Blue Whale Challenge

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Le Blue Whale Challenge (littéralement « Défi de la Baleine Bleue », parfois abrégé en BWC) est un jeu apparu en Russie en 2016 et soupçonné d’être à l’origine de plusieurs accidents et suicides, notamment chez les adolescents. Il consiste en une série de 50 défis à réaliser par le joueur, le dernier défi impliquant le suicide de ce dernier.

Origine[modifier | modifier le code]

L’origine de ce « jeu » reste difficile à déterminer. Sa médiatisation commence en mai 2016 via un article paru dans le journal russe Novaya Gazeta[1]. Cette enquête soupçonne un lien entre des dizaines de suicides d’adolescents survenus en Russie entre novembre 2015 et avril 2016 et une légende urbaine connue sous le nom de Blue Whale Challenge. Il s’agirait d’un jeu auquel un individu peut participer en prenant contact avec un « tuteur » sur le réseau social russe VKontakte. Selon Le Monde, les instigateurs de ce jeu pourraient être trois jeunes hommes russes, Philippe Boudeïkine (aussi appelé Philip Fox), Philipp Liss, et More Kitov ; le premier ayant été arrêté en novembre 2016 pour incitation au suicide[2].

Principe[modifier | modifier le code]

Le Blue Whale Challenge tire son nom du fait de nombreuses observations d’échouages de baleines sur les plages, qui font dire à certains que ces cétacés se « suicident » volontairement. L’origine de ces échouages reste toutefois controversée[3].

Le Blue Whale Challenge consiste en une série de 50 défis qui sont proposés au joueur par un « tuteur » qu’il est censé avoir contacté en ligne au préalable. Le joueur doit ensuite poster une photo ou une vidéo prouvant l’accomplissement de la tâche accomplie. Or, si certains défis paraissent inoffensifs ou anodins, comme dessiner une baleine sur une feuille ou écouter une musique triste en pleine nuit, d’autres sont beaucoup plus préoccupants. Ainsi, certains défis appelleraient à se frapper ou à se scarifier. Le dernier défi consisterait quant à lui à se suicider.

Victimes potentielles[modifier | modifier le code]

Il est à noter qu’il est difficile pour les forces de police de relier les suicides, qu’il s’agisse de morts avérées ou de tentatives de suicide. Le journal Libération, dans une contre-enquête parue le 31 mars 2017, attire ainsi l’attention sur le cas d’un collégien retrouvé mort à Reims et dont le décès avait été pendant un temps attribué au Blue Whale Challenge, ce qui a été démenti par les autorités qui privilégiaient la piste du « jeu du foulard », un autre jeu mortel prisé de certains adolescents[4].

Dans son enquête parue en mai 2016, le journal russe Novaya Gazeta suppose qu’environ 80 suicides d’adolescents parmi les 130 observés en Russie entre novembre 2015 et avril 2016 pourraient être liés au Blue Whale Challenge. Le Monde souligne toutefois que le journal n’a pas mené d’investigation poussée sur l’intégralité de ces cas et que les quelques recherches qui ont été faites n’ont pu établir aucun lien formel entre le jeu et les morts[2]. En France, quelques cas qui pourraient être en lien avec le Blue Whale Challenge ont été rapportés. La chaîne LCI rapporte ainsi sur son site internet le cas de quatre jeunes filles du Pas-de-Calais qui auraient tenté de se tuer par pendaison dans le cadre de ce jeu[5]. Quelques jours plus tôt, La Voix du Nord rapportait également le signalement de deux jeunes filles qui s’adonnaient également au Blue Whale Challenge[6]. Une dizaine d’élèves d’une école du Finistère seraient également concernés[7].

Aucun cas mortel de pratique du jeu n'a été avéré en France.

Tuteurs[modifier | modifier le code]

Le Blue Whale Challenge est basé sur un système de parrainage. En effet, on doit obligatoirement contacter un tuteur pour commencer le jeu. Certaines personnes prétendent avoir trouvé un tuteur, mais aucune preuve ne vient confirmer leurs dires.[réf. nécessaire]

Réactions[modifier | modifier le code]

Autorités[modifier | modifier le code]

Face à la menace posée par le Blue Whale Challenge, la police nationale a publié le 6 mars 2017 un message sur son compte Twitter visant à alerter les adolescents et leurs parents et rappelant que la provocation au suicide est punie par la loi française de 5 ans de prison et de 75 000 d’amende[8]. Un autre message d’alerte a été posté quelques jours plus tard avec le même message : « Aucun défi ne mérite de risquer sa vie »[7]. D’autres messages ont également été publiés par les force de police et de gendarmerie locales dans les régions où ont été recensés de potentielles victimes du Blue Whale Challenge[4],[5].

