Blanche Peyron

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Blanche Peyron
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Blanche Peyron en uniforme.
Biographie
Naissance
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Nom de naissance
Blanche RousselVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Napoléon Roussel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Membre de
Distinction

Blanche Peyron (LyonParis 7e), est une officière de l'Armée du salut. Elle est principalement connue pour la fondation du Palais de la Femme, hôtel social pour femmes à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Blanche est née le à Lyon au 7, place du Consulat (actuelle place d'Helvétie), sur la rive gauche du Rhône, d'une mère écossaise, Mary Stuart, descendante d'une famille noble, les Stuart of Annat[1], et d'un père protestant français, Napoléon Roussel, pasteur de l’Église libre de Lyon, ville dont il est originaire. Le père de Blanche meurt le , alors qu'elle n'a que 11 ans[2],.

Son engagement commence à Glasgow, où elle rencontre « la Maréchale », Catherine Booth-Clibborn ; alors jeune mondaine de 17 ans, elle quitte tout pour s’enrôler dans l'Armée du salut en ayant pour objectif de venir en aide aux démunis, quelle que soit leur confession[3]. Elle épouse Albin Peyron, et s'engage avec lui dans la lutte pour soutenir les défavorisés[3].

Le palais de la Femme dans les années 1920.

Blanche Peyron acquiert par la suite le statut de capitaine dans l'Armée du salut[4].

En 1925, elle réunit les fonds nécessaires pour acheter un grand hôtel de la rue de Charonne afin d’y loger des femmes dans la précarité, qui est renommé le Palais de la Femme et ouvre ses portes en 1926[3].

Elle est nommée chevalier de la Légion d’honneur le [5].

Elle meurt à Paris le , et elle est inhumée au château de Saint-Georges-les-Bains.

Blanche Peyron vers 1915.

Postérité[modifier | modifier le code]

En , un établissement social de l'Armée du salut à Nîmes reçoit le nom de Villa Blanche-Peyron[6].

La rue Albin-et-Blanche-Peyron à Nîmes lui rend hommage.

La romancière Lætitia Colombani lui consacre un large portrait dans son roman Les Victorieuses, paru en mai 2019[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Raoul Gout, Une victorieuse, Blanche Peyron, Paris, Éditions Altis, , 493 p. (lire en ligne), p. 32-36
  2. « Les victorieuses », sur Editions Grasset, (consulté le )
  3. a b c et d « Trois raisons de lire «les Victorieuses» de Lætitia Colombani », sur leparisien.fr, (consulté le )
  4. « Les victorieuses - Laetitia Colombani », sur Babelio (consulté le )
  5. « Blanche Peyron-Roussel », base Léonore, ministère français de la Culture.
  6. Villa Blanche-Peyron sur le site de l'Armée du salut. Consulté le 29 mai 2019.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]