Boîte de Petri

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Une boîte de Petri en verre.
Une boîte de Petri en plastique contenant un milieu à base d'agar pour la culture de bactéries.

Une boîte de Petri est une boîte cylindrique transparente peu profonde, en verre ou en plastique, munie d'un couvercle.

Facilement manipulable, empilable et peu coûteuse, elle est utilisée en microbiologie pour la mise en culture de micro-organismes, de bactéries ou de cellules d'organismes supérieurs (par exemple la culture d'hybridome).

Son nom vient du bactériologiste allemand Julius Richard Petri (1852–1921), qui standardisa ce dispositif en 1887[1], lorsqu'il était l'assistant du docteur Robert Koch[2], d'après une idée de Walther Hesse et Fanny Hesse.

Description[modifier | modifier le code]

La plupart du temps, elle est partiellement remplie d'un liquide nutritionnel (gélose ou bouillon) permettant le développement du micro-organisme étudié.

Historique[modifier | modifier le code]

Walther Hesse, alors assistant du professeur Robert Koch, était confronté à la liquéfaction de ses milieux de culture. Au cours d'un pic-nique, il demande à son épouse Fanny Hesse qui travaillait également avec Koch comment elle conservait la solidité de ses puddings et gelées malgré la chaleur. Elle lui répond qu'elle a découvert l'agar-agar par un ancien voisin ayant voyagé en Indonésie et à Java[3],[4]. L'utilisation de cette découverte par Koch lui permet de cultiver la bactérie à l'origine de la tuberculose.

Les premiers milieux de cultures sont posés dans des assiettes. En 1886, Julius Richard Petri devient à son tour assistant de Koch et découvre cette technique[5]. Il améliore cette solution en utilisant une boite en verre, avec un couvercle transparent[6] et en ajustant la solution de gélose.

La taille se standardise peu à peu. À partir des années 1960, des boîtes en plastique remplacent peu à peu le verre. D'autres milieux de cultures sont proposés selon les usages.

Anecdote[modifier | modifier le code]

C'est en ayant oublié une boîte de Petri dans son laboratoire durant ses vacances qu'à son retour, Alexander Fleming découvrit qu’une moisissure avait empêché la croissance de ses cultures de staphylocoques. Il baptisa simplement pénicilline cette souche particulière de « penicilium notatum » qui allait bouleverser la thérapeutique des maladies infectieuses[7].

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Petri, R. J. (1887), Eine kleine Modification des Koch'schen Plattenverfahrens (« Une petite modification de la méthode des plaques de Koch »), Centralblatt für Bakteriologie und Parasitenkunde, 1, 279–280.
  2. Lansing M. Prescott, John P. Harley, Donald A. Klein, Claire-Michèle Bacq-Calberg et Jean Dusart, Microbiologie, p. 109, De Boeck Université, 2003, 1164 p. (ISBN 2804142566).
  3. (en) Wolfgang Hesse, « Walther and Angelina Hesse-Early Contributors to Bacteriology », American Society of Microbiology, vol. 58, no 8,‎ (lire en ligne [PDF]).
  4. (en) Catharine M. C. Haines, International Women in Science : A Biographical Dictionary to 1950, ABC-CLIO, , 383 p. (ISBN 978-1-57607-090-1, lire en ligne).
  5. (de) Peter Voswinckel, Petri, Julius Richard, Berlin, Duncker & Humblot, coll. « Neue Deutsche Biographie », (ISBN 3428002016)
  6. Gilbert Shama, « The "Petri" Dish: A Case of Simultaneous Invention in Bacteriology », Endeavour, vol. 43, nos 1–2,‎ , p. 11–16 (PMID 31030894, DOI 10.1016/j.endeavour.2019.04.001, S2CID 139105012, lire en ligne)
  7. Pourquoi Fleming n'a pas inventé la pénicilline, Catherine Ducruet, 6 août 2019.

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