Body Minute
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Soins de beauté |
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| SIREN | |
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| OpenCorporates |
Body Minute, stylisée Body'Minute, est la marque commerciale de la société Jcda, une entreprise française de soins de beauté.
Histoire
[modifier | modifier le code]Body Minute est fondée par Jean-Christophe David, fils du créateur de la chaîne de coiffure Jean-Louis David[1], en 1998[2],[3]. En 1996, alors coiffeur, il lance son réseau d’instituts de beauté sans rendez-vous, centré sur le « concept de la minute »[4], d'abord nommés Epil Minute puis Body Minute.
L'enseigne s'implante au Luxembourg en 2010[5]. L'entreprise lance des bars à ongles sous l’enseigne Nail’minute et des salons de coiffure sous le nom Hair’minute[6]. Elle ouvre en moyenne 40 nouveaux espaces chaque année[7] et lance son site de vente en ligne[8]. Elle publie en 2015 un baromètre montrant une corrélation entre le moral des ménages selon les chiffres de l'INSEE et le recours aux massages dans ses instituts[9]. En 2017, elle compte 450 instituts et près de 220 franchisés à travers la France[2]. Deux ans plus tard, le chiffre d'affaires de l'entreprise est de 150 millions d'euros pour 500 instituts détenus[10].
Activité, produits et services
[modifier | modifier le code]L'entreprise commercialise depuis 1998 un abonnement mensuel permettant aux clientes d’accéder sans rendez-vous à des prestations d’épilation, de manucure, de soins du visage ou des cheveux et de massages à des prix réduits. Ce modèle vise une clientèle recherchant rapidité et accessibilité[10].
Body Minute commercialise également une gamme de produits cosmétiques sans parabène, représentant environ 10 % de son chiffre d'affaires[10].
Controverses et affaires judiciaires
[modifier | modifier le code]Procédures entre Body Minute et Beiersdorf pour contrefaçon et concurrence déloyale
[modifier | modifier le code]À partir de 2015, Nivea (Beiersdorf) et Body Minute s'accusent mutuellement de contrefaçon et de concurrence déloyale[1]. Alors que Body Minute cherche à étendre ses marques à l'échelle européenne, Beiersdorf engage en 2016 des poursuites arguant que son logo rond pourrait prêter à confusion avec celui de Nivea. Jean-Christophe David et les 1800 esthéticiennes travaillant pour Body Minute, s'opposent à Beiersdorf. La justice donne raison à Body Minute en et lui permet de continuer à utiliser son propre rond bleu sur ses produits cosmétiques de la marque Skin Minute. Nivéa avait en effet commencé à utiliser un logo rond après le dépôt de marque de Skin Minute[11].
Plainte auprès du jury de déontologie publicitaire
[modifier | modifier le code]En , une cliente porte plainte auprès du jury de déontologie publicitaire après que cette dernière ait découvert un édito sexiste dans un livret publicitaire[12]. Le jury constate que le texte réduit la femme à un « objet au service de l’épanouissement de l’homme qui est défini comme un objectif à atteindre pour cette dernière, par le biais des soins esthétiques »[12].
Litige avec Laurène Lévy
[modifier | modifier le code]En , la créatrice de contenus Laurène Lévy, qui se définit comme militante du bien-être au travail[13], publie sur l'application TikTok une vidéo humoristique dite POV (point de vue), dans laquelle elle parodie les esthéticiennes de l'enseigne et dénigre l'expérience client, bien qu’elle ait elle-même été abonnée pendant cinq ans[14]. Laurène Lévy est informée en message privé par des esthéticiennes de l'enseigne Body Minute qu'un communiqué interne à son sujet circule pour faire signaler sa vidéo. Dans ce même communiqué, il est également conseillé de publier de faux avis positifs sur les instituts[13]. L'entreprise envoie également plusieurs courriers à la créatrice de contenu puis à son employeur pour lui demander de supprimer sa vidéo, ainsi que des huissiers sur son lieu de travail afin de fouiller son ordinateur[15].
