Bombycilaena erecta

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Micropus dressé

Bombycilaena erecta
Description de cette image, également commentée ci-après
Micropus dressé (détail des inflorescences).
Classification selon Tropicos
Règne Plantae
Classe Equisetopsida
Sous-classe Magnoliidae
Super-ordre Asteranae
Ordre Asterales
Famille Asteraceae
Genre Bombycilaena

Espèce

Bombycilaena erecta
(L.) Smoljan. (d), 1955[1]

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Bombycilaena erecta, de noms communs Gnaphale dressé, Micrope droit, Micrope érigé, Micropus dressé ou Cotonnière dressée, est une espèce de plantes annuelles de la famille des Asteraceae et du genre Bombycilaena.

Étymologie[modifier | modifier le code]

« Micropus » vient du grec mikros, petit et pous, pied ; petite patte faisant allusion à l'aspect des glomérules[2].

Description[modifier | modifier le code]

Aspect général de la plante.

Appareil végétatif[modifier | modifier le code]

Le micropus dressé est une petite plante annuelle, de 1 à 25 cm de hauteur, d'aspect cotonneux, à racine pivotante bien développée. La tige est dressée, à rameaux étalés. Les feuilles sont alternes, ovales-allongées, rétrécies à leur extrémité ; le bord du limbe foliaire est ondulé[3].

Appareil reproducteur[modifier | modifier le code]

Les capitules blanc jaunâtre, sphériques, sont réunis en groupes à l'extrémité des rameaux, entourés de feuilles nombreuses ; l'involucre est laineux, à bractées extérieures étroites, jaunâtres et glabres sur leur face intérieure, et bractées intérieures repliées en forme de casque entourant les fleurs périphériques ; les fleurs extérieures femelles sont sur un seul rang, à la base des bractées internes de l'involucre, à corolle très étroite et bidentée ; les fleurs intérieures mâles sont à corolle tubuleuse à 5 dents. Le fruit est un akène sans aigrette. La floraison a lieu en juin et juillet[3].

Confusions possibles[modifier | modifier le code]

Cette espèce peut être confondue avec diverses espèces du genre Filago (elle a d'ailleurs été par certains auteurs classée dans ce genre). Il est indispensable d'examiner attentivement les capitules : chez le Micropus, le réceptacle est dépourvu de paillettes (qui peuvent être présentes chez certains Filago), les akènes sont tous dépourvus d'aigrette (seuls les akènes périphériques peuvent en être dépourvus chez certains Filago), et les bractées internes sont en forme de casque recouvrant les fleurs périphériques (bractées simples axillant les fleurs périphériques chez la plupart des Filago)[3].

Elle est également très proche de Bombycilaena discolor (parfois considérée comme une sous-espèce de Bombycilaena erecta), avec laquelle elles sont les seules espèces du genre Bombycilaena.

Habitat et écologie[modifier | modifier le code]

Bombycilaena erecta dans son habitat.

La plante est thérophyte. En général très dispersée, elle ne forme que rarement de grandes populations. Elle pousse dans les friches, les moissons, les pelouses rases, sur les coteaux arides ; de préférence sur sol calcaire ; elle est présente jusqu'à 1 000 m d'altitude[3].

Répartition[modifier | modifier le code]

C'est une espèce thermo-xérophile, présente dans une grande partie de l'Europe méditerranéenne et centrale, au nord jusqu'au centre de la France, à la Tchécoslovaquie, à la Moldavie ; elle est aussi présente en Asie mineure, au Proche-Orient, en Asie centrale, ainsi qu'au Maghreb. En France, elle est surtout présente, et parfois assez commune, dans le sud ; elle est rare ou absente au nord de la Seine, en Bretagne, dans le nord-est (Lorraine, Alsace, Jura) et sur le Massif central[3].

Menaces et conservation[modifier | modifier le code]

L'espèce est en régression notable en France, surtout sur les marges nord et ouest de son aire. Elle est menacée par l'intensification des cultures agricoles et la fermeture des milieux ouverts non entretenus[3]. Elle est classée en danger critique d'extinction (CR) en Lorraine et Pays de la Loire, et en danger (EN) en Alsace, Centre et Île-de-France[4].

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Bombycilaena erecta a pour synonymes[1] :

Sous-espèce[modifier | modifier le code]

Selon Tropicos (29 novembre 2020)[5] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références biologiques[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bonnier G., réédition 1990. La grande flore en couleurs de Gaston Bonnier. France, Suisse, Belgique et pays voisins. 4 tomes. Éditions Belin, Paris. 1401 p.
  • Bugnon F., 1995. Nouvelle Flore de Bourgogne. Tome II, Clés de détermination. Bulletin scientifique de Bourgogne, édition hors série, Dijon. 35 p. + XLII + 784 p.
  • Ferrez Y., Prost J.-F., André M., Carteron M., Millet P., Piguet A. et Vadam J.-C., 2001. Atlas des plantes rares ou protégées de Franche-Comté. Société d'horticulture du Doubs et des amis du Jardin botanique. Naturalia publications. 312 p.
  • Lambinon J., Delvosalle L., Duvigneaud J., 1973, cinquième édition 2004. Nouvelle flore de la Belgique, du Grand-Duché du Luxembourg, du nord de la France et des régions voisines. Éditions du Patrimoine du Jardin botanique national de Belgique, Meise. CXXX + 1167 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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