Blanche Delacroix

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Blanche Delacroix
Blanche Delacroix.jpg
Blanche Delacroix
Titre de noblesse
Baronne
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalités
Activité
AristocrateVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint

Blanche Zélie Joséphine Delacroix, alias Caroline Lacroix, française, née à Bucarest le et morte le à Cambo-les-Bains, fut la jeune favorite puis l'épouse morganatique du roi Léopold II de Belgique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Blanche Delacroix et Léopold II de Belgique

Blanche Lacroix, fille de petit fonctionnaire, sans fortune, aventurière issue d'une famille nombreuse et correctement instruite, aurait rencontré à Paris en 1900, alors qu'elle avait dix-sept ans, Léopold II, son aîné de quarante-huit ans, et en tombe éperdument amoureuse ; elle est censée se marier bientôt à Antoine Emmanuel Durrieux, un capitaine d'armée, qu'elle abandonne alors.

Le roi la comble de cadeaux, comme le château de Balincourt[1] à Arronville (Val-d'Oise) qu'il fit restaurer, redécorer et remeubler (par Jansen), et qu'elle vendit en 1915 un million de francs-or à Basil Zaharoff, et la villa Les Cèdres à Saint-Jean-Cap-Ferrat, où le monarque avait acquis d'immenses domaines.

Il lui donne le titre fictif de baronne de Vaughan, au grand scandale des Belges et de la Cour[2].

Elle reste la maîtresse du roi jusqu'à sa mort en 1909[3].

Parce qu’elle a revu son ancien « promis », on a mis en doute la paternité du roi de ses deux garçons, Lucien Philippe Marie Antoine Delacroix-Durrieux (1906-1984) et Philippe Henri Marie François Delacroix-Durrieux (1907-1914)[4] ; ils furent adoptés en 1910 par son amant et second mari, Antoine Emmanuel Durrieux, qui leur donna son nom ; ils divorcent en 1913.

Celle que Léopold aimait appeler Très-Belle s'éteint le 12 février 1948 à Cambo-les-Bains dans les Pyrénées-Atlantiques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Baronne de Vaughan, Presque reine, mémoires de ma vie, Paris, Le Livre de Paris, 1945
  2. Mémoires de Blanche Delacroix, Baronne de Vaughan - Quelques souvenirs de ma vie - Propos recueillis par Paul Faure, Éd. Jourdan le Clercq, Bruxelles, 2004.
  3. Yannick Ripa, « Cléo de Mérode ou la mauvaise réputation », L'Histoire n°455, janvier 2019, p. 68-71.
  4. Les titres de duc de Tervuren et de comte de Ravenstein leur avaient été respectivement attribués par un décret royal qui ne fut jamais publié.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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