, tome 1.
  • Alphonse Mas, Poires d'Automne, 1867.
  • Barthélemy Charles Joseph Dumortier et M. W. Brown, Pomone Tournaisienne  : Société Royale D'Horticulture et d'Agriculture de Tournay, Tournai, Casterman (Vve H.), , 251 p. (lire en ligne), p. 1-251
  • Société pomologique de France, Le verger français, catalogue descriptif des fruits adoptés par le congrès pomologique, tome 1[3], impr. B.Arnaud, Lyon-Paris, 1947, 576 pp., avec schémas et photos en N&B, tome 2[4], Extraits inédits[5].
  • Masseron et Trillot au CTIFL, Le Poirier, (1993), 224 pages.
  • Charles Baltet, Les Bonnes poires, (1859), 272 pages.
  • Henri Kessler, « Pomologie illustrée », imprimeries de la Fédération S.A., Berne.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Poire

Poirier | Rosacées | Arbre fruitier

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • [2] Guide des poires d'Alain Rouèche.

Notes et références[modifier | modifier le code]