Bois mitraillé

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Le bois mitraillé se définit comme étant un type de bois haché par la mitraille ou simplement contenant des éclats de bombes ou d'obus ou des balles. Les grumes contenant des éclats sont souvent caractérisées par des traces bleuâtres. Ce type de bois a donné naissance à de nombreuses œuvres d'art, notamment en peinture et en sculpture. Il a été la cause de nombreux accidents dans les scieries lorsqu'une lame destinée au bois rencontrait le métal.

D'un point de vue économique, il est utilisé avec précaution car il est susceptible de contenir des produits toxiques et des résidus d'armes dangereuses, notamment des armes chimiques et à grand déploiement.

Le bois mitraillé peut, en France, provenir des forêts de guerre, reconstituées sur les terres ravagées par les combats de la Première Guerre mondiale. Pour traiter ce bois, l'Office national des forêts met en place en 1979 un service de traitement des bois mitraillés destiné à transformer les grumes concernées en éliminant le métal contenu[1]. En raison de l'équipement croissant des scieries dans le matériel de détection et du baisse des coûts à la suite de la tempête Lothar, l'intérêt du service diminue et l'ONF décide d'arrêter l'activité en 2003[2]. Au cours de son existence, le service aura traité près de 500 000 m3 de grumes[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacky Durand, « Les stigmates des bois meurtris », sur Libération.fr, (consulté le 15 janvier 2019)
  2. « Une nouvelle activité pour le service de traitement des bois mitraillés de Champ Le Duc », sur Netbois, (consulté le 15 janvier 2019)
  3. Sandrine Boucher, « 14-18 : Forêts de mémoire », Terre sauvage,‎ , p. 30-53

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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