Le Ministère de l’Education Nationale réagit également en adressant un message d’alerte à l’ensemble des rectorats de France[9]. Sur le portail Eduscol est également diffusé un message à l’attention des enseignants et recommandant la plus grande vigilance vis-à-vis de ce jeu « qui peut attirer des jeunes vulnérables, en pleine construction de leur identité, face à la pression du groupe »[10].

Réseaux sociaux[modifier | modifier le code]

Les réseaux sociaux étant le canal principal par lequel se déroule le Blue Whale Challenge, des mesures ont été prises afin de limiter sa propagation et éviter que d’autres adolescents ne s’y fassent piéger. VKontakte a ainsi décidé de bloquer les communautés de joueurs déjà identifiées et engagé le blocage ou la suppression de comptes faisant la promotion du jeu. De son côté, Instagram a mis en place l’affichage d’un message automatique lorsque certains mots-clés liés au jeu sont tapés dans sa barre de recherche[2]. Les internautes multiplient également les initiatives individuelles pour contrer le Blue Whale Challenge. À ainsi été conçu un pendant « positif » du jeu morbide sur Twitter, avec le hashtag « #PinkWhaleChallenge » (« le défi de la baleine rose ») proposant également 50 défis, ceux-ci étant complètement inoffensifs, comme rendre service à quelqu’un ou regarder son film préféré[8]. D’autres internautes ont également créé de fausses pages internet redirigeant vers des messages dissuasifs et des témoignages de personnes ayant été tentées par le suicide[8].

Associations[modifier | modifier le code]

L’association E-Enfance, dont le but est d’informer les parents et les enfants et de protéger ces derniers des dangers d’Internet, a mis en place un numéro gratuit pour limiter la propagation du Blue Whale Challenge[7].

Groupes[modifier | modifier le code]

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Il semble que certains groupes non officiels ont été créés pour dénoncer le Blue Whale Challenge. Parmi eux, on peut trouver : « Khronos », « TCR ». les actions des groupes diffèrent peu, elles consistent à attraper les tuteurs, puis les dénoncer aux autorités. Selon un communiqué récent d'un des membres de "Khronos", ils auraient capturés plus de 30 tuteurs différents. Nous[Qui ?] savons aussi que la plupart des groupes agissent sur Discord, et même parfois sur VKontakte. D'ailleurs, VKontakte a affirmé avoir supprimé tous les groupes de discussions traitant du Blue Whale Challenge, mais certains subsistent toujours.

Des contre-groupes auraient aussi étés créés, en adoration avec le principe du Blue Whale Challenge. on peut noter la présence renforcée des autorités sur ce genre de groupes, extrêmement surveillés.

Silent house[modifier | modifier le code]

Ces derniers temps, une rumeur voudrait que le Blue whale challenge appartienne en fait à un groupe nommé "Silent House". littéralement "la maison silencieuse", ce groupe traiterait de phénomènes liés au Blue whale challenge. En effet, Silent House serait l'endroit ou se retrouverait les joueurs du challenge après leur mort. Toutefois, rien n'est prouvé. La source potentielle de cette information proviendrait d'un groupe de Hackers, nommé "Khronos", qui agirait pour stopper l'avancée des éventuels tuteurs. [réf. nécessaire]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (ru) « Группы смерти (18+) », Новая газета - Novayagazeta.ru,‎ (lire en ligne)
  2. a, b et c Perrine Signoret, « Blue Whale Challenge : itinéraire d’une légende urbaine sur Internet », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  3. « Les cétacés sont-ils vraiment suicidaires ? », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  4. a et b Alexandre Hervaud, « Suicide et jeu macabre : Blue Whale Challenge, de rumeurs en panique », Libération,‎ (lire en ligne)
  5. a et b « Blue Whale Challenge : une pendaison évitée dans le Pas-de-Calais, nouvelles alertes contre ce défi mortel sur Facebook », LCI,‎ (lire en ligne)
  6. Marie Jansana, « Des Audomaroises, prises dans un « jeu » suicidaire, signalées à temps », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne)
  7. a, b et c Virginie Fauroux, « Blue Whale Challenge : plusieurs enfants avec les bras ou les cuisses scarifiés signalés dans une école de Bretagne », LCI,‎ (lire en ligne)
  8. a, b et c « Internet se mobilise contre «Blue Whale Challenge», le jeu qui pousse les ados au suicide », 20minutes.fr,‎ (lire en ligne)
  9. « Le «Blue Whale Challenge» inquiète l’Éducation nationale », 20minutes.fr,‎ (lire en ligne)
  10. Éduscol, « Jeux dangereux - "Jeux" dangereux et pratiques violentes - Éduscol », sur eduscol.education.fr (consulté le 31 mars 2017)