Blockbuster Video

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Blockbuster Video
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Blockbuster à Leeds en Angleterre.

Blockbuster Video (aussi appelée Blockbuster LLC) était une entreprise américaine fondée en 1985 et disparue en 2014, exploitant une chaîne de magasins de location de VHS et ensuite de DVD et de jeux vidéo. Son siège social se trouvait dans Englewood au Colorado à Dish Network. Bien que des milliers de magasins ont été fermés pendant la faillite, un seul magasin appartenant à la franchise est toujours ouvert aux États-Unis, à Bend, dans l'Oregon[1].

Activités[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1985, David Cook, après avoir essayé de racheter une petite franchise de location vidéo à Dallas, Video Works, fonde le premier magasin Blockbuster, à Dallas, au Texas, avec un stock de 8000 VHS et de 2000 Betamax[2].

En 1987, Blockbuster s'ouvre à la location de jeux vidéo. Nintendo, s'opposant à cette pratique, attaqua la société en justice, mais Nintendo perdra le procès[3].

Durant la fin des années 1980 et pendant les années 1990, la société a racheté plusieurs concurrents pour étendre leur franchise (notamment la franchise Erol's[4] qui comptait plus de 250 magasins), et s'essayant à la location de disques de musique en lançant Blockbuster Music, fruit de l'acquisition des chaînes de magasins Sound Warehouse et Music Plus[5]. En 1994, la société est rachetée par Viacom, pour un montant de 8,4 milliards de dollars[6], Viacom étant à l'époque en pleine discussion pour acquérir les studios de la Paramount[7].

En 1998, lors du début de la commercialisation des DVD, Warner Bros. a tenté de faire un contrat d'exclusivité temporaire de location. Blockbuster pouvait faire louer des titres en avant-première avant leur commercialisation, en échange de 40% des recettes de la location. Blockbuster a refusé cette offre, et Warner répondit en baissant les prix de ses titres pour la commercialisation. Le modèle économique de Blockbuster s'en trouvait sérieusement impacté[8].

En 2001, Blockbuster s'est associé avec Enron pour créer un service de vidéo à la demande. Le contrat était supposé durer 20 ans ; malheureusement Enron y a mis un terme dans le courant de l'année 2001, craignant que Blockbuster ne puisse fournir assez de contenu pour le service[9]. Au cours de cette année-là, Blockbuster a refusé une proposition d'achat de son concurrent Netflix, pour la somme de 50 millions de dollars.

A son apogée en 2004, la compagnie possédait près de 9000 magasins aux États-Unis[10].

En décembre de la même année, Blockbuster lança une offre publique d'achat hostile envers son concurrent majeur, Hollywood Video (en), mais après plusieurs tentatives, Blockbuster abandonna le rachat suite à un avis négatif de la FTC[11].

En 2007, une nouvelle stratégie commerciale, nommée Total Access, fut mise en place pour contrer Netflix. Les clients qui louaient un DVD en ligne via Blockbuster Online, pouvaient le retourner dans un des magasins, et pouvoir louer gratuitement un nouveau DVD. Malgré le succès, chaque location gratuite coûtait 2 dollars, mais la société espérait, par ce biais, attirer de nouveaux clients pour compenser les pertes. La stratégie fonctionna assez pour que Netflix se sente menacée, et elle approcha la société pour une proposition de rachat de la partie location en ligne de Blockbuster. Mais avant que la proposition ne puisse être acceptée, l'intervention d'un membre du conseil d'administration estimant que la compagnie a perdu trop d'argent via le programme, mena au remplacement du PDG John Antioco par James Keyes, qui mit un terme à la proposition de Netflix. Blockbuster annonça le 17 juin qu'ils allaient choisir la location de disques Blu-Ray plutôt que de disques HD DVD.

En septembre 2010, la chaîne est entrée en liquidation judiciaire, convertissant le gros de sa dette en actions[12]. La compagnie possédait alors 6500 magasins dont 4000 aux États-Unis.

La chaîne a été reprise en mars 2011 par la compagnie Dish (Echostar), un opérateur de diffusion par satellite, qui comptait développer son service de VOD, fermer un millier de magasins et vendre des abonnements satellites dans les boutiques qui resteront ouvertes.

Pendant l'été 2018, le dernier magasin Blockbuster brésilien ferme ses portes. Le 31 mars 2019, le dernier magasin Blockbuster d'Australie, situé à Morely, ainsi que les deux derniers magasins d'Alaska ferment à leur tour. En octobre 2019, il ne reste plus qu'un seul magasin Blockbuster en activité aux États-Unis, situé à Bend, dans l'Oregon.[13] Cependant, deux magasins restent encore en activité en Italie, à Florence, mais n'ayant aucun rapport avec Dish, le propriétaire des deux magasins ayant fait affaire, avant le rachat par Dish, avec une compagnie maintenant dissoute pour utiliser la marque[14].

Il est fait référence à la marque dans la série Brooklyn Nine-Nine en tant que blague au début de l'épisode 18 de la saison 3. [réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • (en) « The Blockbuster Fan Page ».
  • « The Making of a Blockbuster », sur web.archive.org, (consulté le 16 octobre 2019)
  • « History of Videogame Lawsuits from 1UP.com », sur web.archive.org, (consulté le 16 octobre 2019)
  • (en-US) David Conn, « Blockbuster agrees to buy Erol's chain Curran examining antitrust concerns », sur baltimoresun.com (consulté le 16 octobre 2019)
  • (en-US) Eben Shapiro, « COMPANY NEWS; Blockbuster Agrees to Buy Music Store Chain », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 16 octobre 2019)
  • (en-US) « Viacom Plans Blockbuster Split », sur www.cbsnews.com (consulté le 16 octobre 2019)
  • (en-US) Ian Johnson, « Viacom captures Paramount », sur baltimoresun.com (consulté le 16 octobre 2019)
  • (en) Edward Jay Epstein, « The last days of Blockbuster. », sur Slate Magazine, (consulté le 16 octobre 2019)
  • (en-US) « Blockbuster's Broadband-Video Deal Collapses », sur Los Angeles Times, (consulté le 16 octobre 2019)
  • (en-US) Stephanie Clifford, « Other Retailers Find Ex-Blockbuster Stores Just Right », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 16 octobre 2019)
  • (en-US) Tom Zeller Jr, « Blockbuster Ends Bid for Rival », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 16 octobre 2019)
  • « Blockbuster fait faillite aux États-Unis », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  • (en) Jon Porter, « The last Blockbuster in America is now the last in the world », sur The Verge, (consulté le 17 octobre 2019)
  • (en-US) Tiffany Hsu et Ian C. Bates, « Meet the Curiosity-Seekers and Die-Hards at the Last True Blockbuster », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 17 octobre 2019)
  • Voir aussi[modifier | modifier le code]

    Liens externes[modifier | modifier le code]

    Articles connexes[modifier | modifier le code]