Blast (bande dessinée)

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Blast
Série
Auteur Manu Larcenet
Couleurs Manu Larcenet
Genre(s) Roman graphique

Pays France
Langue originale Français
Éditeur Dargaud
Nb. d’albums 4

Blast est une série de bande dessinée française de Manu Larcenet publiée depuis 2009 par Dargaud. Le premier tome a obtenu le prix des libraires de bandes dessinées 2010 et le second le Grand Prix RTL de la bande dessinée. Initialement prévue en cinq tomes, la série est finalement composée de quatre tomes[1].

Manu Larcenet annonce en 2011 sur RFI qu'il travaille à une adaptation de Blast au cinéma, mais déclare en février 2014 qu'il ne réalisera pas celle-ci.

Synopsis[modifier | modifier le code]

  • Grasse Carcasse : Polza Mancini est un homme obèse de 38 ans, il était écrivain mais lorsqu'il apprend le décès de son père, il décide de tout laisser tomber et part. Mais pour l'instant il est en garde à vue, et deux policiers l'interrogent à propos de ce qu'il a fait à Carole Oudinot. Polza raconte donc son histoire, tranquillement, en commençant par le jour où il a vu son père mourant, c'est ce jour qu'il a eu son premier blast. L'histoire mélange donc la garde à vue et les souvenirs racontés par Polza.
  • L'apocalypse selon Saint Jacky : toujours en garde à vue, Polza continue son récit et notamment sa rencontre avec Jacky, dealer de campagne. Carole Oudinot, toujours à l'hôpital meurt de la suite de ses blessures.
  • La tête la première : alors que sa garde à vue continue, Polza continue son histoire. Il raconte son séjour en hôpital psychiatrique, ainsi que sa rencontre avec Roland Oudinot, père de la fille qu'il est soupçonné d'avoir assassinée.
  • Pourvu que les bouddhistes se trompent : fin de la série et de l'interrogatoire, les fils de l'intrigue se dénouent et les révélations finales sont à la hauteur du reste de l'œuvre.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Polza Mancini : le personnage principal, c'est un écrivain de 38 ans.
  • Carole Oudinot : la victime de Polza
  • Bojan : un immigré serbe, il vit dans le camp appelé « la république mange misère »
  • Jacky Jourdain : un dealer de campagne violent, il se fait appeler saint Jacky.
  • Vladimir et Ilitch : des frères marginaux et violents.
  • Roland Oudinot : le père de Carole, sculpteur, schizophrène. Polza va vers lui parce qu'il lit "les mystères de Rapa Nui" à l'hôpital.

Albums[modifier | modifier le code]

  1. Grasse Carcasse, 2009 (ISBN 978-2-205-06397-4)
  2. L'Apocalypse selon Saint Jacky, 2011 (ISBN 978-2-205-06759-0)
  3. La Tête la première, 2012 (ISBN 978-2-205-07104-7)
  4. Pourvu que les bouddhistes se trompent, 2014 (ISBN 978-2-205-07273-0)

Autour de la série[modifier | modifier le code]

Diverses références[modifier | modifier le code]

Dans Blast, Manu Larcenet fait plusieurs fois référence à Jean-Yves Ferri (avec qui il a signé la série Le retour à la terre) :

  • Le livre de Polza Mancini, Toute la cuisine que j'aime est édité aux éditions Macarel. Cela fait référence à la bande dessinée Aimé Lacapelle, où le personnage principal répète souvent ce mot occitan.
  • Dans le tome 2, Polza découvre un livre intitulé Les mystères de Rapa Nui, l'auteur de cet ouvrage est John Y. Ferri, ce patronyme faisant directement référence à l'auteur de bande-dessinée Jean-Yves Ferri.
  • Les strips Jasper, l'ours bipolaire présents dans le tome 4 sont écrits et dessinés par Jean-Yves Ferri.
  • Le magazine que Roland lit et montre à Polza dans le tome 4 est Fluide glacial, où Larcenet a débuté en 1994.

Manu Larcenet fait également référence à certains groupes de musique :

  • Dans le tome 2, Polza assiste à un concert de rock qui s'avère être un concert du groupe Red Hot Chili Peppers, on reconnait notamment le bassiste Flea et sa tenue squelette. Larcenet avoue dans une interview avoir pris pour modèle la performance live du groupe au Slane Castle en 2003, ce qui constitue une incohérence puisque le concert eut lieu en Irlande, or les événements de la BD sont supposés prendre place dans la campagne du nord de la France. Cela peut cependant aider à situer Blast dans le temps puisque la série ne fait mention nulle part de quelque date que ce soit.
  • Dans le tome 3, les paroles de la chanson que chante l'infirmière Sylvie avant d'être agressée par Polza sont librement inspirées de Je veux, de Zaz.
  • Dans le tome 4, Polza porte un T-shirt avec la célèbre astérisque symbole du groupe Red Hot Chili Peppers.

Projet d'adaptation cinématographique[modifier | modifier le code]

L'été 2011, au moment de la sortie du Tome 2, Manu Larcenet annonce sur RFI qu'il travaille à une adaptation de Blast au cinéma : « J'ai trouvé un producteur sympa et une toute petite équipe d'amis ou de gens avec lesquels je m'entends bien, a-t-il expliqué. Mais ce sera probablement ma seule expérience en la matière. Je vais mettre dans ce film tout ce dont j'ai rêvé et que j'aime au cinéma : Jim Jarmusch, les frères Coen, des documentaires[2]… »

Le 21 février 2014, Manu Larcenet annonce sur son blog qu'il ne réalisera pas l'adaptation de Blast au cinéma. « Dans un premier temps, assuré d'une totale liberté et, soyons honnêtes, excité comme une puce devant un tel projet qui n'arrive qu'une fois dans une vie, j'ai commencé à écrire le scénario. Après trois versions, j'ai compris assez clairement d'une part que, dans le milieu du cinéma, quand on vous dit « tu seras libre », ça veut dire en vrai « tu seras sous tutelle ». D'autre part, je crois être absolument incapable de travailler en équipe[3]. »

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « C'est très très dur, et c'est en partie pour ça que ça se fera en quatre tomes et pas en cinq. Je deviens insupportable envers mes proches, parce que pour que le personnage de Polza soit crédible, il faut que je le joue. » Interview pour Lalibre.net 23 avril 2011
  2. http://bibliobs.nouvelobs.com/bd/20110822.OBS8944/manu-larcenet-adaptera-blast-au-cinema.html
  3. http://www.manularcenet.com/blog/articles/10411/tiens-a-propos
  4. « La meilleure bande dessinée 2011: Blast, de Manu Larcenet », article du magazine Lire, du 29/11/2011.
  5. Les cinq finalistes 2015, site officiel de l'ACBD.
  6. Sophie Goux, « Festival de la BD 2015, demandez le programme ! », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 9 décembre 2014)