En , l'enseigne porte plainte contre Laurène Lévy pour « dénigrement commercial »[16]. Puis Body Minute publie sur TikTok des vidéos dont une dans laquelle elle s'adresse directement à Laurène Lévy en la surnommant « Laurène la haine »[17]. Ces vidéos font réagir et des internautes, dont la chanteuse Sindy (en), partagent aussi leurs mauvaises expériences avec l'enseigne[16]. Interrogé par Le Parisien, le président de Body Minute soutient que cette communication vise à défendre les jeunes esthéticiennes employées par la marque, souvent en début de carrière, face à des critiques qu’il juge injustes[18].
Salariat déguisé
[modifier | modifier le code]Après la polémique avec la créatrice de contenu Lévy, des franchisées saisissent les prud’hommes pour faire valoir un « salariat déguisé » au sein de l’enseigne, et dénoncent un contrôle excessif de la direction, qui impose des conditions de travail éprouvantes[19].
Après l'appel au boycott des internautes, une franchisée indique avoir perdu près de 30% de son chiffre d'affaires depuis le début de la débâcle[19]. En , une autre franchisée indique avoir une baisse de chiffre d’affaires allant de 60 à 70 % et ayant que 5 clientes dans son institut sur une journée, alors qu’en temps normal, elle en reçoit une dizaine par jour[20].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 « Les conflits judiciaires entre Nivea et Body Minute s’éternisent », sur Le Figaro, (consulté le )
- 1 2 « BODY MINUTE : De l'institut sans rendez-vous à la BIOTECH », sur https://lexpress-franchise.com/, (consulté le ).
- ↑ « Esthétique : le français Body Minute part à l'assaut de l'Europe », sur Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ Claire Bouleau, « Jean-Christophe David, patron de Body Minute, vise l'Europe », sur Challenges, (consulté le )
- ↑ (fr) « La beauté low cost, version Lux », sur Virgule, (consulté le )
- ↑ Rédaction Entreprendre, « Body'Minute s'attaque au marché européen », sur Entreprendre, (consulté le )
- ↑ « Franchise beauté : BODY MINUTE compte 220 franchisées dans son réseau », (consulté le ).
- ↑ « Body'Minute lance sa boutique en ligne », sur ladepeche.fr (consulté le )
- ↑ Stéphane Soumier, « BFM La radio de l'éco - Le Journal de l'Economie ; Stéphane Soumier revient sur l'étude Body Minute », sur catalogue.ina.fr, (consulté le )
- 1 2 3 « Body Minute va ouvrir son capital pour conquérir l'Europe », Les Echos, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Tribunal judiciaire de Paris, 3ème Chambre Section 2, 24 mai 2024, n° 19/09612 - Predictice », sur predictice.com (consulté le )
- 1 2 « BODY MINUTE - Livret publicitaire - Plainte fondée », sur JDP (consulté le )
- 1 2 « Huissiers, faux avis, assignation... comment une mauvaise expérience chez Body Minute a totalement dérapé », sur BFMTV, (consulté le )
- ↑ « Body Minute attaque en justice la créatrice de contenus Laurène Lévy : quelle est cette polémique ? - Elle », sur elle.fr, (consulté le )
- ↑ « Réseaux sociaux. Comment Body Minute s'est retrouvé au cœur d'un véritable bad buzz », Le Dauphiné, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- 1 2 « Que se passe-t-il entre BodyMinute et la créatrice de contenu Laurène Levy », sur 20 Minutes, (consulté le )
- ↑ Ju.M, « « Vous vous êtes rasée cette semaine ? » : pourquoi Body Minute en veut autant à la Tiktokeuse Laurène Lévy, alias Laulevy ? », sur La Voix du Nord, (consulté le )
- ↑ Par P. R. Le 23 février 2025 à 19h07, « « Nous préparons notre riposte » : l’enseigne Body minute toujours en guerre contre une tiktokeuse », sur leparisien.fr, (consulté le )
- 1 2 Par Paméla Rougerie Le 28 juin 2025 à 08h00 et Modifié Le 28 Juin 2025 À 11h00, « « Ça partait dans tous les sens » : après la polémique sur TikTok, des gérantes d’instituts attaquent la direction de Body Minute », sur leparisien.fr, (consulté le )
- ↑ « VIDEO - Comment BodyMinute s'est sabordé en toute beauté », Les Echos, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Ressource relative aux organisations :