Bolet à chair jaune

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Bolet à chair jaune

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Bolet à chair jaune

Classification
Règne Fungi
Division Basidiomycota
Classe Agaricomycetes
Sous-classe Agaricomycetidae
Ordre Boletales
Famille Boletaceae
Genre Xerocomellus

Nom binominal

Xerocomellus chrysenteron
Šutara, 2008

Synonymes

* Xerocomus chrysenteron

Boletus Chrisenteron
Boletus Chrisenteron

Le Bolet à chair jaune ou Bolet chrysenteron, de son nom scientifique Xerocomellus chrysenteron est un champignon de la famille des Bolétacées fort courant que l’on rencontre dans tous les bois. Il est comestible, mais sans grand intérêt.

Taxonomie[modifier | modifier le code]

Boletus chrysenteron a été décrit pour la première fois par Pierre Bulliard en 1791[1]. En 1888, Lucien Quélet le renomme Xerocomus chrysenteron[2]. En 2008, Josef Šutara lui donne son nom valide, Xerocomellus chrysenteron[3].

Description du sporophore[modifier | modifier le code]

Hyménophore

Champignon avec un chapeau hémisphérique, 3-8 cm de diam., convexe puis largement convexe à subétalé, sec, subtomenteux, vite craquelé-aréolé, brun olive ou brun-vert foncé, rose-rouge dans les craquelures, à marge unie. Ce bolet se reconnaît par son chapeau brun-vert sur fond rouge, qui devient craquelé-aréolé, et sa chair rougeâtre sous la cuticule.

Hymenium

De longs tubes jaune olive bleuissant en devenant plus vieux et des pores jaune pâle qui bleuissent légèrement lorsqu’on les touche, anguleux, irréguliers et plutôt larges à maturité, 1-2 par mm ou jusqu'à 1-2 mm de largeur. Couche de tubes déprimée ou non près du pied, concolore à la face poroïde.

Stipe

Pied grêle jaune à fines côtes, tacheté ou ligné de rouge grenat. 4-8 x 0,5-1,5 cm, subégal à atténué vers la base, plein, sec, subvelouté ou strié, jaunâtre, rouge pourpré vers la base, avec mycélium basal blanc

Chair

La chair est à demi molle et de couleur jaune jonquille. Elle bleuit légèrement lorsqu’on la touche. Il n’a pour ainsi dire pas d’odeur mais est de saveur très douce.

Sporée

brun olive

Spores 

oblongues à naviculaires, lisses, parfois avec petit pore germinatif et tronquées à l'apex, ocracées, jaune-brun pâle à brun pâle, 10-14,5 x 4,5-6,5 µm

Habitat[modifier | modifier le code]

Il pousse dans tous les bois (aussi bien dans les bois de conifères, que dans les bois de feuillus), de l’été à la fin de l'automne.

Comestibilité[modifier | modifier le code]

C’est un champignon comestible mais il n’est pas de première qualité par manque de consistance.

Espèce proche[modifier | modifier le code]

  • Boletus truncatus, dont les spores tronquées résulteraient de périodes de sécheresse.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Xerocomellus chrysenteron :

Xerocomus chrysenteron :

Boletus chrysenteron :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Titres des livres en français comportant plus de renseignements sur ce champignon:

  • Régis Courtecuisse, Bernard Duhem: Guide des champignons de France et d'Europe (Delachaux & Niestlé, 1994-2000).
  • Marcel Bon: Champignons de France et d'Europe occidentale (Flammarion, 2004)
  • Dr Ewaldt Gerhardt: Guide Vigot des champignons (Vigot, 1999) - ISBN 2-7114-1413-2
  • Roger Phillips: Les champignons (Solar, 1981) - ISBN 2-263-00640-0
  • Thomas Laessoe, Anna Del Conte: L'Encyclopédie des champignons (Bordas, 1996) - ISBN 2-04-027177-5
  • Peter Jordan, Steven Wheeler: Larousse saveurs - Les champignons (Larousse, 1996) - ISBN 2-03-516003-0
  • G. Becker, Dr L. Giacomoni, J Nicot, S. Pautot, G. Redeuihl, G. Branchu, D. Hartog, A. Herubel, H. Marxmuller, U. Millot et C. Schaeffner: Le guide des champignons (Reader's Digest, 1982) - ISBN 2-7098-0031-4
  • Henri Romagnesi: Petit atlas des champignons

(Bordas, 1970) - ISBN 2-04-007940-8

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Bulliard, Herbier de la France, vol. 11,‎ (lire en ligne), p. 490
  2. Lucien Quélet, Flore mycologique de la France et des pays limitrophes, Paris,‎ , p. 418
  3. (en) Josef Šutara, « Xerocomus s.l. in the light of the present state of knowledge », Czech Mycology, vol. 60, no 1,‎ , p. 29-62 (lire en ligne)