Boissy-lès-Perche

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Boissy-lès-Perche
Boissy-lès-Perche
La Cour Pétral, ancienne abbaye de trappistines.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Dreux
Canton Saint-Lubin-des-Joncherets
Intercommunalité Communauté de communes des Forêts du Perche
Maire
Mandat
Christophe Lefébure
2014-2020
Code postal 28340
Code commune 28046
Démographie
Population
municipale
501 hab. (2016 en diminution de 3,84 % par rapport à 2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 09″ nord, 0° 53′ 21″ est
Altitude Min. 165 m
Max. 233 m
Superficie 33,66 km2
Localisation

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Boissy-lès-Perche est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Boissy-Lès-Perche est un village du Thymerais, situé à une heure et demie de Paris et à 45 minutes de Dreux. Il est limitrophe du département de l'Eure

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Boissy-lès-Perche
Saint-Victor-sur-Avre (Eure) Verneuil d'Avre et d'Iton (comm. dél. de Verneuil-sur-Avre) (Eure) Rueil-la-Gadelière
Saint-Victor-sur-Avre (Eure) Boissy-lès-Perche Beauche
Rohaire
La Chapelle-Fortin
Lamblore Morvilliers



Toponymie[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1924, la commune se nommait "Boissy-le-Sec", d'où une confusion possible avec Boissy-le-Sec, commune du même nom située dans l'Essonne. Par décret du 26 mars 1924, paru au Journal officiel du 11 avril 1924, Boissy-le-Sec (Eure-et-Loir) est devenu Boissy-lès-Perche, nom donné en raison de la proximité (lès = latus, à côté) avec l'ancienne province du Perche qui jouxte le territoire communal.

« Le-Sec », complément de nom historique, désigne un sol sensible à la sécheresse. Cette situation résulte d’un contexte géologique attesté par tous les experts consultés au cours du XXe siècle. Le plateau où s’inscrit le territoire de Boissy, d’une altitude de 190 à 210 mètres est constitué d’une couche mince et irrégulière de limon sous lequel affleure une couche d’argile à silex, aussi appelée « bief à silex » d’une épaisseur de 15 à 35 mètres. La couche profonde est composée de craie marneuse du Turonien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un des monuments les plus anciens du village se nomme La Pierre Bise. À son existence paraissent attachées diverses légendes et culte issus du paganisme qui incitèrent les évangélisateurs à abattre cette pierre aujourd'hui à terre et brisée en deux. Jusqu'au siècle dernier pourtant elle était considérée comme une pierre "qui chante", plus exactement qui tinte la nuit ou par temps de brouillard.

Située sous l'Ancien Régime dans la province du Thimerais, Boissy-lès-Perche s'est trouvée intégrée dans les possessions des ducs d'Alençon, comtes du Perche. La commune est remarquable par son patrimoine.

Dans le bourg on peut admirer l'église Saint-Pierre, le presbytère (fin XVIIe siècle) ainsi que la Maison Ganivet, belle demeure édifiée sous le Directoire. Neuf châteaux et manoirs sont situés sur le territoire communal, issus pour l'essentiel d'anciennes seigneuries établies au Moyen Âge afin de surveiller la frontière du royaume de France et de la Normandie. Ces lieux remarquables ont pour nom : Bizot, le Bois-Josse, le Boulay-Saint-Clair, la Courangère, la Cour Pétral (ancien monastère), les Haies, le Mesnil, Philmain, Sorel.

La commune est traversée par la route de La Ferté-Vidame à Verneuil construite entre 1769 et 1775 sous l'influence de Jean-Joseph de Laborde qui fait alors reconstruire le château de La Ferté-Vidame.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1949 Pierre Lefebure DVD Conseiller général d'Eure-et-Loir (1927-1956)
1949 1955 Norbert Canuel    
1955 1959 Gaston Cochery    
1959 1968 Gaston Goussard UDR Conseiller général d'Eure-et-Loir (1956-1973)
1968 2014 Jean-Pierre Guérin    
2014 En cours Christophe Lefébure DVD Retraité

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[2].

En 2016, la commune comptait 501 habitants[Note 1], en diminution de 3,84 % par rapport à 2011 (Eure-et-Loir : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
686582668582488586573559553
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
611648666587600592613610644
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
638662677609614633590598534
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
513474418507513534525511506
2016 - - - - - - - -
501--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Sa construction date des XVe et XVIe siècles. Les vitraux des verrières n° 1, 4 et 6 sont classés monuments historiques au titre objet depuis 1908[5].

  • Verrière n° 1 : vers 1515, XIXe siècle.
    • Composition : 2 lancettes trilobées, tympan à 7 ajours. Hauteur : 2,60 m ; largeur 1 m.
    • Lancettes : Noces de Cana, peint par Duhamel-Marette, peintre verrier à Évreux.
    • Tympan : fragments de scènes de la passion, vers 1515.
    • 2 ajours inférieurs : arrestation de Jésus Christ au Jardin des Oliviers.
    • Ajour supérieur : Pilate s’en lave les mains.
  • Verrière n° 4 : vers 1515, 1903.
    • Composition : 2 lancettes trilobées, tympan à 3 ajours. Hauteur : 3 m ; largeur 1,20 m.
    • Lancettes : Sainte Honorine. Saint René. Vitrail peint par Mauraire, peintre verrier à Évreux.
    • Têtes de lancette : Couronnement d’architecture XVIe siècle en grisaille et jaune d’argent.
    • Tympan : soufflet représentant la Résurrection, XVIe siècle, le corps de Jésus restauré au XIXe siècle.
  • Verrière n° 6 : vers 1515.
    • Composition : 2 lancettes trilobées, tympan à 3 ajours. Hauteur : 3 m ; largeur 1,20 m.
    • Têtes de lancette : couronnement d’architecture XVIe siècle, avec des têtes dans les médaillons ovales.
    • Soufflet : La Force devant des éléments d’architecture XVIe siècle, fragment d’inscription.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La Cour Pétral
Article détaillé : La Cour Pétral.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Daubenton, commissaire générale de la Marine (le Bois-Josse) décédé le 20 octobre 1774.
  • Louis-André de Beaussier de Châteauvert, chef d'escadre, propriétaire de deux des plus riches plantations de l'Île de Saint-Domingue, décédé le 22 mars 1789.
  • Louis André de Beaussier-Cuvray, fils du précédent, capitaine de vaisseau, noble émigré (gracié par Bonaparte), décédé le 10 septembre 1803.
  • François de Courcy-Montmorin (château des Hayes), aide de camp du marquis de Puisaye, chef de l'armée catholique de Bretagne.
  • Auguste Jean LAMY , secrétaire des Commandements de S.A.R Mme Adélaïde d'Orléans, sœur de Louis Philippe, décédé au château de la Courangère en 1874[6].
  • Pierre Lefébure (château du Boulay-Saint-Clair), maire de 1912 à 1949, conseiller général du canton de La Ferté-Vidame de 1920 à 1956, vice-président du conseil général d'Eure-et-Loir.
  • Gilles Leroy (1958-), Prix Goncourt 2007 avec son livre Alabama Song

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]