Blonde Redhead

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Blonde Redhead
Description de cette image, également commentée ci-après
Blonde Redhead au Coachella Valley Music and Arts Festival à Indio, en Californie. De gauche à droite : Kazu Makino, Simone N. Pace, et Amedeo F. Pace.
Informations générales
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical Rock indépendant, shoegazing[1]
Années actives Depuis 1993
Labels Kobalt Music Group, 4AD, Touch and Go Records (ancien)
Site officiel www.blonde-redhead.com
Composition du groupe
Membres Kazu Makino
Simone Pace
Amedeo Pace
Anciens membres Maki Takahashi
Toko Yasuda

Blonde Redhead est un groupe de rock américain, originaire de New York. Le nom du groupe provient de la chanson Blonde Redhead du groupe new-yorkais DNA avec Arto Lindsay.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts (1993–1997)[modifier | modifier le code]

Les trois membres de ce groupe se sont rencontrés par hasard dans un restaurant italien à Manhattan au début des années 1990[2]. Amedeo et Simone Pace sont nés à Milan, en Italie[3], et ont grandis à Saint-Léonard, à Montréal, au Canada. Au début le trio était un quatuor, la bassiste Maki Takahashi est ensuite remplacée par Toko Yasuda (de The Van Pelt, The Lapse et Enon) tout en restant dans le groupe jusqu'en 1995. La composition du groupe se stabilise ensuite sous la forme du trio formé par la japonaise Kazu Makino et les frères jumeaux Amedeo et Simone Pace. Le nom du groupe provient de la chanson Blonde Redhead du groupe new-yorkais DNA avec Arto Lindsay.

Leurs deux premiers albums Blonde Redhead et La Mia Vita Violenta sont sortis en 1994 et 1995 sur Smells Like Records, le label de Steve Shelley, batteur de Sonic Youth[4],[5]. D'emblée, Blonde Redhead est comparé à ce groupe. Tous deux partagent un goût pour la dissonance et l'expérimentation sonore : la chanson Futurism vs Passéism sur leur troisième album Fake Can Be Just as Good réutilise même un riff de la chanson Cross the Breeze du célèbre Daydream Nation. Fake Can Be Just as Good est publié en 1997 au label Touch and Go Records[6].

Nouveaux albums (1998–2006)[modifier | modifier le code]

Blonde Redhead en concert.

Le quatrième album In an Expression of the Inexpressible, publié en 1998, possède quelques chansons à la production très propre (Distilled, Futurism vs Passéism part 2) qui contrastent avec le reste de l'album. On note également des clins d'œil à Serge Gainsbourg, sur la chanson Missile ++ (à la fin du morceau, le batteur reproduit à l'identique le rythme de Requiem pour un con, ou encore avec la reprise de Slogan). Côté collaborations, Guy Picciotto (producteur de plusieurs albums du groupe et membre de Fugazi) a participé au morceau Futurism vs Passéism part 2.

Jusqu'ici, la comparaison avec Sonic Youth se justifie pleinement. Cependant, Blonde Redhead possède une fibre plus pop qui va prendre le pas dès leur cinquième album, Melody of Certain Damaged Lemons, moins axé musique bruitiste. Le sixième album, Misery is a Butterfly, sorti sur le label 4AD, confirme ce changement[7]. Cet album est conçu près de quatre ans après Melody of Certain Damaged Lemons, Kazu Makino ayant été accidentée par une chute de cheval : la chanson Equus et l'artwork du disque y font clairement allusion, les orchestrations et arrangements (clavecins, orgues et cordes) font de ce sixième album une expérience auditive quasi cinématographie, à l'image de ce que Jean-Claude Vannier propose pour L'histoire de Melody Nelson de Serge Gainsbourg. Il est le dernier album produit par Picciotto pour le groupe[8].

23 et Penny Sparkle (2007–2010)[modifier | modifier le code]

Leur septième album, 23, sorti en 2007, également sur le label 4AD est produit par Alan Moulder (Nine Inch Nails, U2, Smashing Pumpkins). Mike Mills réalisera quelques vidéoclips illustrant Silently, The Dress, My Impure Hair, ou encore Top Ranking. Avec cet album et une longue tournée internationale, le groupe gagne en notoriété.  

Leur huitième album Penny Sparkle, le dernier qui sortira sous le label 4AD, est produit par Van Rivers and the Subliminal Kid et mixé par Alan Moulder. Cet album aux nappes synthétiques confirme le nouveau tournant pris par le groupe depuis 23, le groupe s'éloignant encore plus du style rock qui avait fait sa réputation[9]. Il est accueilli plutôt fraîchement par la presse spécialisée[9],[10]. L'album est sorti en septembre 2010, accompagné d'une nouvelle tournée européenne.

