Blue Dog Coalition

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Coalition des chiens bleus
(en) Blue Dog Coalition
Présentation
Coprésidents Jim Costa (CA)
Dan Lipinski (IL)
Henry Cuellar (TX)
Fondation
Positionnement Centre gauche[1] à centre droit[2]
Idéologie Centrisme[3],[4]
Conservatisme fiscal[3],[4]
Conservatisme social[5]
Protectionnisme[6]
Affiliation nationale Parti démocrate
Couleurs Bleu
Site web bluedogcaucus-costa.house.gov
Représentation
Représentants
18 / 435
Parmi les sièges démocrates
18 / 194

La Blue Dog Coalition (en anglais : Coalition des chiens bleus) est un caucus américain de la chambre Chambre des représentants des États-Unis, qui rassemble des représentants du Parti démocrate qui se considèrent comme « démocrates conservateurs ».

Histoire[modifier | modifier le code]

La Blue Dog Coalition est fondée en 1994. Cette année-là, les démocrates perdent le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat, en pleine « révolution républicaine ». Les Blue Dogs estiment que cette défaite est due au virage à gauche du parti. Composée à l'origine de 23 membres, principalement élus du Sud des États-Unis, la coalition soutient le Contract with America (en) proposé par les républicains[7],[8].

Le nom du groupe aurait été inspiré par un tableau de l'artiste George Rodrigue (en) représentant un chien bleu et exposé dans le bureau du Blue Dog Billy Tauzin ainsi que par référence à l'expression « Yellow dog Democrat (en) »[7].

En 2005, le président du Comité national démocrate Howard Dean choisit d'étendre la campagne législative à des régions favorables aux républicains, en soutenant des démocrates conservateurs opposés à la ligne du parti sur des sujets comme les armes à feu ou l'avortement[9]. Lors des élections de mi-mandat de 2006, la coalition apporte son soutien à 33 candidats démocrates à la Chambre des représentants et au Sénat dont Harold Ford dans le Tennessee et Bob Casey, Jr. en Pennsylvanie.[réf. nécessaire] Nombre de ces démocrates, une fois élus, rejoignent la Blue Dog Coalition, qui permet au Parti démocrate de reprendre la Chambre des représentants[9]. Le Comité national démocrate poursuit la même stratégie lors des élections de 2008[10]. Durant le 111e congrès, la Chambre des représentants compte 54 Blue Dogs[11].

Lors des élections de mi-mandat de 2010, les Blue Dogs — issus de districts conservateurs — sont balayés par la vague républicaine[11], passant de 54 à 26 membres[10]. Deux ans plus tard, six Blue Dogs ne se représentent pas tandis que de nombreux autres sont menacés par un redécoupage des circonscriptions favorable au républicains[10]. Après les élections de 2014, la coalition ne rassemble plus que 15 représentants[8].

Idéologie[modifier | modifier le code]

Cette coalition, qui comprend beaucoup d'anciens républicains, prend des positions plus à droite que certains républicains progressistes. Socialement et économiquement conservateurs, les Blue Dogs sont contre le mariage entre personnes de même sexe, pour la liberté de port d'armes, pour des limitations au droit à l'avortement et pour restreindre l'immigration mexicaine. Ils tendent économiquement à soutenir des positions protectionnistes. Les Blue Dogs occupent souvent une position charnière entre les républicains et les démocrates.[réf. nécessaire]

Les Blue Dogs sont considérés comme plus conservateurs que les membres de la New Democrat Coalition, des démocrates modérés fiscalement conservateurs et libéraux sur les questions de société[10]. Plusieurs adhérents de la Blue Dog Coaliation sont également membres de la New Democrat Coalition[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. David Wasserman, « Why 2012 Will Be a Watershed House Election », sur National Journal, (consulté le 16 août 2014)
  2. « Elections A to Z », SAGE, (consulté le 14 août 2014)
  3. a et b Paul Kane, « Blue Dog Democrats, whittled down in number, are trying to regroup », sur Washington Post, (consulté le 23 juillet 2014)
  4. a et b Susan Davis, « U.S. House has fewer moderate Democrats », sur USA Today (consulté le 23 juillet 2014)
  5. Aaron Blake, « Why the Blue Dogs' decline was inevitable », The Washington Post,‎ (lire en ligne)
  6. "Trump Has Captured the Blue Dog Vote".
  7. a et b (en) Claire Suddath, « Blue Dog Democrats », A Brief History of, sur content.time.com, (consulté le 22 février 2017).
  8. a b et c (en) Emma Dumain, « 20 Years In, Blue Dogs Not Ready to Roll Over », sur rollcall.com, (consulté le 22 février 2017).
  9. a et b (en) Ari Berman, « Boot the Blue Dogs », sur nytimes.com, (consulté le 22 février 2017).
  10. a b c et d (en) Aaron Blake, « Why the Blue Dogs’ decline was inevitable », sur washingtonpost.com, (consulté le 22 février 2017).
  11. a et b (en) Daniel Newhauser, « Blue Dogs Add Four Members », sur rollcall.com, (consulté le 22 février 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]