Blanche Pronovost

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Blanche Pronovost
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Père
Ovila Pronovost (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Enfant

Blanche Pronovost (née le 27 février 1908 à Saint-Tite et décédée le 11 février 1994 à Saint-Lambert) est une infirmière québécoise. Pendant la Grande Dépression, elle œuvre comme « infirmière de colonie » et tient un dispensaire à Villebois. Cette portion de sa vie fut adaptée dans le roman Le Cri de l'oie blanche, de la trilogie Les Filles de Caleb, et interprétée par Pascale Bussières dans la télésérie Blanche[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Blanche Pronovost naît le 27 février 1908 à Saint-Tite, en Mauricie. Elle est la cinquième enfant d'Émilie Bordeleau (1879-1946), institutrice, et d'Ovila Pronovost, (1882-1951) ouvrier[2].

Elle épouse Clovis Couture le 15 décembre 1938, à Saint-Stanislas. Le couple aura trois filles, dont Arlette Cousture, romancière. Blanche Pronovost décède le 11 février 1994 à Saint-Lambert des suites de la maladie d'Alzheimer[1].

Infirmière de colonie[modifier | modifier le code]

Maison de colon dans le canton Bédard en Abitibi pendant le plan Vautrin, 1935.

Au cours des années 1930, tentant de lutter contre la misère de la Grande dépression, le gouvernement provincial entreprend un plan de colonisation de l'Abitibi-Témiscamingue. Ce plan Vautrin consiste à inciter des familles à coloniser le territoire et y développer l'agriculture et la foresterie. De nombreux villages sont ainsi créés, dont Villebois (aujourd'hui dans le Nord-du-Québec)[3]. À la même époque, le gouvernement provincial met sur pied un réseau de dispensaires tenus par des « infirmières de colonies » afin d'assurer les services de santé minimums aux habitants des régions éloignées. Ces dispensaires se multiplient dans les villages de colonisation en Abitibi-Témiscamingue[4],[5]. Blanche Pronovost pratique comme infirmière de colonie à Villebois, de 1936 à 1938.

Dans la culture[modifier | modifier le code]

La vie de Blanche Pronovost fut adaptée par sa fille Arlette Cousture, dans le roman Le cri de l'oie blanche, de la trilogie Les Filles de Caleb[6],[7]. En 1993, le roman et la vie de l'infirmière sont portés à la télévision dans la mini-série Blanche. Cette suite de la télésérie Les Filles de Caleb est produite par Charles Binamé et le rôle de Blanche Pronovost est porté par Pascale Buissières[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Décès de Blanche Pronovost-Couture », La Presse,‎ (lire en ligne)
  2. « La «vraie» Émilie Bordeleau, le «vrai» Ovila Pronovost », sur La Presse, (consulté le )
  3. Réjean Girard, INRS-Culture et société. et Scholars Portal, Histoire du Nord-du-Québec, Presses de l'Université Laval, 2014) (ISBN 978-2-7637-9582-9, 2-7637-9582-X et 978-2-7637-9581-2, OCLC 892340979, lire en ligne)
  4. Johanne Daigle et Nicole Rousseau, Infirmières de colonie : soins et médicalisation dans les régions du Québec, 1932-1972, (ISBN 978-2-7637-1968-9 et 2-7637-1968-6, OCLC 864966542, lire en ligne)
  5. Johanne Daigle et (dans Marie-Claude Thifault, dir.), Des traces sur la neige : le passage des infirmières : L'incontournable caste des femmes : histoire des services de sante au Quebec et au Canada, Presses de l'Universite d'Ottawa, (ISBN 978-2-7603-2040-6 et 2-7603-2040-5, OCLC 826442854, lire en ligne)
  6. Hélène Marcotte, « Entrevue avec Arlette Cousture », Québec français, no 68,‎ , p. 77–78 (ISSN 0316-2052 et 1923-5119, lire en ligne, consulté le )
  7. Arlette Cousture, Les filles de Caleb : roman, Québec/Amérique, ©1985-©2003 (ISBN 2-89037-253-7, 978-2-89037-253-5 et 2-89037-304-5, OCLC 14407451, lire en ligne)
  8. Pierre Cayouette, « Blanche devrait répéter l'exploit des Filles de Caleb », Le Devoir,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

L'Encyclopédie canadienne : biographie d'Artlette Cousture