Barragán (depuis 2011)[modifier | modifier le code]

En 2011, le groupe compose la bande sonore de The Dungeon Masters, cette même année sortira une compilation dont les fonds seront versés aux victimes du séisme et tsunami survenu au Japon en 2011.

En juin 2014, le groupe annonce la sortie d'un nouvel album baptisé Barragán (hommage à Luis Barragán (architecte mexicain) qui sort le 2 septembre 2014[11],[12]. Le mixage final de l'album est confié à Drew Brown (Beck, Radiohead, The Books). Comme d'accoutumée, cette sortie est accompagnée d'une tournée internationale. L'album est précédé par le single No More Honey en juin[13]. Il est lui-même suivi par un second single, Dripping[14], qui comprend aussi un clip[15]. Le groupe contribue aussi à la bande son du film The Commentator[16],[17].

En 2016, sort un album de remixes de Barragán, baptisé Freedom of Expression on Barragán par des artistes tels que Chris Bear, Deerhoof, Van Rivers, Nosaj Thing, Slumberman, Clara-Nova X3a Gus Seyffert, et Connan Mockasin.

C'est également l'année de la sortie du coffret "Masculin Féminin", rassemblant les deux premiers albums de Blonde Redhead accompagnés d'enregistrements radio, outtakes, face B et dinédits[18].

En 2017, c'est un nouvel EP de 4 titres qui voit le jour portant le nom de 3 O'CLOCK[19], Cette sortie est accompagnée d'une nouvelle tournée[20].

Membres[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Singles et EP[modifier | modifier le code]

  • 1993 : Big Song / Amescream (7" - OXO Records)
  • 1994 : Vague/Jet Star (7" - Smells Like Records)
  • 1995 : 10 Feet High/Valentine (7" - Smells Like Records)
  • 1995 : Flying Douglas/Harmony (7" - Rough Trade)
  • 1995 : Split 7" w/ Sammy (7" - Nipple Hardness Factor Zine)
  • 1995 : Symphony of Treble / Kazuality (7" - Touch and Go Records)
  • 1997 : Slogan / Limited Conversation (7" - Touch and Go Records)
  • 2001 : Mélodie Citronique (EP/CD - Touch and Go Records)
  • 2017 : 3 O'CLOCK (Ponderosa Music & Art)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Carr, Eric, « Misery is a Butterfly », Pitchfork, (consulté le 5 novembre 2011).
  2. (en) « Blonde Redhead », Allmusic (consulté le 2 novembre 2013).
  3. Ligaya Mishan, « Blonde Redhead’s Simone Pace Finds His Backbeat in Two Tiny Sips », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne).
  4. (en) Claire Lobenfeld, « Blonde Redhead (1995) », sur www.stereogum.com, (consulté le 25 août 2016).
  5. Claire Lobenfeld, « La Mia Vita Violenta (1995) », sur stereogum.com, (consulté le 27 août 2016).
  6. (en) Claire | Lobenfeld, « Fake Can Be Just As Good (1997) », sur stereogum.com, (consulté le 27 août 2016).
  7. (en) « Blonde Redhead », Freewilliamsburg.com, (consulté le 20 février 2012).
  8. (en) Lobenfeld Claire, « Misery Is A Butterfly (2004) », sur www.stereogum.com, (consulté le 27 août 2016).
  9. a et b Blonde Redhead, plus pop, plus propre, Jean-Daniel Beauvallet, Les Inrockuptibles, 8 octobre 2010.
  10. (en) Blonde Redhead Penny Sparkle, Ian Cohen, Pitchfork, 14 septembre 2010.
  11. Andrew Hannah, « Simone Pace of Blonde Redhead: "We’ve always done what we wanted" », sur thelineofbestfit.com, (consulté le 25 août 2016)
  12. (en) « Blonde Redhead Announce New Album Barragán, Share "No More Honey". Also schedule international tour », Molly Beauchemin et Jeremy Gordon, Pitchfork, 10 juin 2014.
  13. (en) Miles Bowe, « Blonde Redhead – “No More Honey” + Barragán Details », sur stereogum.com, (consulté le 27 août 2016).
  14. (en) « Blonde Redhead – “Dripping” », (consulté le 27 août 2016).
  15. (en) Tom Breihan, « Blonde Redhead – “Dripping” Video », sur stereogum.com, (consulté le 27 août 2016).
  16. (en) « Blonde Redhead gets comfortable with past records | The Japan Times » (consulté le 12 septembre 2016).
  17. (en) « The Commentator » (consulté le 12 septembre 2016).
  18. (en) Stuart Berman, « Blonde Redhead Masculin Féminin », Pitchfork, 29 septembre 2016.
  19. « Blonde Redhead : 3 O'Clock », dMute, 25 mai 2017.
  20. (en) Ben Kaye, « Blonde Redhead announce summer tour dates, share live video for “3 O’Clock” — watch », Consequence of Sound, 17 mai 2017.

Liens externes[modifier | modifier le code]