Armoiries de Besançon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Blason de Besançon)
Aller à : navigation, rechercher
Article connexe : Drapeaux de Besançon.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Besançon (homonymie).
Armoiries de Besançon
image illustrative de l’article Armoiries de Besançon
Détails
Souverain Empereur Charles Quint de la Maison de Habsbourg
Adoption 1537
Écu D'or à l'aigle de sable, tenant de ses serres deux colonnes de gueules brochant sur les ailes
Supports Deux colonnes d'Hercule
Devise Utinam (Plaise à Dieu en latin)
Usage Municipale

Les armoiries de Besançon sont le blasonnement / héraldique / emblème de 1537, de Besançon, capitale du Doubs en Bourgogne-Franche-Comté, avec pour devise associée : « Utinam » (Plaise à Dieu, en latin)[1].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

En 1537 l'empereur Charles Quint (1500-1558) empereur du Saint-Empire romain germanique, roi d'Espagne et d'Amérique espagnole et autres titres (duc de Bourgogne et comte de Bourgogne par héritage familiale de sa grand mère la duchesse et comtesse Marie de Bourgogne, et par guerre de Succession de Bourgogne), en guerre de conquête perpétuelle avec le roi de France François Ier, attribue à Besançon (zone frontalière / porte stratégique entre ses importantes possessions familiales de la Maison de Habsbourg et son immense empire d'Occident chrétien et d'Amérique, et la France) ces armoiries en rapport avec ses propres armoiries (armoiries de Charles Quint : aigle à deux têtes de la Maison de Habsbourg et deux colonnes d'Hercule de l'Empire romain du Saint-Empire romain germanique, avec sa devise Plus oultre / Plus ultra, toujours plus loin, en latin).

« D'or à l'aigle de sable, tenant de ses serres deux colonnes de gueules brochant sur les ailes »

Symbolique[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

En 1043 le roi des Romains / empereur du Saint Empire Henri III du Saint-Empire (1017-1056) donne à Besançon (rapport à son statu de siège de l'archidiocèse de Besançon) le titre impérial de ville libre d'Empire du Saint-Empire romain germanique, et le titre de Prince-évêque vassal directe des empereurs, à son puissant homme de confiance, fidèle et dévoué chancelier Hugues Ier de Salins, et à ses successeurs (liste des évêques et archevêques de Besançon). Besançon, est alors indépendante du comté de Bourgogne, et également gouvernée par 14 gouverneurs qui gouvernent à tour de rôle (dont Nicolas Perrenot de Granvelle et son fils le cardinal Antoine Perrenot de Granvelle des Palais Granvelle, ainsi que Symon Gauthiot d’Ancier du Palais Gauthiot d'Ancier...). Dole, avec son château de Dole / Parlement de Dole / Université de Dole est alors capitale du comté de Bourgogne, à défaut de Besançon, et conserve ce statu jusqu'à la guerre de Trente Ans / guerre de Dix Ans (Franche-Comté) / Guerre de Hollande de 1678, ou le roi Louis XIV rattache définitivement le comté au royaume de France, par le traité de Nimègue, avec Besançon pour nouvelle capitale.

À la suite de la création des héraldiques au XIIe siècle, Besançon adopte pour emblème au XIIIe siècle un aigle (héraldique) éployée (symbolisme de l'Aigle), en partie en rapport avec sa vassalité au saint-empire germanique depuis la Succession de Bourgogne (1032-1034). Au XVe siècle elle y associe l'image du mont Saint Étienne de la citadelle de Besançon, et des deux colonnes romaines qui y étaient encore debout[2]. Quelques modifications mineures sont apportées avant 1537.

En 1537 l'empereur Charles Quint hérite à titre personnel et héréditaire des Pays-Bas bourguignons et du comté de Bourgogne (approximative actuelle Franche-Comté) par ses grands parentes, la duchesse Marie de Bourgogne qui épouse en 1477 Maximilien Ier de Habsbourg (territoires héréditaires des Habsbourg, évolution territoriale des possessions des Habsbourg). Il attribue à Besançon pour armoiries, son blason actuel : « D'or à l'aigle de sable, tenant de ses serres deux colonnes de gueules brochant sur les ailes  » avec pour devise latine Plus ultra, plus loin.

En 1793 à la Révolution française, les armoiries municipales sont supprimées.

En 1804 sous le Premier Empire de l'Empereur Napoléon Ier (qui abolit le Saint-Empire romain germanique en 1806 par les Guerres napoléoniennes), elles sont restaurées avec un armorial au lion de Bourgogne, à la place de l’aigle, réservé alors aux armoiries impériales napoléoniennes : « D'or au lion de sable, adextré et senestré d'une colonne de gueules, surmonté d'une croisette de sable, au chef des bonnes villes, qui est de gueules a trois abeilles d'or ».

En 1815 après la fin du Premier Empire / restauration de la monarchie française des rois Louis XVIII et Charles X, les armoiries d’origines sont rétablies par Ordonnance royale, jusqu’à ce jour. Les armoiries de l'Allemagne, armoiries de l'Espagne / armoiries du roi d'Espagne, et autres armoiries de Bourgogne-Franche-Comté actuelles, héritent également de l’histoire de cette époque.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. www.fr.wiktionary.org/wiki/utinam
  2. Auguste Castan, Besançon et ses environs, réédition de la première édition de 1880, Les éditions du Bastion, Besançon, 1985, p. 225.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]